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Source : Capture d'écran Youtube
Société

Accusé de violences conjugales, Mathias Vicherat, directeur de Sciences Po Paris, démissionne

Une démission que réclamait le corps étudiant depuis son placement en garde à vue pour violences conjugales réciproques en décembre dernier.

Mercredi 13 mars, le directeur de Sciences Po Paris a annoncé sa démission. Placé en garde à vue le 3 décembre dernier avec sa compagne pour violences conjugales réciproques, il avait annoncé sa « mise en retrait provisoire » le 11 décembre, après la mobilisation massive du corps étudiant qui réclamait sa démission. Il avait finalement repris ses fonctions en janvier, malgré le blocage de l’école par les élèves.

Ayant appris son renvoi devant un tribunal, le directeur de Sciences Po Paris s’est finalement résolu à présenter sa démission.

« Préserver l’institution »

« J’ai appris que mon ex-compagne et moi-même étions renvoyés devant le tribunal correctionnel », écrit-il dans un e-mail envoyé en interne, consulté par nos confrères de Franceinfo« C’est la conclusion d’une enquête, conduite par le commissariat du 7ᵉ arrondissement de Paris, sans qu’aucune plainte, de part et d’autre, ne soit jamais déposée. »

« En tant que directeur de Sciences Po (…), c’est moins ma personne que l’institution qui m’importe, c’est pourquoi j’ai décidé, afin de la préserver, de démissionner de mes fonctions de directeur de l’Institut d’études politiques de Paris et d’administrateur de la Fondation nationale des sciences politiques », a-t-il affirmé. Il continue par ailleurs de rejeter fermement les accusations dont il fait l’objet, et se dit convaincu que « la justice permettra d’établir la réalité des faits ».

La direction de Sciences Po Paris a, de son côté, annoncé qu’une « une administration provisoire sera nommée dans les prochains jours (…) jusqu’à la nomination d’une prochaine direction ».

La veille, l’institution était au cœur de la tourmente après l’occupation d’un amphithéâtre en soutien à Gaza. Les étudiants du blocus en auraient interdit l’accès à un membre de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), provoquant l’indignation de plusieurs membres de la majorité, dont Aurore Bergé. Le blocus a été condamné par la direction qui a dénoncé des « agissements intolérables ».

Violences conjugales : les ressources

Si vous ou quelqu’un que vous connaissez est victime de violences conjugales, ou si vous voulez tout simplement vous informer davantage sur le sujet :


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