Pourquoi mon rapport aux autres me pose autant de problèmes ? #62jours

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Panne d'inspiration, ou refus d'obstacle ? Le 32ème jour des #62jours a été difficile à écrire... Qu'est-ce qui a changé ?

Pourquoi mon rapport aux autres me pose autant de problèmes ? #62jours
Clémence veut mettre à profit cet été pour développer 62 réflexions introspectives, dans le but de devenir sa meilleure alliée… et donc une meilleure version d’elle-même. Rendez-vous tous les jours sur #62jours pour devenir meilleure : un exercice de développement personnel en pratique.

Précédemment dans #62jours : 3 questions que je ne me pose pas assez souvent

Aujourd’hui, ça fait 31 jours que je me regarde le nombril. J’ai appris beaucoup de choses sur moi-même, et déposé tout au long de ce chemin une partie non négligeable des poids morts que je traînais avec moi, s’en m’en rendre compte.

L’intérêt de tout ça, c’est pas seulement d’être mieux avec moi-même, c’est aussi d’être plus à l’aise dans mes relations avec les autres.

Si j’ai du mal à trouver mon sujet, aujourd’hui, c’est peut-être que je commence à avoir fait le tour de mon nombril… Et qu’il est temps que je m’intéresse à mon rapport aux autres.

Facile à dire… Mais plus compliqué à mettre en oeuvre. Mais pourquoi ?

Laissez-moi tranquille

Ce matin, à 7h00, je suis allée faire une lessive. J’ai eu l’idée de mon sujet du jour. À 9h, il fallait faire démarrer la journée. Oups, plus le temps d’écrire avant la pause dej’… Que je n’ai pas passée à avancer sur mon article.

17h45, il faut me rendre à l’évidence : ça ne vient pas. Ou plutôt, je fais tout pour éviter de m’y mettre. Tout était plus intéressant, plus urgent, plus important qu’écrire ce billet.

Sachant que je mets en moyenne 25 à 30 minutes pour dérouler mes #62jours, j’en conclus qu’il y a vraiment un truc qui coince, aujourd’hui…

…D’où cet intertitre passif-agressif totalement gratuit. (Désolée).

Pourquoi ça pique, aujourd’hui ?

Au fond de moi, je sais que l’étape suivante de mes réflexions, c’est de changer de perspective. Il faudrait que je passe le focus de moi-même, à ma relation aux autres.

Là, présentement, je vais beaucoup mieux dans ma vie. Tout roule Raoul. Les perturbations sont extérieures, ce ne sont plus mes propres émotions, mes propres sensations qui me bouleversent et m’échappent.

Je me faisais la réflexion de ce matin, quand j’essayais de m’écouter, justement. J’avais envie de me dire « parle plus fort, j’entends pas ce que tu as à dire, aujourd’hui ! »

Mais c’est peut-être parce que je n’ai rien de spécifique à me dire, aujourd’hui. Je commence à tourner en rond… Je m’en rends compte, et je sais aussi que l’étape suivante, c’est d’élargir mon champ de vision et d’analyse.

Vers les autres, donc.

Rah, mais pourquoi j’y arrive pas ?

Il y a un autre sujet que j’ai en tête depuis des semaines, et que je n’arrive pas non plus à retranscrire. C’est l’idée qu’à l’intérieur de ma zone de confort, il y a une autre zone à délimiter. Si la zone de confort c’est la frontière de toutes les situations « connues », dans lesquelles je suis à l’aise, ou a minima, pas déstabilisée, il existe une autre zone, beaucoup plus proche de moi.

Appelons-la « ma zone de respect ». Ma zone de respect, c’est mon non-négociable, ce sont les limites inviolables de mon intimité, de ma sécurité. C’est ce qui m’appartient et qui me définit. C’est comme si je portais une armure : à l’intérieur, c’est moi, à l’extérieur, c’est les autres.

Sauf que c’est pas une armure en métal hyper lourde, qui grince à chaque pas. C’est un voile fluide, qui n’entrave pas ma liberté de mouvement. Au contraire, même : ma zone de respect, c’est une barrière qui me libère. Tant qu’elle m’entoure, je suis à l’aise.

Elle est fragile, aussi : un mot violent peut passer à travers, et m’atteindre. Mais c’est comme ça qu’elle se construit : je consolide ses failles à mesure que je les subis.

Je dois définir ma zone de respect pour apaiser mon rapport aux autres

Je sais définir ma zone de confort : ce sont toutes mes expériences. L’inconnu, c’est au-delà.

Mais comment définir ma zone de respect ? Ça devrait pourtant être naturel : c’est une frontière intime. Ça devrait me venir tout seul !

Sauf que… J’ai passé le plus clair de mon temps sur cette Terre à agir par rapport aux autres. Ne pas les heurter. Ne pas les décevoir. Ne pas les mettre en colère. Ne pas. Ne pas. Être exactement tout ce qu’on attend de moi.

L’animal qui me décrit le mieux ? Un caméléon. Alors forcément, j’arrive pas à « penser » ma relation aux autres. Je sais réfléchir à comment être un meilleur leader, de la même façon que je savais comment être la meilleure élève.

Mais pour « juste être » avec les autres, sans objectif, sans script… Je sais pas faire. Parce que je ne sais pas définir cette fameuse zone de respect.

Il faut que je commence par cette question, si je veux continuer à avancer : c’est quoi, ma zone de respect ?

Ça fait 31 jours que j’évite cette question… Le moment est vraiment venu de m’y confronter.

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Clemence Bodoc

Clémence Bodoc a été jeune cadre dynamique dans une autre vie, avant de rejoindre la Team madmoiZelle. Elle s’intéresse à l’actualité et à l’écologie, aime la politique et les débats de société. Grande fan de sport (mais surtout à la télévision), et de cinéma (mais seulement en VO), son nom de scout est dinde gloussante azurée. Elle ne mord pas mais elle rit très fort.

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Commentaires
  • _s-krey_
    _s-krey_, Le 18 février 2018 à 5h41

    Réflexion sur la haine
    C'est marrant :hesite: pour moi la colère est un sentiment incontrôlable alors que la haine est plus latente .Elle permet une réflexion sur le pourquoi de son existence quand la colère n'est analysable qu'une fois libérée. Comme si la colère était de l’énergie en barre et la haine ton entrepôt de stockage.
    Mais enfin soit ça n'empêche rien à l'idée de la haine qui pourrit et qui détruit de l'intérieur.Il faut juste savoir la remettre en question et ne pas l'oublier risquant qu'elle s'insinue en nous.
    Quand je faisais du basket ou quand je m'investissais dans une nouvelle lubie:vieux:,je traduisais mes émotions en rage et ça me donnait l'adrénaline dont j'avais besoin. Je me rend compte que j'ai énormément plus de mal à me gérer maintenant que j'ai arrêtée le sport et que je ne me passionne pour rien. Je n'ai plus rien pour investir le trop-plein.

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