Mes bonnes résolutions cinéma de l’année 2018

Par  |  | 40 Commentaires

Nouvelle année, nouvelles résolutions. Kalindi dresse la liste de ce qu'elle aimerait faire en 2018 et qui concerne le cinéma (car c'est le sujet de sa rubrique).

Mes bonnes résolutions cinéma de l’année 2018

Je ne sais pas toi, mais moi j’ai tendance à ne JAMAIS faire de listes.

D’ailleurs, j’ai globalement tendance à ne pas du tout m’organiser. Dans aucun domaine.

Car même la nullité requiert une certaine rigueur ! 

En témoignent :

  • Les 92 tasses qui traînent sur mon bureau depuis 6 mois. Ceci n’est pas une blague. Je suis même mère de plusieurs champignons, qui étendent leurs alvéoles verdâtres sur le fond desdits objets. Je leur ai tous donné des noms. Parmi lesquels Philémon, Alphonse Brown, et Patrick Fiori.
  • Mes oublis constants de rendez-vous avec mes amis. Ce qui débouche forcément sur des télescopages calendaires de type : 8 personnes qui prétendent m’attendre dans des bars différents parce que « on avait dit qu’on prenait l’apéro ! ».
  • Mes « bons pour manucure dans le bar à ongles de votre choix », qui traînent dans mon sac alors qu’ils sont périmés depuis janvier 2013.
  • Mon tancarville qui supporte douloureusement le poids des fringues s’accumulant depuis 2 semaines, car vas-y je le ferai demain.

Bref, le récit de mon incompétence dans à peu près tous les domaines de l’organisation serait bien trop long pour que je te le détaille maintenant.

La même incompétence que cette dame.

Toujours est-il que ce matin, la sagesse m’a frappée de plein fouet. J’avais 25 ans, on était en 2018 et j’étais une adulte bon sang. Alors il était grand temps de devenir une personne organisée.

Et pour moi, ça signifie faire des listes, avec des points, des sous-parties, des couleurs, et tout le toutim…

Voici donc LA PREMIÈRE LISTE DE MA VIE : celle de mes bonnes résolutions cinéma de l’année 2018.

Être encore moins snob

« Quoi ? Qui a dit ça ? ». 

Lorsque je suis arrivée chez madmoiZelle, il y a environ 6 mois, je vous ai écrit une lettre.

Un article dans lequel j’ai mis tout mon coeur. Je me présentais, et vous racontais mon parcours, mes envies, mon travail, et surtout vous parlais de mes goûts en matière de cinéma.

Je vous avouais aussi et surtout être une ancienne snob. De celles que je déteste aujourd’hui.

J’avais tendance à n’aimer que les petits films d’auteur, et me gargarisais d’avoir vu le petit drame bulgare de mon cul sur la commode, sorti uniquement dans une salle d’une rue même pas connue de Paris.

Bref, j’étais une connasse.

Et puis avec le temps, et les rencontres, mes envies de cinéma se sont déliées.

J’ai commencé à m’ouvrir. Et j’ai découvert que le cinéma n’avait d’intérêt que s’il était pluriel et force de propositions.

J’essaie désormais « d’aimer tous les films, et pas seulement les films que j’aime ».

Sauf ceux de cet individu dont je tairai le nom, mais dont cette simple photo trahit la modestie. 

Bon allez j’avoue : j’ai quand même passé énormément de temps à trier en 2017. J’ai refusé d’aller voir tout un tas de films que je considérais « trop au ras des pâquerettes ».

Et je ne suis pas fière, crois-moi.

Toutefois, j’ai été voir plein de blockbusters, et j’ai même ri à une blague de Dany Boon. (Non je déconne.)

Et cette année sera celle du changement, c’est décidé ! Alors, le snobisme, je lui saute dessus à pieds joints avec mes Buffalos. Je l’étripe. Je lui réserve le même sort qu’Oberyn Martell sous les doigts de la Montagne.

Bref, de snobisme il n’y en aura plus dans ma vie, ni dans mes articles.

Et c’est très bien comme ça !

Arrêter de mépriser les goûts cinématographiques de Clémence Bodoc (ma cheffe adorée, coeurs sur elle)

Ce point découle forcément du premier.

Je vais arrêter de me moquer (avec amour, humour et diligence bien sûr) de ma cheffe Clémence Bodoc, dont j’adore parfois railler les goûts.

Car les films sur la danse, le chant, et le patin, c’est très bien aussi !

Si tu me lis Clémence, et tu me liras sûrement, sache que je t’aime comme Roméo aime Juliette (le sexe en moins), comme Elizabeth Bennet aime Fitzwilliam Darcy, et même comme les héroïnes de The Bold Type s’aiment entre elles (The Bold Type = pire série ever). 

Oh pardon, j’ai rechuté ! [Note de Clémence : cette discussion n’est pas terminée… THE BOLD TYPE C’EST GÉNIAL!]

Regarder Full Metal Jacket

Non je l’ai pas vu. Arrêtez de me juger.

On peut être rédactrice cinéma et n’avoir jamais vu le chef-d’oeuvre (il paraît) de Stanley Kubrick ! Non ? On ne peut pas ? Ok, je démissionne.

D’ailleurs, si je ne devais tenir qu’une seule résolution, ce serait celle-là : voir tous les films cultes à côté desquels je suis passée.

Et il y en a plein. Car mon jeune âge ne me permet pas d’avoir tout vu (notez comme je maitrise l’art de me dédouaner).

Alors en 2018, je vais enfin prendre le temps de regarder Full Metal Jacket, Le Bon, la brute et le truand, Une nuit en enfer, et tous les autres.

Je vais m’y mettre dès ce soir d’ailleurs.

N’hésite pas à me faire des suggestions dans les commentaires ! Je serais ravie de te piquer des idées.

Vous faire découvrir plein de films

Ce gif n’a aucun rapport. Mais je trouve que mes articles manquent globalement de Nicolas Cage.

Car c’est mon travail et que je le chéris chaque jour davantage.

Aller au cinéma, vous parler de mes coups de coeur, écrire pour vous (et avec vous dans les commentaires). C’est un bonheur que je compte bien prolonger le plus longtemps possible.

Laisser une chance à l’autre connard de Michael Bay

Non je déconne.

Allez, salut !

À lire aussi : Les 17 films qui nous ont marquées en 2017

Commentaires
  • L'atrabilaire
    L'atrabilaire, Le 9 janvier 2018 à 11h17

    @DarkVador-au-sauna Si si, c'était peut-être pas clair, mais je disais que je comprenais bien qu'on compare au sein d'un même genre, que ça paraissait plus facile et logique. Mais je pense aussi qu'il n'y a pas rien avoir entre différents genres, qu'il y a des caractéristiques intrinsèques dans tout art qui porte du coup en lui-même ses propres exigences, et qu'en ce sens on peut très bien comparer un film dramatique et une comédie. Par contre je ne prônais pas spécialement le fait de hiérarchiser les genres en eux-mêmes. Je ne pense pas du tout qu'il y aurait un classement évident. Mais je pense que c'est possible aussi, que ou cela se fait par rapport a un contexte historique large où on verrait des constantes, où alors dans un contexte donné justement (ex : dire que la comédie aujourd'hui en France est extrêmement pauvre), ou cela peut aussi se faire naturellement à force de voir des films, il y a des genres que l'on estime plus que d'autres justement parce qu'ils répondent davantage à nos critères. Peut-être qu'il y a des genres que j'estime moins que les autres parce que j'attends d'un film une espèce de totalité, et si la majorité des films d'action ne sont pas très stimulants intellectuellement, ou même les films d'horreur par exemple, et bien cela va m'ennuyer, et ne pas répondre à ce que j'attends du cinéma.
    Et pour les blockbuster d'auteurs : Mad Max Fury Road, Les dents de la mer, certains Verhoeven, Nolan, Carpenter... C'est à débattre ensuite, mais dans le milieu du cinéma ils sont reconnus aussi comme des films d'auteurs.

    Rapport au Nô :
    L'absolu en l'occurrence il est pas tant dans des goûts précis, aimer tel ou tel film, tel genre, de tel pays, mais dans le rapport à un art.
    Et c'est pas un absolu factuel (est-ce que tout le monde a le même rapport à l'art ?) mais idéel (est-ce qu'il n'y a pas un seul bon rapport à l'art ?).
    Je comprends que ça semble présomptueux, mais c'est juste parce qu'on a pas l'habitude de hiérarchiser dans ce domaine, et que comme l'art on se dit que c'est futile ben vaut mieux embêter personne pour éviter les bagarres en plus :cretin: Mais au fond c'est tout aussi présomptueux que de penser qu'il y a des absolus en politique ou dans n'importe quel domaine ! La confusion vient du fait qu'il y a une part de sensible et de subjectivité dans l'expérience esthétique, mais ça ne veut pas dire pour autant que cela tombe totalement sous le coup de la relativité et qu'il n'y a aucune vérité.
    Mais après oui il y aura toujours des facteurs culturels et sociaux qui pourront faire relativiser les absolus, mais comme on ne fait que baigner dans le relativisme en matière d'art aujourd'hui, je prends le contre-pied. Parce que je trouve ça plus intéressant, et parce que je reste persuadé qu'une forme d'universalité est plus prégnante en art.

    Oui du coup c'est bien ce que j'avais compris pour l'effet sympa. Mais donc de même, remonter le moral ou faire sourire ne suffit pas pour un moi à faire d'un film qu'il soit bon (ou pas si mauvais).

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Désactive ton bloqueur de pub ou soutiens-nous financièrement!