4 mythes sur les peaux grasses qu’on aurait bien voulu connaître à l’adolescence


Si vous aussi à l’adolescence vous en avez entendu des vertes et des pas mûres concernant la peau grasse, alors vous avez sûrement (comme nous) fait 2-3 conneries que vous regrettez aujourd’hui. Voici un palmarès des trucs absurdes qu’on a entendu à cette époque…

4 mythes sur les peaux grasses qu’on aurait bien voulu connaître à l’adolescence@Unsplash

Que ce soit votre grand-mère, votre pote du lycée ou encore la cousine d’une cousine… Vous avez forcément autour de vous des personnes qui s’improvisent dermato de temps à autres. « Tu devrais faire ci », « tu devrais plutôt faire ça »…

Les conseils (se voulant) bienveillants vont bon train lorsqu’ils trouvent une oreille attentive pour les écouter. Et quand on a la peau grasse, on a souvent besoin qu’on nous aiguille sur la façon dont on devrait en prendre soin. 

Seul problème : la plupart du temps, les conseils qu’on nous donne sont basés sur des informations erronées, sur des clichés ou encore sur des faits non avérés. Du coup, on se retrouve vite avec une barrière hydrolipidique agressée, une peau présentant des zones de sécheresse, d’autres zones grasses ou encore… des boutons.

Pour vous aider, on a passé au crible tous ces mythes qu’on a entendu un peu toute notre vie et sur lesquels on a envie de rétablir la vérité. 

Il faut assécher les peaux grasses pour qu’elles produisent moins de sébum

Faux ! Si vous aussi on vous a conseillé d’appliquer du vinaigre de cidre ou bicarbonate de soude sur votre peau tous les matins, levez la main (si seulement vous pouviez voir le nombre de personnes qui lèvent la main à la rédac, c’est badant, vraiment). En réalité, les peaux grasses n’ont besoin que d’une seule chose : de dou-ceur !

Car oui, il est possible de les purifier, en régulant leur production de sébum sans pour autant ronger la barrière hydrolipidique qui les protège contre les agressions extérieures. 

Comment faire ? 

Et bien c’est plutôt simple. Pour commencer, une bonne hygiène est primordiale pour faire peau nette. L’idée ? S’adonner au double nettoyage. Une technique qui vise à utiliser une huile ou un baume démaquillant pour retirer le makeup, les cellules mortes et le sébum. Et un gel nettoyant purifiant pour compléter le nettoyage en enlevant tout ce qui ne serait pas parti au premier passage.

L’exfoliation (1 à 2 fois maximum par semaine) a également une place importante dans une bonne routine beauté spéciale peau grasse. Mais attention, pas avec un produit à gros grains qui va rayer la peau ! Un exfoliant chimique qui vient décoller les impuretés et cleaner les pores, sans agresser la peau fera davantage l’affaire !

Pour terminer, place à l’huile de soin. Alors oui, on peut se dire « de l’huile sur une peau grasse ? WTF ». Pourtant, cette dernière, sous réserve qu’elle soit fine et d’origine végétale permet, selon Juliette Levy, la fondatrice d’Oh My Cream de :

« Réguler la peau grasse. Riche en acides gras essentiels et en nutriments, c’est le geste qui apporte du confort et lutte contre la déshydratation, mais qui apporte aussi à la peau le gras dont elle a besoin pour qu’elle arrête de produire du sébum en excès. »

Lorsqu’on a la peau grasse, on ne peut rien n’y faire 

Vrai et faux ! La peau grasse est un type de peau à part entière. Elle ne changera jamais et sera toujours ainsi, mais il est toutefois possible que son état, lui, se modifie avec l’âge. C’est ce qu’on appelle avoir une peau mature. C’est un peu la conséquence normale du temps qui passe, comme l’expliquent Paula Begoun et Desiree Stordahl dans le livre « The Beste Skin Of Your Life Starts Here » :

« Une fois que vous avez déterminé quel est votre type de peau et vous savez identifier si elle est plutôt normale, sèche, grasse ou mixte {…} vous allez pouvoir pointer du doigt votre état de peau. Rides, perte de fermeté, taches brunes (maturité de la peau), dommages liés au soleil, acné ou déshydratation font partie des états les plus courants. »

Mais si vous n’en n’êtes pas encore là, sachez qu’il est possible de contrôler sa production de sébum en mettant en place une routine douce et parfaitement adaptée à ses besoins. Vous l’aurez compris, ce n’est pas en passant votre visage au Kärcher que ça va changer quelque chose !

En revanche, si votre épiderme n’a pas toujours été gras, et que votre zone T est particulièrement problématique, c’est peut être le signe que votre peau est déshydratée ! La déshydratation est loin de se manifester comme on l’imagine. Parfois, la peau tire sans qu’on ne sache trop pourquoi et à d’autres moments, sa production de sébum devient incontrôlable.

Ce problème est davantage un état de peau qu’une nature. Il est causé par un amoindrissement de la couche hydrolipidique de l’épiderme dû, par exemple, à une prise d’antibiotiques, à des traitements trop abrasifs ou encore à tous ces petits gestes WTF que l’on a tous fait pour soigner des boutons ou assécher la zone T.

Comment reconstruire une barrière hydrolipidique ?

En ne mettant pas de côté l’hydratation sous prétexte que la peau graisse vite ! Le bon geste ? Choisir un sérum riche en acide hyaluronique (qui maintient l’eau dans les tissus cutanés), et une crème à base d’eau et non de gras.

Et bien sûr, on n’oublie pas de boire au moins 1,5 litre d’eau par jour…

S’exposer au soleil régule les peaux grasses et réduit les boutons

Faux, faux, faux et faux ! L’exposition au soleil est un leurre ! Certes au début, on dirait que les boutons se font la malle et que la peau s’assèche, mais en réalité, l’effet rebond est duuuurrr ! Comment expliquer ce phénomène ? En fait, le soleil et la chaleur créent deux problèmes majeurs. D’abord, il faut savoir que la peau perçoit les rayons UV comme une agression. Pour se protéger, elle va s’épaissir rendant l’écoulement du sébum plus difficile.

En plus, la chaleur et humidité ont tendance à laisser proliférer les bactéries, responsables de l’inflammation des pores et des glandes sébacées. Du coup, on se retrouve vite avec du sébum à foison et des boutons, en veux-tu en voilà…

Le bon réflexe ?

S’exfolier deux fois par semaine la peau afin de l’affiner légèrement et de libérer les pores de ce qui les obstrue dans un premier temps. Et puis évidemment, la protéger avec un SPF 30 à 50+ en renouvelant l’application toutes les deux heures ou après chaque bain !

Il est préférable de ne pas utiliser de makeup sur les peaux grasses

Faux, une fois de plus ! Aujourd’hui, de nombreuses marques de cosmétiques proposent des formules non grasses qui en plus de matifier la peau permettent de booster son glow. En plus, pratiquement tous les grands noms qui ponctuent l’industrie de la beauté certifient que leurs fonds de teint, poudres et anticernes sont non comédogènes. Cette mention veut tout simplement dire qu’aucun ingrédient occlusif, responsable de l’encombrement des pores et de la prolifération de comédons n’est présent dans la formule.

Alors, continuez à vous maquiller car a priori, si vous ne mettez pas 80 couches de fond de teint et 29 couches de poudre, vous ne risquez rien.

À lire aussi : Tuto make up facile : se maquiller les yeux façon 80’s comme Paola !

Barbara Olivieri

Barbara Olivieri


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Commentaires

esy

Bonjour !
Entièrement d accord avec le fait de ne faire le moins de choses possible sur sa peau, notamment éviter de la nettoyer, exfolier, "desinscruster" et j en passe...je pense que cela "casse" la barrière naturelle protectrice de notre peau, et j ai pu remarqué qu'elle s en portait mieux quand je ne faisais rien. MAIS je suis la première à faire l'erreur quand les boutons réapparaissent ! Il ne faut pas oublier l'industrie cosmétique derrière tous nos produits de salle de bain, qui n'a pas intérêt à diminuer nos utilisations de gels nettoyant ou autre...bref vaste sujet pour trouver une solution face à l'acné de tout type !
 

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