Le harcèlement sexuel dans la restauration résiste à #MeToo

En restauration et en hôtellerie, de nombreuses femmes font état d'un harcèlement sexuel omniprésent, qui ne semble pas avoir été amoindri par le mouvement #MeToo...

Le harcèlement sexuel dans la restauration résiste à #MeToo

« Jolies dents, j’en ferais bien un collier autour de ma bite. »

C’est à cette remarque, et à bien d’autres, que Zoé, 19 ans, a été confrontée pendant qu’elle bossait, l’été, en restauration. Et elle est loin d’être la seule.

Le harcèlement sexuel en restauration

Anaïs Condomines a enquêté sur le sujet du harcèlement sexuel en hôtellerie et restauration. À lire les témoignages, c’est effarant : le problème semble omniprésent.

Et l’impunité semble totale.

Aux côtés de Zoé, elles sont nombreuses à raconter leur histoire. Parfois en contrat estival, parfois en CDI. Parfois dans de prestigieux établissements, parfois de petits restaurants.

Peu importe le contexte, les réflexions sexuelles, les « blagues » salaces, les érections du patron, les mains baladeuses en cuisine sont là.

Le harcèlement sexuel omniprésent en restauration

Ce qui m’a frappée dans cette excellente enquête, c’est que le harcèlement sexuel semble si « normal » qu’il est quasiment enseigné dans les écoles formant aux métiers de la restauration, selon plusieurs témoignages.

Il ne vient pas uniquement des clients, mais aussi et surtout des collègues et supérieurs hiérarchiques.

Comment les choses pourraient-elles changer si dès la période de formation, les remarques connotées et le sexisme sont monnaie courante ?

J’espère que l’article d’Anaïs Condomines permettra d’éveiller les consciences et d’amorcer un changement dans ces secteurs, qui restent très masculins.

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Mymy

Mymy

Mymy est la rédactrice en chef de madmoiZelle et gère la rubrique masculinité (dont fait partie son podcast, The Boys Club). Elle est aussi dans la Brigade du Kif du super podcast Laisse-Moi Kiffer. Elle aime : avoir des opinions, les gens respectueux, et les spätzle.

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Commentaires

Mimicollo

Akabara je me.sens moins seule. Car personne ne m'a compris ou soutenue pas.même.mon conjoint et du coup ça m'oblige a.me taire car je serai seule.
Le coup des gros seins je connais aussi ( cf mon écrit au dessus). Courage je sais que je suis trop blessée pour retravailler dans ce domaine
 

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