JNR piégé par Greg Guillotin : « D’où je viens, les gens ont peur de la police »

Greg Guillotin a piégé le rappeur JNR en devenant son Pire Stagiaire : raciste, méprisant, classiste... La vidéo a cartonné, mais a aussi choqué. Décryptage.

JNR piégé par Greg Guillotin : « D’où je viens, les gens ont peur de la police »@gregguillotin / Instagram

C’est ce qu’on appelle un carton d’audience. L’épisode du Pire Stagiaire du vidéaste Greg Guillotin avec le rappeur JNR, mis en ligne sur YouTube le 29 juillet 2020, a dépassé les 10 millions de vues en quelques jours et pourrait bien devenir la vidéo la plus regardée de la série (un format caméra cachée où le vidéaste prank des gens, le plus souvent des inconnus).

Mais toutes les réactions ne sont pas dithyrambiques : pour beaucoup de personnes, cette vidéo est problématique, en raison du racisme dont le personnage joué par Greg Guillotin fait preuve, et d’une séquence très parlante au sujet des violences policières.

Peut-on mettre en scène le racisme pour mieux s’en moquer ? Le fait qu’une personne racisée ait le « beau rôle » lorsqu’elle est piégée, suffit-il à inverser les dynamiques d’oppression ? Pourquoi certaines personnes trouvent-elles cette vidéo problématique ? Posons, dans cet article, ces questions très actuelles.

Greg Guillotin devient le Pire Stagiaire du rappeur JNR

Le Pire Stagiaire : Le rappeur est un épisode inédit qui devait être diffusé sur C8, comme le reste de la série, fin mai 2020. Il a cependant été considéré « trop touchy par rapport à l’actu » et a donc fini par être mis en ligne sur YouTube.

Greg Guillotin reprend ici son rôle récurrent de Louis Vignac, fils à papa bourgeois, raciste, classiste, hautain, qui se retrouve « stagiaire d’un jour » auprès du jeune rappeur JNR, dans le cadre d’un reportage (factice) pour France 3. Le musicien fait de son mieux pour rester patient alors que son interlocuteur se montre de plus en plus odieux.

« Louis », avec la complicité des amis de JNR, fait passer au rappeur une journée infernale. Le point culminant est atteint lorsque des « policiers de la BAC » débarquent au studio d’enregistrement et y trouvent un sac d’armes (factices, évidemment). Par réflexe, JNR part en courant, même s’il n’a rien à se reprocher, arguant que « On est des Noirs et des Arabes, mec ».

Le rappeur finit par rentrer au studio, confronter les flics factices, être menotté… et la supercherie est révélée. Greg Guillotin le félicite d’être resté poli malgré la situation : « il a un grand cœur, il est resté vachement humble ». L’épisode est diffusé sur YouTube, et connaît un grand succès. Mais pas chez tout le monde.

JNR nous parle du Pire Stagiaire avec Greg Guillotin

JNR revient, pour madmoiZelle, sur la vidéo qui a changé sa vie.

Dès le début, dès la première seconde, quand « Louis » débarque avec « son père », j’étais largué. Je comprenais pas pourquoi il était comme ça, pourquoi il s’exprimait de cette façon…

Les stagiaires, je connais, j’ai l’habitude de gérer des petits, de leur apprendre à poser leur flow, mais là j’étais vraiment dépassé par le mec. Il est trop fort, Greg !

Très vite, « Louis », bon… il disait des trucs de fou. De mauvaises choses. Ça allait loin. Mais moi je me suis dit : tant mieux. C’est un fils de bourges qui a des idées reçues sur les mecs de quartier, eh ben on va lui montrer qu’on est éduqués, qu’on sait parler, qu’on sait créer. C’était un bon test.

J’ai pris sur moi pour ne pas m’énerver, mais il y a aussi pas mal de séquences coupées au montage où on est juste posés avec « Louis », on déconne, on parle. Il faut comprendre que le tournage a duré 8 ou 9h, il n’a pas été comme ça tout le long. Parfois ça se calmait.

Moi, je sais que les apparences sont trompeuses, que chacun est comme il est. « Louis », c’est un fils de bourges, il est comme il est. Moi, je vais donc lui montrer qu’il ne faut pas agir comme ça, traiter les gens comme ça. Sans l’embrouiller direct. Juste en lui montrant qui on est, nous, les mecs de quartier.

Le Pire Stagiaire avec JNR, une vidéo problématique ?

Mais tout le monde ne s’est pas tapé de grandes barres de rire sur cet épisode. Des militants et militantes antiracistes y voient un exemple navrant de racisme décomplexé.

Peut-on incarner le racisme pour mieux s’en moquer ?

Quand on regarde l’épisode, impossible de se tromper : la personne dont il faut se moquer, c’est « Louis », le personnage raciste. Au milieu de JNR et de ses amis, il apparaît comme fermé d’esprit, inconscient des réalités du monde, discriminant, désagréable, ridicule.

Greg Guillotin n’a pas répondu à nos questions, mais développe chez 20 Minutes :

Plus je suis horrible, plus on se dit que la personne est classe de réagir comme ça. Mon personnage est de toute façon détestable de base, il représente le racisme, mais tout le monde le sait, d’autant qu’il est déjà connu. C’est Louis Vignac qui est ridicule, et face à lui on a une personne qui a des réactions exemplaires.

Cette empathie pour la personne piégée est un mécanisme classique de la caméra cachée, du format prank, comme l’explique à madmoiZelle Virginie Spies, sémiologue et analyste des médias, maîtresse de conférence à l’université d’Avignon.

Les vidéos de Greg Guillotin (en tout cas celles qui sont diffusées) sont très positives pour les gens qui sont piégés ! À la fin, on se dit « son personnage est un connard, l’autre est adorable ». Ça rend la personne piégée vraiment sympathique ; contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, ce n’est pas d’elle qu’on se moque.

Le format caméra cachée, lorsqu’il est bien fait, est par essence positif pour la personne qui est le sujet du piège.

Le racisme, l’angle mort de Greg Guillotin face à JNR ?

L’impression qui peut ressortir de cette vidéo, cependant, c’est que le racisme était peut-être l’angle mort de Greg Guillotin. Dans le commentaire épinglé sur YouTube, il écrit :

Vous semblez l’avoir compris, cette vidéo n’a nullement pour but de desservir JNR ni le rap, bien au contraire ! Au travers du prisme du personnage exécrable de Louis (qui est une caricature), nous avons tenté de faire ressortir l’humilité, l’intelligence, la tolérance et la grande part d’humanité de JNR… et nous sommes ravis que cette vidéo aille à l’encontre des clichés sur les jeunes de cité.

« À l’encontre des clichés sur les jeunes de cité », certes, mais à l’encontre des clichés sur les Noirs ? Greg Guillotin avait-il conscience du fait que ses répliques racistes, aussi exagérées qu’elles lui paraissaient au moment de l’écriture, font partie d’une réalité très concrète pour beaucoup trop de gens en France ?

Les violences policières interrompent la vidéo de Greg Guillotin avec JNR

C’est probablement ce qui a aidé cette vidéo à devenir culte : le moment où JNR, face à des policiers ayant découvert des armes, prend la fuite. Il murmure « Taille, taille, taille » à son pote et se barre en courant, sans réfléchir plus longtemps.

Quand cette séquence survient, la caméra cachée s’interrompt. Personne ne sait quoi faire. Le prank devient soudainement bien trop réel.

Le rappeur revient, pour madmoiZelle, sur cette séquence :

À ce moment-là, sur le coup : j’étais pas bien. Je savais pas ce qui se passait, je savais que j’avais rien à voir avec ces trucs, mais on sait jamais, c’est la police qui gère, ça… J’étais dépassé. Ça s’est passé très vite, les armes sont sorties. Moi, je suis au studio toute la semaine, je me suis dit que j’allais forcément être mêlé à ça.

C’est un mauvais réflexe que j’ai eu. Mais c’est une réalité. Moi, je suis un mec de cité. Et là d’où je viens, les gens, quand ils se font arrêter, ils ont peur de la police. La même police qui devrait nous protéger. Et c’est grave.

C’est bien de le montrer. Oui, ok, à la fin c’est un gag, c’est une vidéo marrante, mais cette séquence-là, c’est la réalité. On ne peut pas nier ce qu’on voit. Les gens voient que oui, je suis un mec de cité, que je ne suis pas pour autant un bandit, que je sais parler, créer, que j’ai rien à me reprocher, et que pourtant j’ai peur de la police.

Je ne dis pas que c’est tous les policiers. Il y a de bons policiers, bien sûr. Ils sont là pour nous, pour nous protéger. Mais il faut montrer la réalité. Je pense que cette séquence ouvre les yeux à beaucoup de monde, même à certaines personnes qui ne voulaient pas admettre le problème.

Selon Virginie Spies, cette séquence est précieuse, en cela qu’elle suit l’adage « show, don’t tell » : montrer, c’est plus efficace que raconter.

Cette séquence montre à quel point les hommes noirs rappeurs ont naturellement peur : ils n’ont rien fait, pourtant ils partent en courant. On le sait déjà, mais là, on l’a vu. C’est un témoignage d’un homme qui ne sait pas qu’il témoigne ; ça a encore plus de valeur que quelqu’un qui raconte, c’est quelqu’un qui fait.

Ça a une force de frappe incroyable, ça se voit avec le retentissement sur les réseaux sociaux. Beaucoup ont pris conscience, avec ce passage, d’une réalité qu’ils ne connaissaient pas.

C’est exactement le ressenti que JNR évoque, et ça rejoint ce que Greg Guillotin a confié à 20 Minutes.

Je ne m’attendais pas du tout à ce que [JNR] dise ça [« On est des Noirs et des Arabes », NDLR]. On est dans une vérité et on sort du truc scénarisé. Ça m’a fait encore plus prendre conscience que nous, nous ne sommes pas concernés par ça, et que c’est un quotidien difficile pour eux.

C’est peut-être là que le bât blesse ? Ignorer la réalité du racisme, ignorer la situation très particulière dans laquelle se retrouve un jeune homme noir face à des policiers, c’est quand même un problème dans une vidéo qui veut ironiser sur le racisme.

Quand on veut se moquer d’une question aussi sensible, il vaut mieux la connaître. Les témoignages sur les violences policières racistes et les contrôles au faciès ne sont pas nés en mai 2020 avec la résurgence de #BlackLivesMatter ou les manifs du Comité La Vérité Pour Adama (Traoré). Ils existent depuis des années, des décennies ; les voix des victimes et de leurs proches résonnent… pour peu qu’on veuille les entendre.

Rire DU racisme et non AVEC le racisme, ça nécessite de s’instruire. Pour que la personne qu’on piège, qu’on rend victime de racisme « afin de mieux dénoncer », ne se retrouve pas à vivre des violences, à avoir peur pour sa liberté et son intégrité physique, au nom de la sensibilisation.

Il est aussi pertinent de noter que Greg Guillotin a réalisé en 2013 un blackface, une pratique raciste qui consiste à se grimer en Noir à l’aide de maquillage, critiquée par les militants et militantes et personnes racisées depuis des décennies. Ce blackface peut en partie illustrer l’ignorance du vidéaste au sujet des clichés auxquels les personnes noires font face dans l’espace médiatique, et ainsi son angle mort vis-à-vis de JNR.

Siham Assbague analyse la vidéo de Greg Guillotin avec JNR

Siham Assbague, journaliste militante, a isolé cette fameuse séquence avec des policiers et l’a postée sur Twitter.

Interrogée par madmoiZelle, elle développe son analyse.

Il y a tellement de choses à dire sur la vidéo…Mais ce qui a le plus retenu mon attention, c’est cette déconnexion de l’équipe de tournage, qui se dit qu’il n’y a pas de souci à piéger un rappeur noir en faisant croire qu’on a trouvé des armes dans son studio, avec des faux policiers, et cette réaction de JNR et de son ami, qui courent, sont rattrapés, et disent « On est des Noirs et des Arabes, gros ».

Cette séquence dit beaucoup de choses.

Elle parle de la présomption de culpabilité qui pèse sur les hommes non-blancs, et dont ils ont conscience dès le plus jeune âge. C’est pour ça que Zyed et Bouna ont couru, c’est pour ça que beaucoup d’hommes non-blancs courent, même quand ils n’ont rien à se reprocher, en voyant la police.

Parce qu’ils savent ce qu’il en est, ils savent la violence et l’injustice qui peuvent s’abattre sur eux.

L’opinion publique, devant ces images, se dit « ils savent qu’ils n’ont rien fait, ils n’ont pas à courir ». La réalité, c’est que même quand ils n’ont rien fait, ils ont des raisons d’avoir peur, face à la police mais aussi à la justice : ils peuvent se retrouver accusés, placés en garde à vue, et ce n’est jamais anodin pour ces hommes-là. C’est ce que cette séquence révèle.

Le choix des gags… interroge. Le fait d’amener des armes dans le studio d’un rappeur, ça en dit long sur les représentations racistes qui sous-tendent cette vidéo. Il y avait mille façons de piéger un rappeur. Je ne sais pas qui a fait ce choix-là, hein, mais ça interroge. Qu’est-ce qui a inspiré ces gags, ces choix éditoriaux, ces choix humoristiques ? Le but était de jouer sur les clichés, mais quand on veut démonter des clichés, il y a d’autres manières de faire.

D’un point de vue militant, l’un des passages intéressants de cette vidéo, selon moi, c’est cette phrase de JNR, « On est des Noirs et des Arabes », qui résume en quelques mots une réalité politique : celle du racisme qui structure la société française et ses pouvoirs, la police et la justice. Mais il n’y a rien de nouveau. C’est quelque chose qui est dénoncé depuis des décennies.

Ce qui est dramatique dans cette vidéo, c’est que tout le comportement de JNR repose sur sa compréhension du fait qu’un homme noir n’est pas un individu. Il est vu comme un représentant de sa race. Comme un élément appartenant à son groupe racial.

Ce qui est dramatique dans cette vidéo, c’est qu’elle repose en grande partie sur la politique de respectabilité imposée aux non-Blancs. JNR sait, il le dit lui-même, que s’il réagit violemment aux attaques du stagiaire, il ne sera pas le seul à être mis en cause : tous les groupes sociaux auxquels il est assigné le seront aussi, les mecs de quartier, les rappeurs, les noirs. C’est ce que fait le racisme : il déshumanise et désindividualise les non-Blancs. Ces derniers sont systématiquement renvoyés à leur groupe racial.

Toute la caméra cachée repose sur le fait que JNR ne PEUT pas réagir différemment, et il le sait. Car il sait ce qu’il se passe pour les hommes comme lui quand ils sortent du chemin qu’on leur a assigné, de la bonne attitude telle qu’elle est définie pour les hommes comme lui.

Quand Greg Guillotin salue « le comportement exemplaire » de JNR, il part du principe que comme il n’a pas répondu à la violence par la la violence, comme il a pris sur lui, alors il a eu une bonne attitude face à la violence raciste. Mais il faut se poser la question : pour qui et pourquoi ce serait cette attitude, la non-violence, qui serait exemplaire ? Finalement, ce qu’on veut c’est rassurer les Blancs.

On voudrait que les hommes non-Blancs, face aux insultes, au mépris, à la destruction de leur travail, face à la violence verbale, au non-respect, répondent par ce qu’on définit comme un « comportement exemplaire » : le silence et la non-violence.

Ça veut dire quoi ? Que les hommes non-Blancs peuvent recevoir 100 gifles, tant qu’ils sourient, et ensuite on leur dira : c’est bien, vous avez montré une bonne image des mecs de cité ?

Ce n’est pas, ce n’est jamais à l’oppresseur de définir et valider ce qui serait une « bonne » réaction de l’opprimé face à la violence qu’il lui inflige. JNR a gardé son calme pour les raisons évoquées précédemment mais il aurait aussi pu rendre coup pour coup… et il aurait eu le droit. Cela aurait été tout aussi acceptable.

JNR défend Greg Guillotin accusé de racisme

Lors de son interview avec madmoiZelle, JNR a tenu cependant à défendre celui qui est devenu son ami :

Le truc qui me plaît pas, c’est les gens qui mettent Greg Guillotin dans la sauce. Qui disent que c’est un raciste dans la vraie vie. N’importe quoi ! Comment ils peuvent dire ça ? Moi, je le connais, Greg. C’est devenu un pote. Ça me fait mal, quand je vois des trucs comme ça. Le mec m’a mis bien, c’est un super gars, c’est un être humain.

Je comprends que les gens disent « JNR, il est pas bien quand il y a la BAC, c’est pas correct de rire avec ça ». Je comprends cette opinion. Il se trouve que moi, dès que j’ai su que c’était du faux, j’ai rigolé. Tout était oublié. Je l’ai bien pris.

Et surtout : c’est un sketch. Un personnage. Greg joue juste son personnage, comme à CHAQUE fois ! Ce n’est pas la première fois qu’il fait intervenir « la police », mais là, voilà, les gens en parlent parce que je suis noir, parce que je suis un rappeur.

Je comprends que C8 n’ait pas diffusé l’épisode, ça aurait été encore pire à ce moment-là [en pleine médiatisation du mouvement #BlackLivesMatter, NDLR]. Ça se serait vraiment retourné contre Greg.

Moi j’espère juste que les gens comprendront ce qui est montré dans la vidéo, au-delà de son côté marrant. Qu’ils verront ce qui se passe dans le monde, qu’ils admettent la réalité.

Les réactions positives à la vidéo de Greg Guillotin avec le rappeur JNR

Clairement, beaucoup de gens ont adoré cette vidéo, qui a généré quantité de réactions hilarantes et boosté la popularité de JNR.

Il suffit de faire un tour sur le compte Twitter de JNR pour trouver la crème des mèmes au sujet de son passage dans Le Pire Stagiaire. Petit échantillon :

Beaucoup d’internautes louent le calme du rappeur qui réussit à se maîtriser même quand « Louis » est plus qu’odieux — il lui demande, par exemple, si c’est vrai que les Noirs « ont un grand sexe », le traite de « rasta », de « tocard », de « racaille ». Il est vrai qu’un tel niveau de self-control force le respect.

Détail qui tue, JNR a gardé dans le clip de son morceau À la tess les passages où « Louis » s’est imposé en arrière-plan ! Attention, grosse gestuelle gangsta bourgeois à la 51è seconde :

Après la vidéo de Greg Guillotin, JNR a percé

Les chiffres sont impressionnants. La popularité de JNR s’est littéralement envolée après la diffusion de cet épisode, qui s’est rapidement retrouvé dans la tête des tendances YouTube France.

Le rappeur parle de son ressenti à madmoiZelle :

Franchement, un tel buzz, ça me dépasse. Ça ne fait que quelques jours mais j’ai l’impression que ça fait deux mois. Ça fait vraiment bizarre ! Là je suis à Paris, tout le monde me reconnaît, je fais des photos… La France me donne de la force. Je pense que tous les gens qui font de la musique attendent cette heure de gloire !

Mais je garde les pieds sur Terre, je ne compte pas changer. Et puis le buzz, ça finit toujours par retomber, alors j’espère que les gens kiffent sincèrement ce que je fais, qu’ils vont rester.

Au final, je suis content parce que les gens ont vu le « vrai moi ». Ma vraie personnalité. Même ceux qui n’aiment pas spécialement ma musique, ils me disent « Toi, t’es un bon gars, t’as bien réagi », ça me touche. C’est ça que Greg a su mettre en valeur.

Quoiqu’on pense de son message, Le Pire Stagiaire aura mis sur le devant de la scène un rappeur de 20 ans prêt à bouffer le monde, qui vient de claquer les 2 millions de vues sur son dernier clip Kush Drill, sorti quasiment en même temps que l’épisode.

Pour la suite, JNR promet à madmoiZelle « des clips, des bons clips… et si tout se passe bien, un gros projet pour l’hiver, avec des bons feat ». De quoi donner envie de faire durer le buzz.

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Mymy Haegel

Mymy Haegel

Mymy est la rédactrice en chef de madmoiZelle. Elle est aussi dans la Brigade du Kif du super podcast Laisse-Moi Kiffer. Elle aime : avoir des opinions, les gens respectueux, et les spätzle.

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Commentaires

M.*

Moi tu me fais ça, non seulement tous mes "potes" dégagent mais en plus je te fais la misère. Ce qui me bouffe c'est qu'il y a des mois de préparations derrière, c'est quel genre de foutage de gueule ça ? Si un jour je passe une aussi grosse journée de merde à base de cliché, d'insultes et j'en passe, et que j'apprends à la fin que non seulement on s'est foutu de moi, mais que ça fait des mois que c'est en préparation, mais je pète un câble de fou. :')
 

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