Voulez-vous coucher avec moi ce soir ?

Il fut un temps où lorsque la louve hurlait, toute la meute rappliquait langue pendante à ses pattes. Elle n’avait que l’embarras du choix. Il fut un jour, la révolution masculine ! En théorie, dans ma petite tête lisse de femme bien éduquée, toutes les filles sont bandantes, surtout le premier soir. On nous a […]

Voulez-vous coucher avec moi ce soir ?

Il fut un temps où lorsque la louve hurlait, toute la meute rappliquait langue pendante à ses pattes. Elle n’avait que l’embarras du choix. Il fut un jour, la révolution masculine !

En théorie, dans ma petite tête lisse de femme bien éduquée, toutes les filles sont bandantes, surtout le premier soir. On nous a suffisamment répété qu’un trou est un trou, ce sont leurs propres termes, pour que l’on revienne sur nos positions féministes. Ben non, en fait ! Révolue l’époque où l’on avait qu’à lever l’ongle du gros orteil, même pas manucuré, pour attirer un mec dans notre antre. Du louloup au grizzly ! Les hommes révèlent (enfin?) leur part de féminité, enfouie depuis des lustres sous une touffe de poils gominés. Ils font des manièreuh.

C’est un mythe qui s’écroule. Un ordre établi qui s’effondre. Il y a des meufs praticables (synonyme : baisables, consommables, tirables) . D’autres moins. Tu peux écarter les mamies, les tiges esseulées. Tssss, bon nombre d’entre nous ont recours à des artifices pour décrocher le jackpot.

« Médor couche-toi là », ils connaissent pu. Ils montrent leurs crocs, aiguisent leurs griffes, affinent leur vue et deviennent super compliqués voire complexes ! Ahouuu.

Aujourd’hui, trouver un partenaire d’une nuit relève du parcours du combattant.

Autrefois – il n’y a guère longtemps, tu as dû connaître ça comme moi, on pouvait pavaner dans la rue mollassement, le cheveu gras, le regard hagard, limite en pyjama pilou, on était certaines de recevoir un compliment ou une proposition cochonne. La misère sexuelle n’existait pas. Héritiers de Mai 68, partage et altruisme étaient nos maîtres mots. Aujourd’hui, fissa ! Il faut quémander ou se travestir si l’on veut passer à la casserole. Paroles de mecs. J’ai mené l’enquête.

Sur 9 personnes interrogées dans mon petit cercle d’amis bodybuildés à la testostérone, UN zizi a répondu (oui le zizi parle) positivement, et sans hésitation, à ma question « couchez-vous le premier soir ? » Si tu l’ignores encore, l’homme du 21ème est ultra sophistiqué.

Jérémy, 22 ans : « Pour coucher, j’ai mes critères. Je suis un visuel comme la plupart des mecs. Je regarde bien la marchandise avant de passer une première nuit avec une fille. Il faut qu’elle ait des courbes intéressantes. J’aime les poitrines galbées. Par exemple, les petits seins ou les formes poires, c’est franchement pas mon truc. Un visage asymétrique ou morne c’est aussi rédhibitoire. Même si j’ai une grosse dalle, je ne m’aventure pas. Si la fille s’exprime comme un charretier, c’est pire. »

En d’autres termes, l’homme de 2009 s’imagine qu’il est par essence une grosse bombe et qu’il vit dans l’univers calfeutré des spots publicitaires. Résultat, il ne peut qu’accepter une proposition venant d’un top model. Parce qu’il le vaut bien. Évidemment.

Laurent, 26 ans : « Une fille, bien que canon, peut faire des ronds de jambes sous mon nez, si je suis à une soirée avec des potes et que je m’éclate, je ne la suivrai pas. Je ne plombe pas une ambiance de ouf pour une meuf. Surtout si c’est pour tirer un coup. »

L’homme civilisé a appris dès le jeune âge les valeurs fondamentales de notre patrie. Liberté, Égalité, Fraternité. En citoyen exemplaire, il n’omet jamais de prouver qu’il a retenu la leçon dés qu’une occasion se présente.

Ludovic, 19 ans : « Je me souviens d’une nana qui s’est montrée super insistante un soir dans un bar. Elle était vraiment mignonne et me plaisait beaucoup. Après s’être chauffés comme des dingues, j’ai accepté de la suivre chez elle. Mais passée la porte d’entrée, j’ai repensé à mon ex. J’ai fait marche arrière. Quand j’ai une nana en tête, je ne peux pas coucher avec une autre. »

L’Homo Erectus, le bébé de l’Homo Sapiens donc, possède un cœur dans son péni. La faute à qui ? A Dame Nature pardi. Et ses étranges mutations. Nous n’avons plus l’apanage du romantisme. Mêmes eux chialent grave leur mère devant Bridget Jones.

Julien, 27 ans : « Je me suis retrouvé une nuit dans l’appart d’une copine de promo après une soirée bien arrosée. On discute jusqu’à ce qu’elle disparaisse dans la salle bain. Elle revient 5 minutes plus tard vêtue d’un peignoir. Là, elle s’assoit à coté de moi et tire sur sa ceinture. Les deux pans de sa robe de chaque coté de ses énormes seins. Elle était à poil. Sa brutalité, son regard bestial, son manque de glamour m’ont coupé toute envie. J’ai trouvé son geste tellement absurde que je me suis endormi à côté d’elle sans la toucher. »

L’homme moderne a remplacé les cavernes et les dures labeurs du chasseur pour un confort tout terrain ultra sécurisé et aseptisé. Maintenant qu’on lui sert un rôti prêt cuit dans l’assiette, il est tout peureux. Il a oublié depuis belle lurette la réalité de la chair (poils, fesses en gouttes d’huile, cellulite version gondole, j’en passe) et a renoncé à sa part d’animalité.

Maxime, 30 ans : « Pour moi, le sexe, ou même la baise, c’est quelque chose de spirituel plus que physique. Si je me trouve face à une personne attirante physiquement, mais qu’elle me saoule, ou que je ne lui décèle aucun intérêt particulier, je ne la ramène pas chez moi. Sans connexion intellectuelle au préalable, je sais que le plaisir ne sera pas au rendez-vous. Une nana qui a de la répartie, qui répond à mon humour, je suis certain qu’au lit on sera sur la même longueur d’onde. Je fuis les filles qui manquent de personnalité. Je les imagine ennuyeuses au possible à quatre pattes. »

Selon l’évolution de Darwin, l’Homo Erectus aurait aussi hérité d’un cerveau. Aujourd’hui, nos mâles primitifs font l’amour avec leur tête. Ils pensent d’abord, agissent ensuite. Et non plus l’inverse.

Si, en dépit de ce que tu viens de lire, tu n’es pas dégoûtée et que tu es encore de la partie, ce qui suit est pour toi. C’est bien connu, nous, les donzelles, avons plus d’un tour dans notre sac pour dresser le loup.

Pour comprendre un peu plus l’état d’esprit du zizi potentiel, j’ai demandé à mes cobayes ce qui pourrait leur faire changer d’avis et les amener à coucher le premier soir. Tout type de filles confondu.

Jérémy 22 ans : « Pour coucher avec une fille qui n’est pas mon genre ? Que je ne parvienne plus à choper ! Ce n’est pas le cas en ce moment. A moins qu’elle ait un humour décapant. Je peux craquer sur une nana qui rit de bon train et croque la vie à pleines dents. Même avec un appareil dentaire. »

Julien, 27 ans : « Coucher le premier soir, je n’y songe quasiment jamais. J’ai besoin de connaître la fille avant de me donner. Mais si je suis éméché, je peux me laisser tenter. »

Thomas 25 ans : « Si la nana est capable de m’écouter une heure non stop sans lâcher un râle, là je me dis qu’elle est faite pour moi. Je fonce. »

Grégoire 27 ans : « Une envie pressante. Par exemple, si je suis abstinent -par la force des choses hein- depuis un moment. Je suis prêt à tout. Y compris sortir avec une fille qui me plait moyennement »

Patrice 25 ans : « Si c’est une tigresse et que je sens que c’est un bon coup, je ne rentre pas seul. A quoi je reconnais un bon coup ? Sa démarche, sa façon de déambuler, sa voix chaude et sexy. Son décolleté aussi. On repère toute de suite une go ouverte…d’esprit ! »

En clair, les filles, si vous mettez vos atouts en valeur, faites la cruche et riez à toutes ses blagues, bref si vous vous faites bonnes et flattez son ego en le bombardant de compliments (lui lui lui), Môsieur ne se fera pas prier. Il oubliera vite ses principes élémentaires.

Et vous les filles, à quoi seriez-vous prêtes pour mettre un homme dans votre lit ?

Hélène, 19 ans : « Renoncer à mes tics d’ado attardée. Et devenir enfin adulte avec un côté femme fatale. Mes airs de gamine, j’ai bien compris, c’est un tue plan cul. »

Sonia, 26 ans : « Rabaisser mes critères de sélection. Et être un petit moins exigeante. On me dit que je vise trop haut. Ce qui est fou. Les beaux ne sortent pas qu’avec des belles, si ? Y a plein de contre exemples chez les people. En plus, je ne suis même pas moche. »

Edwige, 23 ans : « Comme je suis fainéante en matière de séduction, je repère d’emblée les mecs qui me matent. J’écarte tous ceux qui ne s’intéressent pas à moi. Et si ma proie est molle du genou, c’est tournée générale. Mais pas trop quand même. Il faut qu’il puisse assurer ensuite. »

Julia, 18 ans : « Parce que c’est difficile de glisser un homme dans son lit ? Je ne fais rien de spécial. Ce sont eux qui viennent me chercher.»

Chanceuse Julia. Certaines d’entre nous parviennent encore à défier les lois de la nature sans trop d’effort…

Et de ton côté ? Es-tu d’accord avec les arguments avancés dans l’article ? C’est compliqué de te trouver un coup d’un soir ? Les mecs ont-ils vraiment changé ? A qui la faute (ou les louanges) ? A leurs mamans ? A leurs papas ? …

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Veuve Clicquot
    Veuve Clicquot, Le 23 février 2011 à 12h44

    Ha ben moi aussi je planterais jamais mes amis pour un coup d'un soir.
    Un soir au pub avec des amis deux beaux gosses à la table d'à côté, voici la marche que j'ai suivie histoire de me tester afin de savoir si j'étais bais...Bref. XD

    1. Quelques petits regards accompagnés d'un sourire tout en retournant à votre conversation animée qui semble vous intéresser plus que monsieur même si vous causez de la reproduction des ornithorynques. (j'ai bien dis 'semble' XD)
    2. Démarche chaloupée du trajet table-toilettes, toilettes-table (n'en faite pas des tonnes non plus)
    3. Avant d'y aller, n° de téléphone inscrit sur un morceau de paquet de cigarette, histoire de dire au type, "Je suis spontanée, j'ai pas mon bloc note prêt à l'emploi parce que j'ai l'habitude d'employer cette méthode."
    Un petit clin d'œil, et hop disparition élégante !

    Teste et approuvé, quelques soirs plus tard. :d

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