Pourquoi je ne vous parlerai plus de mon célibat volontaire

Queen Camille revoit son rapport à la drague et apprend à kiffer le célibat, au terme de ce premier mois d'abstinence... ou presque.

Pourquoi je ne vous parlerai plus de mon célibat volontaire
Résumé des épisodes précédents...

Journal de célibat d’une droguée à l’amour

Queen Camille s’accorde six mois sans drague, sans relation et sans sexe pour se retrouver, et ça promet.

Comme indiqué dans le titre un poil drama de cet article, cette série va prendre une petite pause…

Mais avant de vous expliquer pourquoi, je vais une dernière fois, si vous me le permettez, vous faire état de mes réflexions de ces derniers jours.

Après la rupture, le manque

Voilà un mois pile que j’ai rechuté en recouchant avec mon ex alors que j’avais décidé de m’abstenir de toute intrigue amoureuse pour prendre du temps pour moi.

Depuis cette ultime rencontre et la fin de notre relation quelques jours plus tard, rien. 

Il ne cherche pas à me joindre et je ne lui donne pas de nouvelles non plus.

Je ne vous dirais pas que je ne pense plus à lui en m’endormant le soir, ce serait mentir. On peut même dire que, depuis notre rupture, je vais mal la plupart du temps.

Il m’est très difficile de m’abstenir de regarder ses storys Instagram. C’est mon Subutex, la petite dose de lui qui me permet de rendre ce sevrage moins difficile et que je m’administre avec un peu de culpabilité quand le manque prend trop de place.

Peut-être que cela entretient ma dépendance, mais je me rassure en me vendant que c’est temporaire, que je veux juste être sûre qu’il va bien.

Ça a l’air d’être le cas.

Malgré ces écarts, ma réflexion progresse et l’expérience commence à porter ses fruits, en chamboulant complètement mon rapport aux hommes. 

Je ne me suis jamais fait draguer

Avant, je disais souvent que je ne m’étais jamais fait draguer.

C’est en partie faux parce qu’il arrive que des gens m’abordent plus ou moins subtilement dans cette optique. Bien souvent, il s’agit de personnes qui ne m’intéressaient pas et j’ai toujours poliment coupé court à leurs tentatives.

Mais c’est aussi en partie vrai car lorsque quelqu’un m’intéresse, c’est tout simplement moi qui « passe à l’attaque », avec l’idée d’en découdre rapidement.


La patience 

Au contraire de ce qu’aiment véhiculer les pick up artists et autres dragueurs « un chouïa » sexistes, toutes les femmes ne choisissent pas de « faire courir » les hommes.

Je ne pense pas non plus que ces derniers doivent inévitablement pister leurs conquêtes avec endurance pour s’en montrer dignes et obtenir leur intérêt.

Me faire désirer pendant des semaines n’avait rien d’excitant à mes yeux. Je n’avais simplement pas envie d’attendre.

Il serait donc plus exact de dire que je ne me laissais pas souvent le temps de me faire draguer. Je prenais des initiatives et j’appréciais que le jeu de séduction se fasse ensuite d’égale à égal, de manière transparente.

Maintenant que j’ai volontairement abandonné mon rôle de prédatrice, je suis redevenue… une proie.

Le premier mec qui m’a draguée

Depuis quelques semaines, l’idée de me faire courtiser m’apparaît de plus en plus séduisante. 

Une amie me demande si je n’ai pas peur de passer à côté d’une belle rencontre durant mes six mois d’abstinence. Je lui réponds que celui qui sera vraiment intéressé n’aura qu’à attendre.

La possibilité de choisir ce prétendant patient me garantissait presque de sélectionner « le bon ». Moi qui trouve toujours que je m’emballe trop vite, j’allais prendre le temps de connaître quelqu’un et de le laisser me connaître !

Quelqu’un qui se serait accroché suffisamment longtemps pour prouver son intérêt sincère.


Congrats, you win !

C’est exactement ce que je me suis dit quand j’ai rencontré le bel architecte aux yeux bleus.

J’ai abordé cette rencontre avec un état d’esprit bien différent de celui de la serial loveuse que j’ai pu être. Je ne me suis pas projetée à part pour imaginer nos beaux enfants potentiels à yeux bleus mais juste une micro-seconde.

Je n’ai pas installé d’ambiguïté dans nos échanges et, pour faire bref, je n’ai pas tenté de lui manger la bouche (la suite nous apprendra que j’aurais pu).

C’était apaisant, comme si je n’avais pas d’obligation de résultat, moi qui avait pris l’habitude de choper presque pour le score, pour tester mon jeu.

Quelques jours plus tard, ce joli garçon que j’avais choisi de ne pas chasser demande mon numéro à notre amie commune.

C’est la première fois que cela m’arrive, qu’un mec que je rencontre dans une soirée demande mon 06 parce que je l’intéresse peut-être. Ça compte comme de la drague, non ?

C’était agréable de se sentir désirée mais ça m’a aussi mise mal à l’aise. Je réalise que, tout compte fait, je n’aime pas me sentir « proie ».

Voilà maintenant deux semaines que j’ai fermé pour travaux la partie de mon cerveau qui aurait kiffé jouer à draguer. 

Je réponds poliment à son texto et laisse la conversation s’éteindre.

Cela peut paraître évident de ne pas se projeter dans la minute avec le premier architecte qui passe et de temporiser les choses. Moi, ça me demande un effort conscient. En temps normal, je lui aurais sans doute proposé de boire un verre.

Mon « refus », ou en tout cas mon choix de ne pas donner suite, me laisse avec l’impression d’avoir résisté à la tentation, et j’en retire une sensation de puissance.

L’illusion de force que me donnait le statut de prédatrice, je peux la retrouver quand je suis l’objet d’attention qui décline l’invitation.


Moi quand je suis trop fière d’avoir réussi à PAS pécho

Je me sens finalement davantage maîtresse du jeu que lorsque je prenais les devants pour assouvir aveuglément ma soif d’amour.

Mon seul objectif est maintenant d’arriver à apprécier mon célibat, et… c’est moins difficile que ce que je pensais.

Ma vie de femme célibataire qui essaie d’être heureuse de l’être

Pour une amoureuse de l’amour, je remarque que j’ai une nature plutôt solitaire et indépendante dans d’autres domaines de ma vie.

Ça tombe bien, car du temps avec moi-même, j’en ai plein maintenant que je suis célib. Youpi.

Être bien avec soi-même est LE conseil donné à tous ceux et celles qui ont peur de ne pas trouver l’amour.

Maintenant que je me suis autorisée à ne plus courir après l’amour, je suis bien obligée d’apprécier le présent.

Comme je ne passe plus mon temps à vivre pour ma relation amoureuse, j’en ai plus pour penser à moi, à ce que j’ai envie de faire, là tout de suite, ce samedi aprem où je n’ai rien de prévu.

Plutôt que de chercher à conquérir ce(ux) que j’aimerais avoir, je profite des personnes que j’ai déjà la chance de compter dans ma vie : mes ami·es. Je ne me sens pas seule, entourée de toutes ces personnes formidables !

Mais je me rends aussi compte que je n’ai jamais vraiment eu de problème à faire les choses seule.

J’ai laissé tomber les colocs depuis longtemps et je n’ai besoin de personne pour claquer du billet dans les friperies. J’avais oublié que j’aimais ma solitude comme ça.  

Ces derniers jours, plusieurs personnes m’ont demandé comment se passait mon abstinence, une question normale quand on raconte sa vie sur Internet. Je leur ai répondu « bien ! ».

Je trouve de nouveaux repères, j’ai l’impression d’entrer dans une nouvelle phase et je ne ressens plus le besoin de partager ici mon expérience pour le moment.

Je prends donc une pause dans cette série. Mais rassurez-vous, elle aura très probablement une suite un jour, sous une forme ou une autre !

Prenez soin de vous !

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Commentaires
  • Karma Vengeur
    Karma Vengeur, Le 5 octobre 2018 à 0h23

    Merciii pour tout ce que tu as partagé jusque là, ça m'a aidée car je suis en pleine période post-rupture (et toutes les ruptures sont difficiles à leurs manières, et je trouve que les ruptures "en bon terme" ont vraiment un coté très très fourbe niveau souffrance non XD ?).
    Alors merci beaucoup, joyeux mois d'abstinence et prend soin de toi aussi :fleur:

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