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1 jeune français sur 5 a connu un épisode dépressif en 2021
Société

Un jeune Français sur cinq aurait connu un épisode dépressif en 2021

Selon le dernier baromètre de santé, un jeune sur cinq aurait connu un épisode dépressif en 2021. Une progression qui pourrait s’expliquer par les trois années de pandémie, selon Santé Publique France.

Se sentir triste, déprimé, sans espoir, perdre goût à son quotidien… Ces symptômes vous sont familiers ? S’ils perdurent plus de deux semaines sans interruption, ce sont peut-être ceux de l’épisode dépressif caractérisé (EDC), qui concernerait 12,5% de la population adulte, selon le baromètre de santé 2021. Parue ce mardi 14 février dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire, cette enquête, menée sur plus de 24 000 personnes, révèle une nette progression de ces épisodes dépressifs. Parmi les causes probables de cette évolution, on retrouve le stress causé par la pandémie et les différentes restrictions imposées ces dernières années pour la contenir.

Les jeunes particulièrement touchés 

Parmi les personnes ayant un risque d’EDC plus élevé, on retrouve notamment les femmes, les personnes vivant seules, les familles monoparentales, les personnes en difficultés financières ou au chômage… Et les jeunes, de 18-24 ans, qui sont aussi en première ligne. Santé publique France montre ainsi qu’un jeune adulte sur cinq aurait connu un épisode dépressif en 2021. Une augmentation de 80 % par rapport à 2017, où ils n’étaient que 11,7%, contre 20,8% en 2021. Ce sont par ailleurs les jeunes les moins favorisées socio-économiquement qui restent les plus concernés par ces troubles dépressifs. À l’origine de ces résultats, des situations de vie rendues plus complexes et précaires, aussi bien professionnellement (avec une forte incertitude concernant le futur), que familiale ou financière. L’isolement dans des logements minuscules pendant les différents confinements pourraient également expliquer cette hausse alarmante.

À lire aussi : Surprise (non), c’est chez les femmes et les jeunes que la pandémie a fait le plus de dégâts côté santé mentale

En début de semaine, une étude de l’organisme américain CDC (Centers for Disease Control and Prevention) alertait déjà sur la santé mentale préoccupante des jeunes Américaines, révélant qu’une adolescente sur trois aurait déjà sérieusement pensé à se suicider, appelant notamment les parents à redoubler de vigilance.

Où trouver de l’aide psychologique en France ?

Si vous ressentez le besoin de parler, que vous cherchez de l’aide pour vous aiguiller face à de la détresse psychologique, vous pouvez vous tourner vers certains numéros d’écoutes anonymes et gratuits :

  • Le numéro de Fil Santé Jeune qui vous fournira informations et orientation si vous en avez le besoin : 0 800 235 236 
  • Le numéro vert d’écoute de La Croix Rouge est aussi une ressource précieuse pour trouver quelqu’un pour vous écouter au bout de la ligne, gratuitement et anonymement : 0 800 858 858
  • La ligne Jeunes LGBT + du Refuge si vous êtes victime d’homophobie ou que vous ressentez un mal-être lié à votre orientation sexuelle ou à votre identité de genre : 06 31 59 69 50

Sur Madmoizelle, on a également beaucoup abordé le sujet :

Image de Une : Unsplash / K. Mitch Hodge

Les Commentaires
2

Avatar de Cleves
15 février 2023 à 10h30
Cleves
De même, niveau santé mentale, c'était pas marrant ce premier semestre 2021. Comme ma VDD, je n'étais pas dans la tranche d'âge évoquée dans l'article (j'avais 28 ans) mais j'ai quand même senti le poids de ces journées sans interactions sociales peser lourdement. Il y avait des facteurs annexes qui expliquaient ce mal-être : je vivais seule, j'étais en pleine reconversion pro, je préparais un concours donc je passais mes journées le nez plongé dans mes bouquins, je venais de me faire larguer... Je me suis sentie très seule. J'ai pris beaucoup de poids parce que je mangeais pour combler le vide affectif ( la tristesse de cette phrase :lol et ça a été un choc de constater que j'avais vraiment changé physiquement. J'ai vécu l'arrivée des beaux jours et la levée des restrictions avec un grand soulagement.
J'ai été tellement marquée par cette période que, lorsqu'il a été question de nous reconfiner début novembre/décembre 2021, j'ai eu une profonde sensation d'abattement en voyant le mot "reconfinement" dans les trend de Twitter. Genre, vraiment, c'était physique, je me suis vue sombrer au fond du trou. Ce reconfinement annoncé n'a pas eu lieu en fin de compte. Je ne sais pas si c'était une bonne chose sanitairement mais j'ai été soulagée sur le moment.
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