Racontez-nous la fois où vous avez défendu une victime de harcèlement de rue


Vous avez aidé une personne victime de harcèlement dans la rue, dans les transports ou tout autre espace public ? Venez nous raconter votre histoire !

Racontez-nous la fois où vous avez défendu une victime de harcèlement de rue

En partenariat avec Stand Up (notre Manifeste)

Quatre-vingt un pourcent. C’est le nombre de femmes qui ont déjà été victimes de harcèlement sexuel dans un lieu public. Et 20%, c’est le nombre d’entre elles qui déclarent avoir été aidées au moment où c’est arrivé, le tout selon une enquête menée par Ipsos et L’Oréal Paris en 2019*.

La marque de beauté a créé en janvier 2020 le programme « Stand Up contre le harcèlement de rue » et a fait appel à des acteurs majeurs dans cette lutte pour le déployer à ses côtés : l’ONG américaine Hollaback! et la Fondation des Femmes.

La formation Stand Up est dispensée en ligne gratuitement pour apprendre à réagir face au harcèlement « de rue » (qui concerne les espaces publics en général : la rue, mais aussi les transports, les cafés et restaurants, les commerces, etc.), et madmoiZelle lance un appel à témoignages autour de ce thème !

Appel à témoins : vous avez réagi face au harcèlement de rue

Notez bien que cet appel à témoins concerne des situations où vous avez réagi à un harcèlement dont vous n’étiez PAS la victime — en d’autres termes, vous avez aidé une femme harcelée (que vous connaissiez ou non).

Pas besoin d’être une superhéroïne pour agir : vous avez fait semblant d’être la pote d’une femme pour la tirer d’une situation qui vous paraissait louche ? Vous avez aidé une inconnue ivre à prendre un taxi plutôt que de rentrer avec ce mec qu’elle disait ne pas connaître ? Vous avez désamorcé un harcèlement qui s’envenimait ? Votre témoignage nous intéresse !

Témoigner sur madmoiZelle

Envoyez votre témoignage à jaifaitca[at]madmoizelle.com avec « Harcèlement de rue » en objet avant le 25 octobre 2020 inclus !

Ne prêtez pas attention à l’éventuelle réponse automatique que vous recevrez, elle ne concerne pas cet appel à témoins.

N’oubliez pas de préciser si vous souhaitez être anonyme.

Voici quelques questions pour vous guider si vous en avez besoin.

  • Quel âge avez-vous ? Souhaitez-vous être anonyme ?
  • Quel est votre rapport personnel au harcèlement de rue, et dans l’espace public en général ? (En avez-vous déjà été victime ? Est-ce que ça vous inspire de la peur, de la colère, de l’indifférence ?)
  • Avez-vous déjà été aidée alors que vous étiez harcelée ? Si oui, racontez !
  • Posez le décor de la fois où vous avez aidé une femme victime de harcèlement dans l’espace public : à quel moment de la journée est-ce que ça s’est déroulé ? Était-ce dans un lieu fréquenté ? Étiez-vous pressée ? Connaissiez-vous la personne en question ?
  • Pourquoi avez-vous décidé d’aider cette personne ? Qu’est-ce qui se passait dans votre esprit à ce moment-là ? (Peur, indignation, fierté, empathie…)
  • Racontez précisément comment vous avez réagi face au harcèlement, et ce que ça a provoqué chez la victime comme chez le ou les harceleur(s).
  • Votre action a-t-elle eu l’effet escompté ?
  • Est-ce que ça vous arrive fréquemment d’aider des femmes harcelées, ou est-ce que c’était exceptionnel ?

Bien sûr, ces questions sont là à titre indicatif et ne doivent en aucun cas vous empêcher de raconter tout ce qui vous semble pertinent.

Enfin, que vous soyez concernées ou non, partager cet article lui permettra de toucher le plus grand nombre, alors n’hésitez pas ! La compilation de témoignages paraîtra bientôt sur madmoiZelle.

À lire aussi : Les madmoiZelles répondent au harcèlement de rue — Témoignages

*Sondage mené par L’Oréal Paris et Ipsos en mars 2019, « Sondage mondial sur le harcèlement sexuel dans les lieux publics ».

La Rédaction

La Rédaction


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Commentaires

Athena7901

De mon côté, plusieurs anecdotes me viennent en tête. Notamment une qui m'avait marquée quand j'étais étudiante et qui m'a donné fois en la gente masculine, parce que non, il n'y a pas que les femmes qui interviennent.

Je m'étais engueulée en pleine rue avec mon ex de l'époque (pour une connerie) un soir, il devait être minuit-1h. Et de rage j'ai tourné le dos à ce garçon pour partir en larmes en sens inverse. Un étudiant un peu plus âgé que moi me voit passer en rentrant chez lui, et me court après pour m'arrêter et me dire : vous allez bien ? Vous avez besoin d'aide ? Je n'avais ps vu que mon ex me suivait de loin (aucun harcèlement là dedans, mais vu de l'extérieur ça y ressemblait fortement). Je me suis calmée direct, interloquée par ce mec qui voyant une nana en larmes en pleine rue déserte la nuit s'était arrêté et était prêt à m'aider. Je lui ai rapidement dit que ça irait et que ce n'était que mon mec et qu'on s'était engueulés. L'étudiant est resté "dans le coin" jusqu'à ce que je rentre chez moi, de loin et sans intervenir, mais en scrutant le moindre geste de mon ex. Je sais pas, ça m'a marquée même si l'histoire n'a rien de grave. Je crois que je m'en souviendrai toujours.

Toujours à propos des mecs, et même si je digresse et que ce n'est pas du harcèlement. Depuis le début de ma grossesse, et même si je ne veux pas en faire de généralité, je constate quand même que dans les transports ou aux caisses des magasins, ce sont les hommes dans l'immense majorité qui me laissent passer, les femmes ont tendance à me regarder de travers. Il est donc délicat de tirer des conclusions sur la capacité d'un genre ou l'autre à aider-intervenir, je suis plutôt partisane du "il y a des gens biens et des cons partout". Mais je retiens quand même qu'il y a des gens biens.
 

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