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Le récit de Laura, étudiante et escort occasionnelle

17 jan 2008

Laura a vingt ans. Elle vient de sortir son premier livre, intitulé Mes chères études, récit de ses années fac. Une fille comme toi, comme moi, qui raconte sans fard comment la prostitution s’est avérée être la seule solution pour faire face à ses difficultés financières.

En lisant un article sur "Laura", je suis tombée de haut. Est-ce tellement courant de se prostituer ? Pour moi, c’est à des années lumières de la vraie vie.
La jeune femme raconte qu’en commençant ses études, elle s’est rendue compte que ses ressources financières ne pourraient pas assurer. Elle s’est mise en chasse d’un job étudiant : il y avait d’un côté les offres à 5 ou 600 euros par mois, et puis les autres du genre "cherche masseuse occasionnelle, étudiantes bienvenues" payées 5 ou 600 euros… la prestation.

L’appel de l’argent est compulsif et les passes occasionnelles, pour "remplir son placard de fringues". Mais un jour, Laura tombe sur un client, accompagné de sa famille, dans la rue. Le déclic est fait. Elle fait sa valise et déménage. Dans sa nouvelle ville, elle repart à zéro, se concentre sur ses études et s’en sort comme elle peut.

Le sujet traité dans ce livre apporte une interrogation : le cas de Laura est-il isolé, ou bien est-ce par hypocrisie qu’on ne mentionne jamais ce type de pratique ? Combien de "Laura", parmi ces filles qu’on nomme "escorts", pour ne pas parler franchement de prostituées ?

Laura, Mes chères études (Max Milo Editions)

Les Commentaires
5

Avatar de cocoquillette
17 janvier 2008 à 18h26
cocoquillette
En Pologne, beaucoup de filles se font "sponsorisées" pour leurs études par des hommes d'âge mûrs, en échanges de quelques services, en angleterre, un étudiant commence sa vie active avec un prêt à rembourser de plusieurs milliers de livres...
En France, je connais plusieurs boursiers qui réussissent à faire leurs études, alors oui, c'est difficile, mais c'est possible, et ce sans se prostituer. Je pense que le système français est plutôt généreux, car l'université n'est pas payante, et on peut obtenir des bourses. Il y aurait moins de glandeurs qui font 3 fois une première année de fac car ils savent pas quoi faire (je ne parle pas de ceux en difficulté), ça laisserait plus de ressources aux boursiers.
Après , je suis d'accord qu'il n'y a pas assez de place au crous pour se loger ect., et je serai interressée de lire ce livre.
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