5 leçons que m’ont apprises mes 5 années d’études

Lucie a récemment fini ses études, 5 ans après avoir eu son bac. Elle te partage aujourd'hui 5 leçons que ces 5 années lui ont apprises (autres que « boire la veille d'un examen, c'est pas une bonne idée »).

leçons études supérieures

Cette année, j’ai validé mon Bac +5 en Linguistique.

À vrai dire, ça fait un peu bizarre de me dire que j’ai passé autant de temps à étudier après le lycée… Après 5 ans, c’est vraiment un soulagement pour moi d’en avoir fini avec les études supérieures ! 

Et pourtant, elles m’ont tellement apporté, et bien au-delà des connaissances académiques.

Voici donc 5 leçons de vie que m’ont apprises ces 5 années d’études.

Leçon n°1 : tu es capable de beaucoup plus que ce que tu ne penses

La première chose que j’ai apprise, notamment pendant mes deux ans de prépa littéraire, c’est que je suis capable de beaucoup plus que ce que je pensais à la base.

Oui, ça sonne un peu niais, mais quand je repense aux 35 heures de cours par semaine, aux 6 heures de DS tous les samedis, aux versions de grec ancien, aux contrôles de vocabulaire en anglais, aux 3/20 en géo…

Eh bien je me dis surtout « comment j’ai tenu le coup pendant 2 ans ?! ».

Attention, entends-moi bien, j’ai adoré mes années prépa. Mais honnêtement, si je devais le refaire, je ne sais pas si j’en serais capable. Et pourtant, à l’époque, j’ai bel et bien survécu.

C’est bien la preuve que même si les échecs arrivent, parfois même assez régulièrement, le fait même de tenir le coup à travers toutes ces épreuves intellectuelles et psychologiques, c’est une force.

Qu’il s’agisse du stress d’avoir des bonnes notes, de la difficulté à réviser, de la pression à trouver un doctorat ou encore du travail à fournir pour le mémoire, j’ai été capable d’accomplir bien plus que ce que j’aurais imaginé.

Et je ne vais pas te mentir, ça fait du bien à la confiance en soi.

Leçon n°2 : s’écouter, c’est important

Un autre truc que j’ai appris sur le long terme pendant mes études, c’est qu’écouter les autres, c’est bien, mais s’écouter soi, c’est encore plus important.

Dans les périodes où j’étais moins en forme, je n’ai pas hésité à me coucher à 21h au lieu de réviser, ou encore à sécher un cours pour rentrer faire la sieste, si c’était ce dont j’avais besoin.

Je ne te dis pas que ne rien branler est la solution à tout et qu’il faut sécher dès que tu as un pet de travers.

Il s’agit simplement selon moi de trouver un équilibre entre ce que travailler va t’apporter par rapport à ce que du repos t’apporterait.

Les jours où j’étais vraiment à plat, je savais qu’aller à un cours peu palpitant dans mon état serait moins productif que de rester au lit.

Et franchement, je ne regrette absolument pas ! Le tout est, comme d’habitude, de ne pas tomber dans l’excès.

En fait, pour moi, l’excès inverse peut être encore plus dangereux : ne faire que travailler jusqu’à épuisement, se coucher à 3h pour finir un devoir, voir des amis alors qu’on est crevée, ça peut vite nuire à l’organisme.

Alors écoute ton corps quand il t’envoie des signaux d’alarme.

Si tu tombes malade toutes les deux semaines, que tu as l’impression de te forcer pour faire la moindre activité qui requiert de te lever, que tu ne supportes plus rien ni personne, c’est peut-être qu’il est temps de lever le pied.

Leçon n°3 : on peut aimer ses études sans vouloir en faire son métier

Cette troisième leçon, je l’ai apprise assez récemment, il y a même pas un an en fait.

À partir de ma L3, j’ai commencé mes études en linguistique et dès le début, ça a été le kif total.

J’adorais tout ce que j’apprenais, et après 2 ans de prépa à patauger pour trouver un intérêt à mes cours, je me sentais enfin à ma place.

En plus de ça, les gens autour de moi partageaient la passion que j’éprouvais pour ce domaine, et j’ai trouvé ça hyper gratifiant de pouvoir discuter de choses qu’aucune personne extérieure à la fac n’aurait pu comprendre.

Et pour autant, l’année dernière, lors de ma préparation de passage en doctorat, je n’avais plus l’impression d’être à ma place autant que je le ressentais au début.

Les cours me plaisaient toujours, mais l’idée de n’avoir comme perspective d’avenir que la recherche dans un domaine aussi précis me semblait de plus en plus oppressante.

Finalement, ça n’était pas que je n’aimais plus mes études. Je commençais simplement à comprendre qu’il s’agissait d’un de mes nombreux centres d’intérêts, mais pas forcément de ma vocation.

Et je crois que c’est quelque chose qu’on n’apprend pas forcément à l’école, parce que généralement, on fait des études dans le but d’avoir un métier.

Sauf qu’il est possible d’apprendre pour le plaisir d’apprendre, sans pour autant chercher particulièrement à faire de ses études une profession.

Ça peut être considéré comme une perte de temps, moi je vois ça comme une opportunité d’approfondir ses connaissances dans un domaine très particulier, avant de se lancer dans quelque chose de plus long terme (ou pas d’ailleurs).

Leçon n°4 : il n’est jamais trop tard pour devenir ce que tu aurais pu être

Ça m’amène d’ailleurs à ma quatrième leçon retenue de mes 5 ans d’études, qui est en fait une citation de l’écrivain George Eliot :

« Il n’est jamais trop tard pour devenir ce que tu aurais pu être. »

C’est drôle parce que j’ai cette phrase en tête depuis des années, et pourtant ça n’est que cette année qu’elle a pris tout son sens pour moi.

Comme tu le sais puisque tu es actuellement en train de lire mon article, je travaille maintenant comme rédactrice beauté chez madmoiZelle, après des années à suivre ce magazine en me disant que quand même, ça serait vachement cool de bosser là-bas.

Et c’est fou parce que jusqu’à il y a un an environ, je n’envisageais pas une seconde de postuler ici. J’étais partie pour faire un doctorat parce que c’était la suite logique à mon Master et que j’aimais mes études (cf. Leçon n°3).

Pourtant j’aime la beauté depuis toujours, j’aime écrire depuis toujours, et j’aime madmoiZelle depuis un bon bout de temps aussi. Alors pourquoi est-ce que je n’avais jamais envisagé pouvoir faire ce que je fais aujourd’hui ?

C’est comme si je m’étais dit que c’était trop tard après avoir passé 5 ans à faire de la linguistique, que la beauté était une passion mais pas une vocation, et que c’était de toute façon « inaccessible ».

Comme si j’avais emprunté une sortie d’autoroute dont je ne pouvais en aucun cas revenir ou bifurquer.

Alors qu’en fait, qu’est-ce qui m’empêche de faire ce qui me plaît, si ce n’est une offre d’emploi disponible à l’instant T ? Rien, strictement rien. Ou plutôt ma propre conception des études et de l’entrée dans le monde professionnel.

Mais en y repensant, je trouve ça fou qu’à même pas 22 ans, j’aie eu ce réflexe de me dire que « j’ai passé ma chance ».

Je ne dis pas que c’est toujours facile et que je ne dois ma situation qu’à mon talent et à mon dur labeur, parce que j’ai conscience qu’il y a aussi eu une part de chance dans ce qui m’est arrivé.

Mais tout ça m’a appris que moi aussi, je pouvais très bien devenir la personne que j’avais toujours rêvé d’être.

Leçon n°5 : c’est parfois dans les pires situations qu’on rencontre ses meilleurs amis

Je termine avec une leçon un peu moins profonde peut-être, mais pas moins vraie pour autant.

Que ce soit en prépa ou à la fac, mes études m’ont appris que c’est bien souvent dans les périodes les plus difficiles que j’ai trouvé les personnes les plus formidables sur lesquelles m’appuyer.

Quand je repense à mes deux ans de prépa littéraire, je me rends compte que tous mes meilleurs souvenirs se situent dans des moments plutôt chiants : concours blancs de l’enfer, cours interminables, sessions de révisions de galériens…

Mais c’est dans ces moments-là que j’ai le plus ri et le plus partagé.

C’est le cas également en fac où je n’ai vraiment développé des amitiés avec les gens de ma promo que lorsque la pression se faisait ressentir, en période de partiels ou en pleine rédaction du mémoire.

J’étais entourée et je crois que finalement, ce sont toutes ces situations pénibles qui m’ont fait rencontrer mes meilleurs amis.

Les études ne sont pas toujours un moment facile et agréable pour tout le monde, mais je suis sûre que toi aussi, avec un peu de recul, tu en tireras des leçons qui te suivront un bon bout de temps.

Et finalement, je pense que c’est ce qui compte vraiment, encore plus que toutes les connaissances académiques que tu peux y acquérir.

À lire aussi : Pourquoi je m’épanouis parfaitement en école d’ingé

Lucie

Lucie

Lucie est la rédactrice beauté de madmoiZelle (quand elle n'est pas trop occupée à chanter des chansons des années 2000 ou à manger des crêpes).

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Commentaires

p1enforce

La leçon numéro 3 me rappelle un peu l'apprentissage des langues dites rares. Quand je faisais LV1 russe, les gens se moquaient souvent en faisant des gros yeux : "Mais ça sert à rien, y a qu'en Russie qu'on parle russe. :oo::moqueur:" Eh oui mais on n'étudie pas toujours les langues pour leur utilité ! (bon en plus c'est faux, on parle le russe dans plein de pays) De même, notre vie professionnelle peut tout à fait ne pas être en lien direct avec nos études. :)

Edit : formulation
Ohhh rien à voir mais vraiment je connais très peu d'autres personnes qui ont fait russe LV1 aussi !
Et oui, même si ça ne m'ai absolument pas nécessaire actuellement, c'est une langue et une culture passionnante :happy:
 

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