Trois astuces psychologiques pour devenir de meilleures sportives

Devenir une meilleure sportive grâce à la psychologie, c'est possible ! La preuve avec ces trois conseils.

Trois astuces psychologiques pour devenir de meilleures sportives

Dimanche dernier, je me suis levée à l’aube, plus ou moins volontairement, pour aller faire du sport.

J’étais en train de pédaler et de souffrir atrocement lorsque le coach a hurlé que là, il fallait qu’on soit à 80% AU MOINS et qu’on allait finir AU MENTAL (les capslocks, c’est pour l’effet dramatique). Moi, j’avais dépassé mes 100% à peu près 5 minutes après le début du cours et j’étais persuadée de vivre mes derniers instants, mais étrangement, cette histoire de pourcentages et de mental m’a refilé un peu de courage et m’a permis de terminer le cours vivante.

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Le lendemain, lors d’un cours de Pilates barbare et non désiré, j’ai dit à la prof que moi, là, en m’entortillant le pied dans sa sangle, j’avais drôlement mal. Je crois que je l’ai un peu saoulée, parce qu’elle m’a regardé en levant un sourcil et m’a dit que si ça faisait mal, c’est que ça travaillait (son sourcil sous-entendant assez clairement que si je faisais un peu plus de sport, je saurais ça). J’étais à peu près sûre que cette douleur n’était absolument pas normale, mais j’ai fermé ma bouche et j’ai continué l’exercice, quitte à me péter la rotule.

Ces deux expériences chelou m’ont donné envie de fouiller dans ce que dit la psychologie à propos du sport : quels trucs nous permettent de faire du sport et de dépasser un peu nos capacités ? Comment peut-on « améliorer » nos performances, capacités, expériences ?

Pour faire du sport, la musique est ton alliée

Une flopée de chercheurs-es nous l’ont affirmé : écouter la bonne musique pendant une séance de sport serait bénéfique de plein de façons différentes.

Costas Karageorghis, psychologue du sport, a observé 9 000 participant-e-s à un marathon pour étudier leurs réactions aux rythmes musicaux – certain-e-s écoutaient un mix de musiques live, d’autres leurs propres playlists.

Pour le psychologue, quatre facteurs contribuent à transformer une musique en outil pour améliorer nos séances sportives : le rythme de la chanson (lié au nombre de « beats » par minute, et la manière dont ces beats se synchronisent avec notre cadence et notre rythme cardiaque), la musicalité (mélodie, harmonie), l’impact culturel et l’association. Autrement dit, les deux premiers facteurs sont liés à la structure de la musique, et les deux derniers ont à voir avec notre interprétation de la musique, notre histoire, nos préférences…

Figurez-vous, donc, que lorsque les « beats » par minute sont synchronisés avec le rythme de notre exercice, nous serions plus efficaces. Ce n’est pas tout : les recherches ont également montré que les gens qui pédalent en musique auraient besoin de moins d’oxygène, auraient moins l’impression de faire un effort difficile, et verraient leur endurance s’améliorer !

Finalement, si nous enchaînions Rage against the Machine et Taylor Swift, nous pourrions bien devenir les maîtres•ses de l’elliptique.

Avoir conscience de toi et rester optimiste fera de toi un-e champion-ne

Enfin, si tu veux être champion-ne : après tout, si tu veux juste courir quelques mètres pour te dégourdir les jambes, c’est cool aussi, hé ! Ces deux conseils sont donnés par Daniel Gould, psychologue du sport, qui tirent ces astuces des expériences d’athlètes médaillés.

Pour Gould, la tendance à l’optimisme pourrait permettre aux athlètes d’avoir du succès aux Jeux Olympiques… et à nous autres d’améliorer nos vies quotidiennes. Dans le sport, l’optimisme permet de créer ou maintenir notre motivation : en restant persuadés que nous pouvons « faire mieux », nous prenons soin de notre motivation. Puisque l’on peut mieux faire, puisque l’on peut s’améliorer, alors nous ferons les efforts nécessaires.

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Daniel Gould souligne que pour que l’optimisme aide vraiment à s’améliorer, il doit être accompagné d’une « conscience de soi » : se connaître, connaître ses défauts, ses petites failles, ses atouts, ça permet de s’ajuster et de mieux travailler.

De l’importance du MENTAL

Comme le hurlait le coach dimance matin (à l’aube) (j’insiste parce que c’était la première fois DE MA VIE que je faisais du sport à l’aube – et ce sera la dernière, d’ailleurs, qui souhaite avoir envie de dégobiller son chocolat chaud ?), le sport, ça se fait AU MENTAL.

Souvent, lors d’un effort intense (un marathon ou 30 minutes de vélo, c’est selon), arrive un moment où vous sentez que vous ne pouvez plus avancer, que votre corps démissionne. Au sein de la communauté scientifique et sportive, ce moment donne lieu à un tas de débat : est-ce un phénomène physiologique ou psychologique ? Est-ce notre corps qui n’en peut plus, ou notre cerveau ?

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Mon objectif est de courir jusqu’à la lune.

La réponse se situe un peu entre les deux : pour le chercheur Samuele Marcora, lorsqu’on pense ne pas être capable de faire un pas de plus, notre cerveau pourrait en fait cacher une réserve d’énergie. Pendant ce moment où vous risquez de lâcher, d’abandonner l’effort, le système neuromusculaire pourrait en fait continuer… Cette sensation serait liée à un mécanisme d’adaptation qui permettrait de prévenir l’effondrement.

Sur son blog, Dan Peterson propose un exemple : imaginez que lors d’une course, une athlète se trouve loin devant les autres. L’une des athlètes suivantes est convaincue qu’elle ne peut plus rien donner, que son corps la lâche : c’est une façon de se préserver. Soudainement, elle aperçoit une troisième athlète qui s’approche dangereusement et pourrait la dépasser… Paf : elle bascule dans le mode compétitif et trouve une source d’énergie ! Finalement, son corps avait encore quelques réserves, et son cerveau lui a permis d’aller les chercher.

En fin de compte, pour travailler notre endurance, pour améliorer nos performances, il faut à la fois entraîner nos corps et nos esprits… et mettre la bonne musique !

Pour aller plus loin…

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Voici le dernier commentaire en date :

  • MisSleepingBeauty
    MisSleepingBeauty, Le 1 janvier 2015 à 22h44

    Hello,

    Je viens de découvrir ce post et j'aime bien le principe de se motiver ensemble.

    J'ai fais 12 ans de natation et après avoir arrete deux ans et avoir perdu pas mal de muscle, je me suis inscrite à une salle de sport, résultat:Prise de 8kg de muscle en 8mois. Ma graisse s'est retransformer en muscle. La j'ai décidé de me mettre a Insanity pour sécher un peu.

    Mon conseil pour toi @nka, prends toi en photo, fais ton sport pendant 2 mois etre prends toi en photo près. Tu verras, quand tu vois les résultats, tu as envie de continuer. Moi j'ai eu quelques baissés de motivation dans l'année mais Max au bout de 2 semaines, je reprends.

    Je me motive également en regardant les photos de filles avec des super beaux corps grâce au sport( et bien sûr aussi l'alimentation) sur Instagram. Du coup, quand j'en ai marre, je regarde et je me dis que je veux etre comme elle et je continue.

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