Comment prévenir et traiter l’acné hormonale ?

Si l'acné était réservée aux collégien•ne•s, ça se saurait ! Voici les conseils de Virginie pour comprendre et traiter une « acné adulte », le plus souvent d'origine hormonale.

Comment prévenir et traiter l’acné hormonale ?

Si la puberté est la période la plus propice aux éruptions de microkystes, de pustules et de nodules, il est de plus en plus fréquent que de jeunes adultes, surtout des femmes, soient touchés par les imperfections cutanées, sans forcément en avoir souffert dans leur jeunesse.

Ce type d’acné, plus difficile à gérer qu’une poussée de boutons adolescente, est appelé « acné hormonale » car il est directement lié au cycle menstruel et à la fluctuation des hormones (cycles irréguliers, arrêt de la pilule, grossesse et plus tard ménopause).

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J’ai rêvé que mon bouton était en train de détruire Tokyo.

Comment reconnaître une acné hormonale ?

Passée la puberté, et surtout si tu prends soin de ta peau, il y a des chances (merci Mère Nature !) que les boutons qui te tracassent soient dus à tes petites copines les hormones. Pour en être sûre et pouvoir adopter une routine de soin en conséquence, voici quelques signes qui ne trompent pas.

  • Le timing d’apparition des boutons

La poussée de boutons d’origine hormonale est souvent prévisible grâce à la nature cyclique, c’est à dire qui revient à intervalles réguliers, du cycle menstruel (environ 28 jours). Pour beaucoup de femmes, la semaine qui précède les règles est la plus propice à l’apparition d’imperfections cutanées, mêmes si certaines voient la qualité de leur peau se dégrader avec l’arrivée des menstruations ou même pendant la période d’ovulation.

À lire aussi : « Clue », l’application qui t’aide à mieux vivre (et comprendre) tes règles

  • L’emplacement des boutons

Si ton acné se situe au niveau des maxillaires ou le long du menton, elle a plus de risques d’être liée à ton système hormonal que les trois boutons qui se courent après sur ton front ou sur le bout de ton nez. Pourquoi ? Parce que d’après la technique du face mapping, le bas du visage et le contour de la bouche sont directement reliés aux organes reproducteurs, et donc quand ça fait du grabuge en bas, ça se répercute en haut.

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  • Le type de bouton

L’acné hormonale est une acné à dominante inflammatoire qui évolue par poussées. Elle se caractérise par l’inflammation de microkystes déjà présents sous la peau et l’apparition de pustules, de nodules et de kystes qui peuvent laisser de vilaines cicatrices si tu les maltraites.

Autre façon de reconnaître un bouton d’origine hormonale : sa capacité à résister aux traitements les plus agressifs ! En effet, que tu sois une inconditionnelle du peroxyde de benzoyl ou de l’huile d’arbre à thé, tu remarqueras que tes produits anti-acné préférés auront moins d’effets sur ce type d’imperfection.

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Comment prévenir l’acné hormonale ?

L’acné hormonale dépendant du bon vouloir… de tes hormones (non, pas possible !), il est difficile de la prévenir, à moins d’avoir un cycle hyper régulier, ou une boule de cristal.

Pour éviter les dégâts, il est quand même important de prendre soin de sa peau avec une routine de soin adaptée, basée sur un nettoyage doux et un traitement des imperfections en profondeur.

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Et hop ! Ça fait une cicatrice !

  • Un nettoyage en douceur

Après avoir démaquillé ta peau, ou le matin au réveil, nettoie ton visage avec un gel nettoyant ou une mousse toute douce pour libérer tes pores de l’excès de sébum produit par l’épiderme au cours de la journée ou pendant ton sommeil.

Une fois ton visage séché à l’aide d’une serviette propre, vaporise une eau thermale ou passe un coton imbibé de lotion tonique sur ta peau pour éliminer les dernières traces de calcaire et préparer ta peau à recevoir son soin hydratant quotidien.

Crème, gel ou encore huile, à toi de choisir selon ton type de peau ! Eh oui, l’acné hormonale n’est pas l’apanage des peaux grasses et tous les épidermes, mêmes les plus secs, peuvent être concernés par ce joli cadeau de la nature…. De rien !

  • Une action ciblée sur les zones à risques

En plus d’une routine de nettoyage et d’hydratation réfléchie, tu peux utiliser une crème riche en actifs anti-imperfections pour accélérer la cicatrisation des indésirables et assainir la peau en profondeur. Acides de fruits, peroxyde de benzoyl, acide salicylique rétinol… Il existe un grand nombre d’ingrédients estampillés « anti-imperfections », alors à toi de choisir celui qui conviendra le mieux à ta peau selon sa sensibilité et le type de lésion le plus fréquent.

Bon, les hormones n’en faisant qu’à leur tête, ça ne règlera pas le problème de fond mais te permettra de contrôler un peu les poussées et surtout de les voir disparaître plus rapidement, ce qui est toujours bon pour le moral.

À lire aussi : Acné : quels actifs privilégier ?

Comment traiter l’acné hormonale ?

  • Réaliser un bilan sanguin

Si tes poussées de boutons sont accompagnées par une prise de poids, une perte de cheveux ou, au contraire, un excès de pilosité, il est possible que tu souffres d’un dérèglement hormonal qui fait que tu produis trop d’hormones sexuelles masculines, aussi appelées « androgènes ».

S’il est avéré, après un bilan sanguin, que tu souffres bien d’hyperandrogénie (à tes souhaits), ton gynécologue pourra te prescrire un traitement anti-androgénique pour empêcher le développement d’une pilosité anormale et les crises d’acné à répétition.

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  • Ajuster sa méthode de contraception

Un changement de contraception (nouvelle pilule, pose d’un implant ou d’un anneau, mise en place d’un stérilet hormonal…) peut aussi être responsable des microkystes qui squattent tes joues et ta mâchoire.

S’il est normal que ton corps mette quelques mois à s’habituer au nouveau produit, il peut aussi ne pas supporter le progestatif utilisé par ta nouvelle contraception hormonale. Certains sont même connus pour leurs effets secondaires sur la peau comme le gestodène, le désogestrel et le lynestrénol. N’hésite pas à en parler à ton médecin si l’état de ta peau empire cycle après cycle : il te proposera une alternative plus adaptée.

  • Prendre la pilule

Plantes, zinc, antibiotiques… Tu as tout testé et pourtant rien ne fonctionne sur ton acné ? Et si tu passais à la contraception orale ? En plus de régulariser ton cycle, certaines pilules oestroprogestatives comme Triafemi freinent la stimulation des glandes sébacées et réduisent la production de sébum.

La contraception n’étant pas un sujet à prendre à la légère, discutes-en avec ton gynécologue si tu n’en peux plus de tes boutons et que tu n’as pas l’intention de tomber enceinte tout de suite.

  • Le pouvoir des plantes et l’homéopathie

Si tu n’as pas envie de prendre la pilule, les plantes et l’homéopathie peuvent être un coup de pouce plus naturel pour calmer les poussées de boutons. Tu trouveras des gélules de bardane et de pensée sauvage, deux plantes dépuratives, en magasin bio, et le numéro d’un homéopathe près de chez toi dans tous les annuaires médicaux.

Sélection de produits pour faire visage net

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Asveig
    Asveig, Le 10 novembre 2016 à 10h06

    MERCI BORDEL <3 je désespère tous les mois, environ 1 semaine avant mes règles c'est limite l'apocalypse sur ma peau. :rire:
    Bon après moi j'ai arrêté le maquillage quotidien, les produits industriels, ça a bien aidé, mais il reste toujours des putains de boutons qui refusent de me laisser tranquille....J'espère que ça m'aidera à plus avoir ces saloperies. :dowant:

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