Viagra pour femmes : les scientifiques ont peur que les femmes deviennent agressives

Pondu par Sophie-Pierre Pernaut le 31 mai 2013     

Le Lybrido, une pilule qui devrait permettre d’augmenter le désir féminin fait polémique : certains ont peur qu’elle rende les femmes sexuellement agressives. Rooooh.

Le Lybrido, c’est un médicament qui est censé devenir une sorte de Viagra à destination des femmes. Le but est donc de faciliter la libido féminine, d’augmenter le désir sexuel et de les aider à atteindre l’orgasme. Soit, pourquoi pas ; peut-être que ça aidera bon nombre de femmes à sexer avec plus de plaisir.

Là où le bât blesse, c’est que certains scientifiques ont peur qu’il soit trop efficace : le Lybrido devrait être commercialisé en 2016, mais rien ne dit que la Food and Drug Administration la validera – l’institution avait déjà refusé la Flibansérine, un médicament sur le même principe, comme nous l’apprend L’Express.be. Le contributeur pour le Times et auteur de plusieurs livres sur le désir féminin Daniel Bergner explique dans le New York Times les craintes qui entourent ces pilules – une déclaration traduite en français par Slate :

« Plusieurs consultants dans le domaine m’ont confié que les laboratoires pharmaceutiques s’inquiétaient de leurs résultats, qui seraient trop bons. Et surtout, que la Food and Drug Administration (FDA) risquait de le rejeter, craignant que les femmes débordent de libido et deviennent des infidèles frénétiques, bouleversant l’ordre de la société. »

Ah bah euh je. Attends. Je mets mes gros sabots de quand je suis énervée et j’arrive :

Viagra pour femmes : les scientifiques ont peur que les femmes deviennent agressives canard1

Cette citation, si je ne m’abuse, est comme des poupées russes : quand tu crois qu’il n’y a plus de trucs qui font rouler des yeux, t’en trouves encore. Premièrement : pourquoi est-ce que ce serait un problème que les femmes débordent de libido, sachant que le but est justement d’accroître leur désir ? À moins de passer la journée aux toilettes à se toucher la coquillette au lieu de travailler, je ne vois pas.

Deuxièmement : qui est-ce que ça regarde si les femmes décident de tromper la personne avec qui elles sont en couple ? Et qui dit que les femmes qui ont décidé d’avoir une relation monogame ne sauront pas se tenir si elles retrouvent une libido importante ?

Troisièmement : comment la libido féminine et l’infidélité pourraient « boulevers[er] l’ordre de la société » ? À la limite, ça aurait éventuellement des conséquences sur leur couple, mais l’idée qu’on puisse penser que le désir féminin pourrait engendrer un nouvel ordre (ou plutôt un nouveau désordre) mondial est plutôt surprenant. De ce fait, l’industrie pharmaceutique envisage de changer la formule du médicament afin de le rendre un peu moins efficace. Andrew Goldstein, qui dirige l’étude, explique :

« Les experts en ont beaucoup discuté dans la pièce. Il y avait comme un besoin de montrer que vous n’étiez pas en train de transformer les femmes en nymphomanes. »

Ces inquiétudes donnent l’impression de trahir une certaine crainte pour quelques personnes à l’idée que les femmes puissent être des individus sexués. Ce qui nous ramène plusieurs décennies en arrière, à l’époque où les guides de bonne conduite conseillaient aux femmes d’être toujours prête à honorer l’appétit sexuel de leur mari sans jamais exprimer le leur, pour ne pas les effrayer.

Il ne me semble pas que la commercialisation du Viagra avait à l’époque fait parler d’elle en ces termes. On ne craignait pas que les hommes deviennent adultères, que cela change la face du monde et notre société.

Tout ceci est bien dommage : au fond, nous devrions tous, hommes comme femmes, avoir le droit de jouir quand on le veut, quand le peut, sans tenir compte de la société qui tendrait à nous vouloir à la fois sexuée, mais pas trop, sinon ça fait peur.

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Sophie-Pierre Pernaut (dite SPP, dite Sophie) écrit pour madmoiZelle depuis l'an 2011. Elle s'est donnée pour mission de vous informer, de vous divertir et d'éventuellement vous faire rigoler avec son humour somme toute assez crétin. Elle aime la tartiflette et les chèques en blanc.

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Les 10 dernières réactions à cet article sur le forum

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  1. greyAgreyA

    Le 01 juin 2013 à 10:39

    Posté par lalax
    Je suis assez d'accord sur ce que vous dites du discours de ces messieurs qui en effet me gêne un peu puisqu'il me semble assez absurde et sexiste.
    Mais à la base, je suis peut-être bizarre, mais moi c'est cette pilule qui a quelque chose qui me gêne ! Je ne sais pas, je trouve ça étrange de créer du désir factice (et si on fait le parallèle avec le viagra en réalité celui-ci ne fait qu'agir sur le mécanisme et pas le désir de l'homme il me semble). A première vue en fait je trouve que ça sonne un peu comme une obligation sous-entendue d'avoir, pour une femme actuelle, une vie sexuelle très active et disponible pour quelqu'un en face (je ne sais pas si c'est bien clair :lunette:) Certes, je conçois que certaines femmes puisse être gênées par leur manque de libido, et puis après tout je ne sais peut-être pas bien ce que ressentent les personnes qui seraient amenées a utiliser ces pilules, mais n'est-ce pas aussi répondre à une pression extérieure quelque part ? [les femmes concernées pourront peut-être éclairer ma lanterne, je dis peut-être quelque chose de stupide!]
    Je me suis demandée pendant un instant si l'utilisation de ce médicament ne serait pas réservé aux femmes qui ont perdu leur libido suite à un traitement ou une maladie et le vivent mal ou en complément quand toutes les pilules ont un effet dévastateur sur la libido.

    Cela dit, il est vrai que les libido faibles et/ou l'asexualité sont encore plus ou moins classées dans les troubles psychologiques et sexuels donc on peut, en effet, se poser la question.

    (Et par la même occasion, si cette pilule jouant sur le désir ne s'adresse qu'aux femmes, on peut aussi souligner le bon vieux cliché selon lequel un homme a toujous envie OU la sexualité de la femme se doit d'être soumise à la sienne, donc de correspondre à ses envies à lui. Et là, oui, si on se demande pourquoi cette pilule, dans quelles conditions et qu'on associe ça au délire absurde des terribles femmes adultères, ça fait peur.)
  2. BeaveriadisBeaveriadis

    Le 01 juin 2013 à 12:39

    A mon sens, ces produits devraient être réservés au palliatif, dans l'idée de compenser, de combler, un manquede  libido sentiendi  chez une patiente.
    Le cas contraire, on risque de les voir employés par des femmes, croyant ainsi se "libérer", mais jouant contre elles-même puisque s'asservissant à leurs passions(au sens fort du terme, devenant ainsi de véritables patientes), rejoignant ces mutins de panurge dont la maxime est "s'éclater".
    Et puis, cela me fait penser à cette scène dans un film de Woody Allen(Annieou Manhattan, je ne me souviens plus avec exactitude) où la compagne d'Allense sent obligée de fumer un joint avant de faire l'amour pour justement, "s'éclater"…
    Gare à l'auto-asservissement, donc.

    (Je m'excuse de ne pas suivre la tradition du "commentaire-fleuve" qui semble régner ici, préférant, pour ma part, fonctionner par courtes remarques ciblées)
  3. aur3li3aur3li3

    Le 01 juin 2013 à 13:56

    Cet article montre a quel point le plaisir féminin est toujours mal appréhendé et fait peur aux hommes. Et les réflexions pour rendre le médicament moins efficace m'ont scandalisée !

    Cependant, j'ai fait des recherches et j'ai remarqué que certaines femmes avaient elles aussi peur du Viagra à ses débuts et y étaient plutôt opposées !
    Elles avaient peur des risques cardiaques (et bon cela se comprend !) mais elles avaient aussi peur que les érections de leurs partenaires ne soient plus spontanées. Elles voulaient se sentir vraiment désirée et ne pensaient pas que ce soit possible avec un médicament.
    Ou, pour certaines, elles voulaient "être tranquilles" niveau sexe.
    De plus, apparemment peu de femmes accompagnaient leur conjoint lorsqu'ils allaient chercher le médicament. (Je ne sais pas si c'est toujours le cas aujourd'hui.)

    Je suis bien d'accord pour dire que les propos relayés par cet article sont scandaleux (surtout le "bouleversant l'ordre de la société"). Mais je me dis que, peut-être, ces réactions excessives montrent surtout que l'on a du mal à appréhender le plaisir de l'autre sexe, qu'on soit un homme ou une femme.

    Voilà mon avis, j'espère ne choquer personne avec ces propos.
  4. Paulette_Paulette_

    Le 01 juin 2013 à 14:43

    Apparemment, comme relevé sur Slate.fr :

    le "Reproductive Health Drugs Advisory Committee" de la FDA, qui a etudié le cas de l'Intrinsa, est actuellement composé pour moitié de femmes, dont sa présidente. Le "Commissioner of Food and Drugs" à qui il rend ses avis, est une femme depuis 2009.
    Ce ne sont donc pas des hommes qui pensent que les femmes ne doivent pas booster leur libido.

    Ensuite (vu sur Slate aussi), il n'y a pas de comparaison entre le viagra (qui agit sur la circulation sanguine, qui répond à un 'disfonctionnement' physique) et Lybrido (qui devrait agir sur la libido, sur un aspect 'mental').
    Pour les hommes, il n'y a aucun médicament jouant sur la libido. Donc Lybrido est quelque de totalement nouveau pour les femmes et les hommes. C'est pour cela que ça doit être bien étudié (effets secondaires, risques, détournement à éviter, normalisation excessive d'une hypersexualité -chez l'homme et la femme- par les médias, etc).

    Et comme le relève un commentaire : "si le produit est vraiment efficace et peut se dissoudre facilement dans un verre d'alcool, il risque d'offrir ce contrôle à d'autres…".

    Est-ce qu'il s'agirait d'une prescription pour les personnes souffrant réellement de trouble de la libido ? Ou est ce que toutes les femmes pourraient s'en procurer pour "le plaisir" ?
    Je pense qu'il nous manque des réponses pour se prononcer clairement…
    Tant mieux que l'étude se poursuive. Avec tous les médicaments et pillules qui sortent et qui au final sont dangereux, il vaut mieux être sur de ce qu'on nous propose.

    Edit : autre chose… Est ce que cette pilule joue réellement sur la "libido" ? Quel risque de dépendance (puisque ça touche au mental) ?
    Ou est ce ça joue uniquement sur des effets physiques (lubrifiant, relâchement des muscles, ou autre) ? Quels risques à long terme ? (je ne connais pas non plus les risques du Viagra).
    Quels risques accompagné de la pilule contraceptive ? (Les hommes par exemple, puisque tout le monde fait la comparaison, ne prennent pas ce type de pilule en plus du Viagra).

    Je pense qu'il nous (non scientifiques) manque encore énormément d'infos ? Avec tout ce que certains prennent déjà comme contraception, pour le stress, contre les petites dépressions, etc. et qui jouent déjà sur le mental, il vaut mieux que les études soient menées correctement et complètement avant d'être mis sur le marché.
  5. Zizi LaNounouilleZizi LaNounouille

    Le 01 juin 2013 à 17:26

    Je suis un peu sceptique face à certaines réponses. Vous en connaissez beaucoup autour de vous de VOTRE génération qui prennent du Viagra régulièrement?
    Moi je n'en connais aucun.

    Oui on peut souffrir d'un manque de libido, d'un manque d'envie parce que même si on veut être "tranquille" on voit bien le déséquilibre que ça crée dans le couple et c'est pas de temps en temps, ce qui est normal, mais tout le temps, tout au long de l'année et ça pèse sur la construction du couple. Pour moi le sexe est secondaire mais c'est aussi une partie importante de l'intimité (en plus de la complicité, des câlins, des secrets partagés, etc.).
    Certes, j'ai dû faire un effort pour ne pas me sentir encore plus humiliée par la pression d'avoir une sexualité épanouie mais même si je vivais dans une société pré-soixante-huitarde avec un homme patient et compréhensif, je le vivrais mal.

    Et j'avoue que je vis un peu mal aussi certaines réponses de madz qui ne voient pas l'intérêt d'aider les femmes concernées par ce problème, des femmes pour qui ce médicament a été pensé et créé, sous prétexte que ça servirait la domination masculine et nous transformeraient en objet sexuel. :wut:
  6. daffy duckdaffy duck

    Le 01 juin 2013 à 17:33

    Là je crois que j'ai encore raté un épisode. Pour moi c'est différent de ressentir du désir et avoir la réaction physique "approprié". Il me semble que le viagra ne joue que sur la réaction physique pas sur l'aspect psychologique. C'est pour moi complètement différent.
    Si les femmes manquent de désir, est-ce une maladie?
    Après rien ne dit comment agit  cet actif sur le cerveau. Si cela se trouve le désir est trop important et j'imagine ça un peu comme une drogue. La femme en face ne me désire pas je peux lui donner cette pillule elle aura envie de baiser, je serais le seul zizi dans les parages et bingo (une sorte d'élixir de l'amour, oui je craque lol).

    Perso je suis contre les médicaments qui modifient le comportement.
  7. Nomade_Nomade_

    Le 01 juin 2013 à 20:38

    Je venais pour dire ce que beaucoup d'autres Madz ont posté avant moi: une meute de femmes traquant des hommes en mode furtif, en se cachant derrière des poubelles et des voitures avant de se jeter sur eux et de les trainer chez elles par la peau des fesses :cretin:
    Fin je sais pas, peut être que ça plairait aux hommes hein :lunette:


    Spoiler!
  8. greyAgreyA

    Le 01 juin 2013 à 20:50

    Je pense que ce qui inquiète le plus ce n'est pas tant le produit que les dérives possibles (comme pour tout).

    Il y en a déjà avec le viagra après tout. :-)

    (Sans parler, bien sûr, des personnes asexuelles ou n'ayant pas de libido qui le vivent bien, mais ont à lutter contre des médecins et psy qui les considèrent forcément comme malades. C'est aussi une dérive possible. Le problème de tout médicament, c'est qu'on peut potentiellement l'utiliser n'importe comment.)

    Posté par zizi-lanounouille
    Et j'avoue que je vis un peu mal aussi certaines réponses de madz qui ne voient pas l'intérêt d'aider les femmes concernées par ce problème, des femmes pour qui ce médicament a été pensé et créé, sous prétexte que ça servirait la domination masculine et nous transformeraient en objet sexuel. :wut:
  9. PopePope

    Le 02 juin 2013 à 09:49

    C'est drôle parce que je n'interprète pas du tout de la même façon cette citation.
    Ce que j'en comprends, c'est que le produit est tellement efficace qu'il risque d'être problématique dans les heures qui suivent. Du genre, madame le prend pour monsieur le soir.
    Mais le lendemain, madame a encore besoin de sexe (on ne parle plus d'envie…) sauf que monsieur n'est plus avec elle, alors elle va chercher ailleurs sa dose.

    Cette réflexion ne me choque pas plus que ça, car certains médicaments ont déjà amené des hommes et des femmes à se prostituer… Donc c'est compréhensible que la FDA soit frileuse
  10. PopePope

    Le 02 juin 2013 à 12:17

    Posté par theodelinde
    Ton message me gêne un peu parce qu'il donne l'impression qu'on est entièrement victime de nos pulsions! :eh:
    Même si le médicament était trop efficace et qu'on ressentais encore de l'envie à long terme je ne vois pas pourquoi ça pousserai à l'adultère ou je ne sais quoi…

    Dans ton exemple si la femme ressent encore du désir, elle se masturbera ou pourra se retenir sans forcément aller chercher sa "dose" ailleurs…
    On a quand même un cerveau qui est plus fort que nos pulsions, donc non une femme qui n'est pas infidèle à la base et qui n'entend pas l'être ne va pas se mettre à chercher frénétiquement un amant parce qu'elle a pris une pilule!
    La capacité de réflexion et les désirs profonds jouent bien plus que la pulsion physique à mon avis.
    Dire le contraire c'est un peu présumer qu'on est prisonniers de pulsions "primitives" et ça légitime presque les gens qui disent "il ne faut pas provoquer les pulsions des hommes en se baladant en jupe, sinon ils ne pourront pas se retenir de vous violer" ou ceux qui profitent d'être un peu pompette pour justifier un comportement (et je parle pas d'être ivre mort/inconscient, mais boire quelques verres ne te fera pas faire quelque chose que tu ne voudrait profondément pas! Comme l’hypnose, tu ne pourra pas faire faire quelque chose à laquelle la personne ne consent pas)! :erf:

    Toutes les filles célibataires "en manque" ne se jettent pas sur les hommes dans la rue. Donc une femme qui a un désir trop faible à la base ne va pas le faire non plus parce qu'elle a avalé un médoc. On a le choix de décider nos actions et nos principes, notre morale sont plus forts que juste nos hormones!

    —-

    Sinon je ne comprend pas trop la dernière partie de ton message? Tu parle de quoi exactement?

    Des toxicos qui se prostitueraient pour payer leur dose? Là c'est un problème lié à l'addiction et le fait d'être prêt à tout pour se procurer le produit, de cette manière là ou d'une autre… Donc pas vraiment de rapport selon moi.

    Mais des gens qui auraient pris du viagra et se prostituent pour assouvir leur désir…? ça me semble hautement improbable quand même! :confused:
    Enfait, si tu étudies le vidal, tu remarques que beaucoup de médicaments ont induit des comportements "anormaux" comme effets indésirables: achats compulsifs, addiction aux jeux,… et addiction au sexe. Des patients sont allés jusqu'à se prostituer pour assouvir leurs besoins et leurs proches ont porté plaintes contre les fabricants de ces médicaments (je pense notamment aux médicaments anti Parkinsoniens).
    Alors oui, je pense que nos pulsions naturelles sont plus fortes que notre pensée. Sinon, pourquoi ces patient(e)s ne se seraient pas simplement masturbé(e)s?
    Et pour les filles "célibataires en manque" dont tu parles, certains ont des "plans culs réguliers". Preuve que la masturbation ne leur suffit pas.

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