Ce que l’industrie de la beauté nous prépare pour « le monde d’après »


On le sait, le Covid et les confinements associés ont chamboulé notre rapport à la beauté. Mais comment ça va se passer, alors, après ? Voici quelques indices...

Ce que l’industrie de la beauté nous prépare pour « le monde d’après »@unsplash

Avec le port du masque devenu obligatoire dans tous les lieux publics, les réunions en visio sans maquillage et les soirées de confinement cocooning à base de masques en tissu et de bains d’huile devant Netflix, on peut dire avec certitude que la beauté ne se pratique plus de la même façon qu’avant.

Et pour cause : nos habitudes ont complètement changé ! Autrefois abonnées aux terrasses de café, aux après-midi de balade et aux soirées chaleureuses, nous voilà bien calmes depuis un an… Et pour certaines, ce changement a eu du bon : elles ont pu se concentrer sur elles et sur leurs proches, prendre soin d’elles-mêmes, savourer les plaisirs simples loin de leur quotidien à cent à l’heure.

Même lorsqu’elle sera finie, la pandémie aura forcément une incidence sur notre vie d’après, y compris sur nos habitudes de consommation. Voici à quoi l’industrie de la beauté, post-Covid, pourrait ressembler…

Un retour en force du rouge à lèvres après la pandémie ?

Si de nombreuses tiktokeuses et instagrameuses se sont efforcées de trouver des solutions make up pour pouvoir éviter le phénomène de transfert du rouge à lèvres sur le masque, on ne va pas se mentir, peu d’entre nous prennent la peine d’en porter : selon un sondage de l’IFOP, 54% des femmes (sondées) mettent moins de rouge à lèvres qu’avant la pandémie et 27% n’en portent plus du tout. Et pour cause, nos masques ne nous quittent plus !

Vous vous en doutez, cette situation n’est pas du tout du goût de l’industrie cosmétique qui depuis le premier confinement a vu ses ventes de rouge à lèvres chuter de 53,4% selon le magazine Capital.

Mais les fabricants ont plus d’un tour dans leur sac. Hermès, par exemple, a lancé sa collection Rouge Hermès (composé exclusivement de rouges à lèvres) un mois seulement avant le premier confinement et continue de créer de nouvelles teintes malgré la pandémie. Pourquoi ? Eh bien parce que ce tube reste au-devant des tendances beautés, même si son utilisation a baissé de moitié !

Chez Tom Ford, on nous offre un fini laqué ultra pop ; chez Versace, le rouge se teinte de nuances néon ; chez Hermès, il se décline en version mat à la texture velours unique… Ce que disent les marques à travers la présence de rouges à lèvres lors des défilés printemps-été 2021 ? Que ce n’est qu’une question de temps avant qu’ils reviennent en force. À voir si les consommatrices suivront après des mois « bouche nue ».

Le skincare est là pour rester (et s’il est clean c’est encore mieux)

L’IFOP, toujours, recense une progression spectaculaire du rythme d’achat de produits de soin de la peau (visage et corps) : +225% depuis avril 2019. De quoi valider l’adage qui a rendu la marque Glossier si populaire : « Skincare first, make up second » (d’abord le skincare, ensuite le maquillage) !

Au-delà de s’occuper de sa peau, l’idée de consommer des produits clean, formulés en toute transparence et enrichis par ce qu’il y a de mieux en termes d’ingrédients et d’actifs, séduit toujours plus de monde : selon une étude Kantar, 20% des consommateurs associent désormais la beauté à la notion de responsabilité sociale et environnementale (en 2010, ils n’étaient que 10%).

Même si un retour à une vie normale est à envisager bientôt (le plus tôt possible, s’il te plaît, variant indien), espérons que ces nouvelles habitudes d’achat, elles, s’installent pour de bon !

L’industrie beauté mise sur les lumières bleues

Même si l’efficacité des soins pour parer la peau contre lumières bleues n’a jamais été prouvée scientifiquement, les marques de cosmétiques en ont fait un véritable cheval de bataille en 2021. Pourquoi les grands noms de la beauté se lancent-ils dans ce secteur ? Eh bien tout simplement parce que c’est rentable !

Qui dit confinement dit télétravail dit potentiellement « encore plus d’écrans que d’habitude » (sachant qu’en 2018, une étude Nielsen a établi qu’un adulte moyen passait déjà onze heures par jour devant un écran). Puisque l’industrie cosmétique aime battre le fer quand il est chaud (et même avant qu’il soit chaud), elle se lance d’ores et déjà dans la production de produits filtrant les lumières bleues, que vous verrez bientôt sur tous les étals. Histoire d’avoir une longueur d’avance ! On ne sait jamais !

En bref, le futur de la beauté implique le retour du rouge à lèvres, la folie du skincare et des produits douteux anti-lumières bleues. En tout cas, selon l’industrie cosmétique… Du côté des consommatrices, ça reste à voir : n’hésitez pas à nous dire dans les commentaires comment vous envisagez vos habitudes beauté après la pandémie !

À lire aussi : 5 techniques pour avoir de jolis sourcils sans passer 2 heures à les maquiller

Barbara Olivieri

Barbara Olivieri


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Commentaires

ChochanaRose

Quand on sait qu'il y a du plomb dans les rouges à lèvres (et autres joyeusetés), je trouve ça bien que la consommation de ce produit baisse.

Pour les filtres anti-lumière bleue, pourquoi pas si la compo n'est pas plus toxique que la lumière...
 

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