La sexualité positive, c’est l’avenir : voici comment vous y mettre !

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La sexualité positive vous aidera à être plus à l'aise avec le sexe, avec vos fantasmes, vos désirs, vos partenaires... Voici comment y arriver !

La sexualité positive, c’est l’avenir : voici comment vous y mettre !

Adolescente, je voyais la sexualité comme un chemin pavé d’œufs. Quoi que je fasse, j’avais l’impression qu’on me demandait de mettre ma réputation en jeu.

Voulais-je être sexuellement active et risquer d’être traitée de « pute » ? Ou bien rester une « sale vierge » ?

Et comme si cela ne suffisait pas, j’avais une pression supplémentaire. Je pensais que si je me mettais au sexe, une chose était primordiale : être bonne à ça. Je voyais le cul comme une performance, et il était hors de question pour moi d’échouer à la tâche.

En bref, je n’étais pas du tout à l’aise avec la question.

Bonne nouvelle : je me suis aujourd’hui détachée de toutes mes craintes et j’ai développé une sexualité positive. C’est-à-dire que je kiffe, je ne me prends plus la tête et surtout, j’ai bien intégré le consentement.

Double bonne nouvelle : je suis officiellement en charge de la rubrique sexe de madmoiZelle. À ce titre, je n’ai qu’un souhait, c’est que personne ne se sente mal vis-à-vis de sa sexualité.

Voici donc mon manifeste pour une sexualité plus bienveillante.

Le consentement est TRÈS important

Plus jeune, j’ai entendu des centaines de fois ce qu’il fallait ou ne fallait pas faire pour être un bon coup, mais jamais on ne m’a jamais parlé de consentement. Pourtant, c’est la base.

On a tou•tes le droit d’aimer, ou pas, une pratique. De vouloir ou de ne pas vouloir la pratiquer. Il est primordial de s’assurer que toutes les personnes qui participent à une activité sexuelle en ont envie.

Un non veut dire non. Un oui clair veut dire oui. Considérez un « je sais pas » ou une personne qui tergiverse comme un non.

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Assumez vos goûts (et n’en ayez pas honte)

En matière de cul, il faut garder en tête que les goûts sont très personnels.

Alors au diable les idées reçues. Gardez en tête qu’il n’y a pas de honte à ne pas être attiré•e par le sexe, ne pas aimer certaines pratiques vues comme basiques, comme le sexe oral ou la levrette.

De même, aspirer à une sexualité plutôt classique est tout aussi honorable que de vouloir tester plein de pratiques plus originales. Si vous aimez le missionnaire, tant mieux pour vous, et si vous préférez le BDSM, grand bien vous fasse !

Enfin, on peut aimer tous les genres, quel que soit son genre. Ça ne veut pas dire que tout le monde est attiré par tout le monde, juste que c’est une possibilité.

J’encourage chacun•e à faire ce qu’il/elle veut, quand il/elle le veut, tant que tout le monde est consentant.

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La performance, c’est relatif

En sachant tout cela, rappelez-vous qu’il ne sert à rien de pratiquer quelque chose juste pour raconter aux autres que vous avez tenté ça. C’est simple, faites des choses parce que vous avez envie de les faire.

Si vous vous lancez dans une nouvelle pratique et qu’il s’avère que vous n’êtes pas très doué•e en la matière, ce n’est pas grave.

Le sexe c’est un peu comme n’importe quel sport : il faut parfois se planter pour s’améliorer. Et puis, à force d’expérience, on finit par s’améliorer !

J’encourage au passage la curiosité : vous souhaitez aller plus loin, tenter des choses ? Allez-y, parlez-en à votre partenaire et s’il/elle est partant•e, faites-le !

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Ne jugez pas les autres (et ne vous jugez pas vous-même)

Pour que la sexualité se passe bien, il faut être ouvert d’esprit à de nombreux cas de figures. Certaines personnes sont à l’aise avec leur sexualité, d’autres pas du tout. Tout le monde pratique le cul à sa manière. 

Rien ne sert de juger votre ami•e qui n’aime pas trop le sexe, tout comme rien ne sert de juger cette personne qui annonce avoir besoin de coucher deux fois par jour minimum pour se sentir bien.

Ne jugez pas les gens parce qu’ils ont des goûts radicalement différents des vôtres.

De même, si vous aimez une pratique en particulier, c’est très bien. Ce n’est en revanche pas pour autant que les gens qui ne l’aiment pas sont des nuls. Et si vous n’aimez pas quelque chose, il ne sert à rien de vouloir faire culpabiliser celles et ceux qui l’apprécient.

Enfin, soyez bienveillant•e dans votre propre rapport au cul. On ne choisit pas son orientation ou ses goûts, alors rien ne sert de se torturer !

Aimez-vous comme vous êtes. D’ailleurs, vous avez de la chance : avec Internet, vous verrez que vous n’êtes probablement pas seul•e à être fétichiste des chatouilles.

La communication, maître mot d’une sexualité positive

Pour finir, la chose la plus importante pour avoir une sexualité positive est de communiquer avec son/ses partenaire•s. Qu’est-ce que vous aimez, qu’est-ce que vous n’aimez pas, vers où vous voulez aller et vos limites : dites tout.

Guidez l’autre quand il/elle semble perdu•e, demandez de l’aide quand vous ne savez pas comment faire.

Tout cela vous évitera de découvrir par hasard au bout d’un an de relation que ce petit mouvement que vous faites depuis le début ne plaît en fait pas du tout à l’autre. Ceci est une histoire vraie, et c’est peut-être aussi la genèse de pourquoi je me suis lancée dans cette idée de sexualité plus positive…

Maintenant que tout cela est dit, partons ensemble sur l’autoroute de la baise cool, saine et bienveillante ! 

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Eh oui, c’est vrai, je prends les rênes de la rubrique cul !

N’hésitez pas à poster dans les commentaires les types d’articles que vous aimeriez voir dans cette rubrique, je m’en inspirerai.

Commentaires
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  • Skippy01
    Skippy01, Le 8 août 2017 à 23h45

    Spoiler: HS (ou presque)

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