Sleek et sa Primer Palette : le buzz raté

Il y a quelques jours, Sleek faisait baver les beautystas grâce à sa nouvelle palette : la Primer Palette. Oui, mais non. Ou comment ce lancement en grandes pompes s'est suivi d'un flop.

Sleek et sa Primer Palette : le buzz raté

Pour celles qui ne connaissent pas, Sleek est une marque de maquillage qui propose des couleurs démentielles pour des prix riquiqui. En 2009/2010, l’engouement est né pour cette marque peu connue grâce à ses fameuses palettes : des petits bijoux composés de 12 fards très pigmentés, de bonne qualité, au prix imbattable de 8€50. Certes, ça creasait un peu en fin de journée, sans base. Certes, on comptait bien quelques chutes de produit lors de l’application. Mais jamais une marque n’avait pu proposer des palettes si performantes et transportables pour le prix.

Très vite, la marque sent que tout son potentiel repose sur ces fameux écrins : de nombreuses palettes voient le jour, certaines en éditions limitées qui s’arrachent littéralement sur le site, et d’autres en collection permanente. Les deux dernières palettes à avoir vu le jour sont la Bad Girl (un camaïeu de couleurs foncées), et la Good Girl, une surprenante palette de… roses. Certaines s’en servent d’ailleurs comme palette à blush (y’a pas de petits profits !).

Espérant créer le buzz, Sleek lance alors la Primer Palette, présentée comme une indispensable. En gros, cette palette serait composée de 12 fards « bases », permettant de faire tenir les fards poudreux, et de les rendre plus intenses. Alléchant, quand on connait le prix d’une base pour paupières, et surtout quand ces primers Sleek sont présentés comme des alternatives aux Paint Pot de Mac, fard gras et crémeux et faisant tenir le maquillage toute la journée. Paint pot seul : plus d’une dizaine d’euros. Les 12 fards de la palette : comme toujours 8€50. C’est parti pour rêver.

sleek primer paletteOui mais. Grossière erreur : les fautes de traduction sont nombreuses dans le communiqué (les fards feraient « durer le mascara », wtf ?, « douze couleurs d’amorcé », wtf bis), faisant un peu passer la marque pour tout sauf des pros. Les clientes, certaines encore traumatisées par l‘énorme cafouillage de l’opération -50% sur l’e-shop, commandent dés l’aube la dite palette en espérant que réparer les erreurs du passé…

Et la sauce ne prend pas. La palette est une vraie daube. Les fards sont tellement gras qu’ils ne peuvent pas être utilisés en base. Les couleurs sont nommées à l’arrache (le pêche est ainsi nommé « Noir », et le bleu « Ultra Violet ») et la qualité n’y est tout simplement pas. Sur internet, c’est déjà la levé de boucliers : Sleek s’est encore foutu de nous.

Après une opération désastreuse sans aucun geste commercial de leur part, Sleek s’enfonce un peu plus avec une palette foireuse dont le lancement ressemble à un plouf en bonne et due forme.

Alors, faut-il déjà enterrer cette marque pourtant prometteuse ? On me dit que la palette Bad Girl est toujours disponible chez Sephora. Et qu’elle est très belle, elle. Jusqu’à la prochaine erreur.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Aube
    Aube, Le 26 février 2011 à 0h45

    Sortir une palette pareille sans mode d'emploi c'est juste débile... Faut avoir un coup de main pour utiliser des fards gras; C'est un truc de make up pro. de Théatre meme...
    Bref, sans mode d'emploi et avec une mauvaise traduction, c'est normal que ca soit un flop....


    pour info: un fard gras se pose, se dégrade et se fixe à la poudre libre transparente PUIS, après, on repasse avec un fard de couleur identique histoire de renforcer la couleur qui a été affadie par la poudre libre transparente( incolore si tu préferes)

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