C&A connecte ses vêtements à Facebook

C&A s'est prêté à une drôle d'expérience dans un de ses magasins au Brésil : relier ses vêtements - ou plutôt leur cintres - au système de "Like" de Facebook. Un test pour guider les indécises mais surtout pour booster les ventes.

Comment relier le marketing virtuel au marketing physique ? Comment se servir de cette incroyable masse de « fans » sur Facebook pour les transformer en potentiels clients de la marque ?

Ce sont les questions auxquelles a répondu C&A Brésil en incorporant le système de « Like » de Facebook à un de ses magasins physiques pour une petite expérience de marketing.

Les cintres de l’opération Fashion Like du magasin C&A de Sao Paulo ont été équipés d’un mini-écran digital qui permet aux clientes de voir en direct combien de « Like » le vêtement a reçu sur Facebook. Ce qui suppose évidemment de ne pas se gourer de cintre après essayage – pensons un instant aux vendeuses pour qui le truc doit ressembler à un vrai bordel sans nom.

Toute la collection C&A Fashion Like est ainsi affichée sur la page Facebook de C&A Brésil et tous les fans sont invités à voter pour les vêtements qu’ils préfèrent (pas encore la possibilité de « Liker » en magasins sur le cintre par contre).

Le but de toute cette manoeuvre pour C&A ? Aider les indécises. Par exemple, si une cliente hésite entre deux robes, elle penchera certainement pour celle qui a reçu le plus de votes sur Internet. C’est comme être conseillée par des milliers d’ami(e)s, mais ne risque-t-on pas l’uniformisation des goûts ? L’expérience peut être amusante, mais imaginons : « Je craque sur ce t-shirt mais, oh !, drame intersidéral, il n’a reçu que très peu de « Like » sur Facebook. Je ne le prends pas sinon c’est la teuhon assurée« . Voilà, en caricaturant un peu, le revers du stratagème : se laisser guider non plus par ses propres choix mais par ceux du troupeau virtuel.

Alors évidemment, nous ne sommes pas tous d’aussi gros moutons de Panurge : lorsqu’un vêtement nous plaît vraiment, on se l’offre, quoi qu’en pensent les autres. Le côté « contre-courant » peut même être un facteur de décision. N’empêche qu’il y aura quand même dorénavant cette petite voix narquoise au fond de vous qui vous rappellera sans cesse : le peuple n’aime pas ce que tu portes. Chiant, non ?

Même si aujourd’hui C&A Brésil se félicite du succès de l’opération (clientes satisfaites, augmentation des ventes, du nombre de fans) je serais quand même curieuse de savoir si l’entreprise a passé un partenariat avec Facebook, de moins en moins enclin à délivrer ses services aux marques gratuitement. Et justement, si les vêtements qui ont reçu très peu de « Like » se vendent.

Et toi, aimerais-tu voir débarquer une telle expérience en France ?

via Fashionmag.com

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Lisoren
    Lisoren, Le 31 mai 2012 à 14h42

    Je n'aime pas cette technique. C'est un argument de vente. Les vêtements ayant reçus beaucoup de "like" seront plus facilement vendus. Une sorte de publicité à laquelle participent les consommateurs. On ne devrait pas être influencé positivement ou négativement par ces chiffres (j'achète parce que j'aime ce vêtement et non pour suivre ou aller à l'encontre de l'avis des autres).

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