4 chiffres intéressants sur la démographie et les familles françaises


Deux récentes études de l'Insee dressent un portrait intéressant des familles et de la démographie françaises. Voici ce que Clémence, en bonne passionnée des statistiques, en a retenu.

4 chiffres intéressants sur la démographie et les familles françaises

J’ai toujours aimé les statistiques parce qu’elles permettent de se représenter le réel, aussi imparfaites et incomplètes soient-elles (d’ailleurs, j’aime aussi les histoires individuelles, et c’est sans doute pour ça que je suis devenue journaliste).

Le site de l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques est donc dans mes favoris, et j’y passe beaucoup trop de temps.

Cette semaine, deux nouvelles études ont été publiées par l’Insee et je me suis dit qu’elles t’intéresseraient peut-être. La première dresse le bilan démographique de la France en 2019 (nombre de naissances, décès, mariages, etc) et la seconde se penche sur les structures familiales dans lesquelles vivent les enfants mineurs dans notre pays (en se basant sur des chiffres de 2018).

Voici les quelques chiffres qu’il me paraît important de retenir.

1,87 enfant par femme en France

L’indicateur conjoncturel de fécondité en France est de 1,87 enfants par femme. Cet indicateur peut être interprété comme le nombre moyen d’enfants qu’aurait une génération fictive de femmes qui connaîtrait, tout au long de leur vie féconde, les taux de fécondité par âge observés cette année-là.

Même si cet indicateur diminue depuis le début des années 2010 (où il était plutôt autour de 2 enfants par femme), la France reste le pays de l’Union Européenne où la fécondité est la plus élevée, devant la Suède (1,78) et l’Irlande (1,77). À l’opposé du spectre, on retrouve les pays méditerranéens avec environ 1,3 enfant par femme en Espagne, en Italie, en Grèce, à Malte et à Chypre.

En 2019, 753.000 bébés sont nés, c’est 6.000 de moins qu’en 2018. Le nombre de naissances recule depuis 2010, mais la pente de la courbe semble ralentir en 2019, laissant présager une stabilisation de la fécondité.

L’Insee explique que cette baisse du nombre de naissances ne s’explique pas par la diminution du nombre de femmes en âge de procréer en France, mais bien par une baisse de la fécondité des femmes (qu’elle soit choisie ou subie).

30,7 ans : l’âge moyen à la maternité

Selon l’Insee, les grossesses sont de plus en plus tardives en France, puisque l’âge moyen à la maternité était de 30,7 ans en 2019 contre 29,3 ans vingt ans plus tôt.

« Le taux de fécondité des femmes de moins de 30 ans baisse depuis les années 2000 et cette diminution s’accélère depuis 2015. 100 femmes âgées de 25 à 29 ans donnaient naissance à 13 enfants en 1999 puis 12,3 en 2014 et elles n’en ont plus que 10,9 en 2019 », détaille l’étude. La baisse du taux de fécondité des femmes de 30-34 ans est aussi amorcée, mais elle est plus récente.

227.000 mariages célébrés en 2019

Comme les naissances, le nombre de mariages diminue depuis le début des années 2000. À l’époque, plus de 305.000 mariages étaient conclus par an, contre 227.000 aujourd’hui (dont 221.000 entre personnes de sexe différent et 6.000 entre personnes de même sexe).

La possibilité (enfin) offerte aux couples de même sexe de se marier depuis 2013, n’a pas suffi à compenser la baisse globale du nombre de mariages.

L’âge moyen des mariés augmente lui régulièrement depuis plus de vingt ans. En 2019, les femmes se marient en moyenne à 36,1 ans et les hommes à 38,6 ans.

Le nombre de PACS (Pacte Civil de Solidarité) conclus est lui en constante augmentation depuis 2000, et a désormais presque autant de succès que le mariage avec 209.000 PACS célébrés en 2018.

24% des familles sont monoparentales

En 2018, 8 millions de foyers comportent au moins un enfant mineur en France. Parmi elles, 24% sont monoparentales, 9% sont recomposées et 67% sont « traditionnelles » (les deux parents et leur(s) enfant(s)).

Depuis 2011, la part des familles « traditionnelles » a diminué de 2 points, alors que celle des familles monoparentales a progressé (+ 2 points). Cette augmentation du nombre de familles monoparentales est une tendance lourde depuis 1975 où elles représentaient moins de 10% des situations.

Au total, 4 millions d’enfants mineurs vivent avec un seul de leurs parents au domicile en France, le plus souvent leur mère.

Est-ce que ces chiffres t’étonnent ou correspondent-ils à ce que tu avais en tête sur la démographie française ? Viens me le dire dans les commentaires !

Clémence Boyer

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