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Et si l’altruisme était bon pour la santé ?

Et si l’altruisme pouvait améliorer notre santé et embellir notre vie ?

Vous savez comme 2015 a été une année bien compliquée pour notre moral collectif ? Pour commencer 2016, je vous propose qu’on parle des p’tites (ou grandes) astuces proposées par les psychologues pour être un peu plus heureux et prendre soin de nous. Ça vous botte ?

À lire aussi : Pourquoi les câlins sont bons pour la santé

Cette semaine, nous allons nous intéresser à la première grande astuce – que vous connaissez peut-être bien – de l’altruisme qui pourrait améliorer votre santé physique et morale (et rendre le monde un peu plus doux, en plus).

Prendre soin des autres pour prendre soin de soi

Les chercheurs Eric Kim et Sarah Konrath ont publié les résultats d’une expérience à ce propos dans le journal Social Science and Medicine du mois de janvier. Les deux compères ont observé plus de 7000 Américain•e•s, âgé•e•s de plus de 50 ans, pendant deux ans. Certain•e•s faisaient du bénévolat (ce que les scientifiques considèrent donc comme de l’altruisme) (on est d’accord : les personnes altruistes ne sont pas forcément bénévoles, et les bénévoles ne sont pas forcément altruistes), d’autres non.

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Kim et Konrath se sont aperçu•e•s qu’au cours de ces deux années, les personnes bénévoles avaient plus largement tendance à se faire vacciner contre la grippe, à faire des examens de santé (mammographies, prises de sang pour vérifier le niveau de cholestérol, examen de la prostate…), et à passer moins de nuits que les autres à l’hôpital.

Bien sûr, les scientifiques ont isolé d’autres caractéristiques (comme l’âge, le genre, la catégorie socio-professionnelle, les maladies chroniques…) pour s’assurer que celles-ci n’expliquent pas les différences entre les bénévoles et les non-bénévoles. Kim et Konrath suggèrent que les personnes bénévoles pourraient prendre des décisions différentes des autres en matière de santé et de prévention – et c’est ce qui pourrait permettre à terme d’être en meilleure santé.

Mais pourquoi les bénévoles et non-bénévoles prennent ces décisions différemment ? L’une des explications avancées par les scientifiques, c’est que le bénévolat pourrait donner un certain sens à la vie, et permettrait aux volontaires de changer de perspective. Ce nouveau sens donné à leur existence pourrait expliquer une partie des différences de comportements.

Les différences pourraient également être liées à des traits de personnalité, aux relations sociales des bénévoles et non-bénévoles, etc. Somme toute, peut-être que lorsque l’on prend soin des autres, cela permet également de prendre soin de soi…

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À lire aussi : Ode au bénévolat, qui m’a appris tant de choses

Les motivations au bénévolat liées à l’état de santé

Ce constat rejoint l’une des précédentes études menées par Sarah Konrath : la chercheuse avait observé des bénévoles et analysé leurs « motivations ». Certain•e•s étaient bénévoles pour des raisons « égoïstes » (pour sortir de leurs problèmes, pour gagner quelque chose avec le bénévolat…). Ces gens-là, contrairement aux bénévoles avec des motivations « altruistes », avaient un état de santé (et un taux de mortalité) similaire à celui des non-bénévoles… Autrement dit, il serait nécessaire d’être bénévole pour des raisons altruistes pour obtenir des effets positifs sur la santé !

Il existe une foule d’études indiquant un lien entre le bénévolat et une meilleure pression artérielle, un meilleur taux de mortalité, un meilleur moral – bref, une meilleure santé physique et mentale. Aujourd’hui, il reste à creuser pour comprendre exactement quel est le sens de ce lien, quelle est sa force… et comment nous pouvons l’utiliser à notre avantage, pour prendre soin de notre santé et atténuer certains problèmes.

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Finalement, ce que l’on peut retirer de ces deux expériences, c’est que le bénévolat peut avoir un impact très positif sur la santé et l’épanouissement de ceux qui le pratiquent, à condition de le pratiquer pour des raisons altruistes.

En d’autres termes, ne faites pas du bénévolat juste pour être un peu plus heureux•se ou en meilleure santé – faites-le si vous en avez envie, pour les autres, pour une cause qui compte à vos yeux ! Gardons également en tête qu’il existe aussi d’autres manières de cultiver l’altruisme : aider un•e voisin•e âgé•e (ou pas, d’ailleurs), faire attention à vos proches, à vos collègues…

Pour aller plus loin…

À lire aussi : Faites du bénévolat, ça rend heureux !


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