Josée l’Obsédée croise la route d’un mégalo, et c’est pas jojo

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Parfois, Josée n'est pas contre une partie de jambes en l'air avec le premier match Tinder venu. Sauf que cette fois-là, c'est une mauvaise pioche...

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Qui est José·e l'Obsédé·e ?
C’est le nom de plume que n’importe qui peut prendre pour raconter une partie de jambe en l’air un peu spéciale, quel que soit votre genre ! (Les hommes aussi sont bienvenus, donc !)

Tu as vécu des histoires de sexe qui mérite d’être entendues selon toi ? Des anecdotes insolites, amusantes, sérieuses, surprenantes, différentes ou communes ? Et si tu (te) racontais sous la plume de José·e L’Obsédé·e ? Envoie-nous un mail à jaifaitca [at] madmoizelle.com avec « Josée L’Obsédée » en objet.

J’ai rencontré ce mec sur un site de rencontre. Sortant d’une récente rupture, j’enchaîne les plans à tout va.

J’espère tomber sur un bon profil qui deviendrait un plan cul régulier, parce que bon, on a beau être célibataire, le sexe, c’est la vie.

Le type a 37 ans et occupe un poste à haute responsabilité. Les photos ne me plaisent pas plus que ça, mais nous échangeons quelques messages, puis nos numéros. Il m’appelle aussitôt car il a manifestement du mal à écrire sur une tablette.

À 37 ans, putain, j’ai pas envie de voir comment il se débrouillera avec les nouvelles technologies à 40 ans.

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Cependant, il a une voix très sensuelle, et comme je suis très sensible aux voix, ça me fait un effet dingue.

Les derniers messages que je reçois avant d’arriver me refroidissent quelque peu :

« J’espère que ça ne te dérange pas les mec très musclés ? »

Je sens que le mec s’aime beaucoup. Est-ce que moi, je lui envoie : « J’espère que ça ne te dérange pas, les gros seins ? » ? La réponse est non.

Lorsque j’arrive chez lui, il est en plein coup de fil pour le boulot. Je le regarde à la dérobée.

Il n’est pas très grand, mais, quand il enlève ses lunettes, il n’est plutôt pas mal. Il finit enfin son coup de fil.

Portrait robot du mégalo

Je m’installe dans son canapé, pendant qu’il va nous chercher du vin. Je le vois s’affairer dans sa cuisine. Il a manifestement laissé tomber quelques gouttes par terre, et met un temps infini à tout nettoyer. Il est maniaque, et ça se voit à l’état de son appartement.

Il ramène nos verres, puis la bouteille, parce qu’il veut absolument me montrer qu’il a ouvert une bonne bouteille.

Nous parlons, de lui essentiellement. Il me fait visiter son appartement, il en est très fier.

C’est vrai qu’il est très grand, mais je n’aime pas la manière qu’il a de sous-entendre son prix. Il me laisse entendre qu’il a environ un million d’euros de côté, et je n’apprécie pas que l’on essaie de m’impressionner avec ce genre de considérations.

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C’est un passionné de musique. Il a des enceintes un peu partout chez lui. Nous commençons à nous chamailler pour son stylet (ouais, le mec a 37 ans et utilise un stylet, j’aurais vraiment dû me méfier…), que je refuse de lui rendre, par jeu.

Il s’interrompt pour nous nous mettre du Michael Jackson, et se met à danser dessus. Je ne sais pas si je trouve ça ridicule ou drôle.

Puis il tente de récupérer son stylet. Je suis coincée dans l’angle de mon canapé, il se met sur moi et m’embrasse.

Nous nous caressons, sans que je ne lâche le stylet, et continuons notre bagarre alors qu’il tente de le récupérer. À un moment, le stylet se démonte, et il a l’air vaguement embêté.

Son côté maniaque qui ressort, je lui abandonne l’objet, et nous continuons nos caresses. Il est très musclé, effectivement.

Nous nous déshabillons, toujours sur son canapé. Je vais le sucer, et il semble profondément apprécier. À plusieurs reprises, je lui demande de me caresser. Il ne le fera pas.

Gros égo, quid de la performance ?

Nous sommes toujours sur son canapé. Il va chercher un préservatif, et l’enfile. Il se met sur moi et me pénètre. Rapidement il me retourne et me prend à plat ventre.

Il a besoin d’être beaucoup stimulé par la parole. Il me demande qui était au courant que je venais le voir. J’ai une collègue qui était vaguement au courant, donc je lui dis oui.

Il me demande comment si je vais lui raconter comment il est. Je me prête au jeu, sentant à quel point il est excité, excité par son image, par ce qu’on peut penser de lui, par ce que je pourrais raconter sur lui.

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Donc je lui dis que je raconterais à quel point il était musclé, à quel point il en avait une grosse.

Il me relève les hanches pour me mettre en levrette tandis que je continue à lui dire tout ce que je dirais à mon amie. Ça lui fait un effet de dingue. Je me prête au jeu, mais je n’ai plus beaucoup d’espoir qu’il s’occupe de moi.

Pourtant, par message, il avait l’air d’être plus porté sur les préliminaires et plus soucieux du plaisir de la femme. Ça m’apprendra à me méfier.

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Le canapé n’est pas très confortable. Brusquement, le gars s’arrête net. Je lui demande ce qu’il se passe, il me dit d’attendre et je sens la panique dans sa voix.

J’ai peur que le préservatif ait craqué. Il se retire doucement, s’allonge sur le ventre de l’autre côté du canapé. Le préservatif n’a pas craqué. Le mec s’est fait un claquage.

Il est hyper sportif, il s’entraîne pour le semi-marathon et pour le marathon de Paris et il vient de se faire un putain de claquage en me prenant en levrette.

Coucou le malaise

Il reste allongé quelques minutes, tandis que je lui demande à plusieurs reprise ce que je peux faire. Manifestement rien. Toujours allongée sur son canapé, recouverte d’un plaid, je pars dans un fou rire incontrôlable.

Il se lève finalement pour aller dans la salle de bain. J’en profite pour me rhabiller. J’essaie d’aller le voir dans la salle de bain, mais il m’en bloque l’accès et me disant qu’il arrive.

Alors, je me commande un taxi, enfile mon manteau, mon écharpe et mon bonnet. Il sort de la salle de bain, nu. Je lui dis que je pars, il me demande « maintenant ? ». Euh, oui, maintenant. Je préfère attendre dehors dans le froid plutôt que prolonger un moment gênant. 

Je descends. Seule, sur le trottoir, à attendre mon taxi, je me remets à rire.

Pas une seule seconde il ne m’a caressée ou léchée. Ça a été un mauvais coup pour moi. Comme quoi, il y a parfois une justice…

Tu viens de lire un témoignage sur le vrai sexe de la vraie vie comme dirait Cy. Il ne reflète pas la réalité absolue parce que les expériences sexuelles sont loooooin d’être universelles.

Pour aller plus loin, voici ce que tu peux trouver sur madmoiZelle.com :

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Josée L'Obsédée

Josée l'Obsédée n'est pas qu'une personne (sinon, elle aurait eu 17 premières fois et 6 sodomies ratées, ce qui fait beaucoup pour un seul corps). C'est la plume des madmoiZelles voulant nous parler de leurs plus folles histoires au lit... ...et au fait, peut-être es-tu toi aussi une Josée l'Obsédée dans l'âme ? Si oui viens témoigner !

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Commentaires
  • Aalia
    Aalia, Le 4 mars 2018 à 13h09

    Hahaha, j'ai déjà eu droit aussi au mec qui se la pète avec l'argent, c'est même pas allé jusqu'à la baise !

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