AMAZING ! Le pessimisme des jeunes Français VS l’enthousiasme des jeunes US

Pondu par Fab le 16 avril 2011     

À lire aujourd’hui sur Slate.fr, ce très chouette papier de Claire Levenson :

Les jeunes Français sont «pessimistes», «mal partis» et mal aimés dans leur pays. Les articles et les études à ce sujet ont défilé dans la presse cet hiver. Comment expliquer cette déprime de la jeunesse? Le chômage et la précarité sont des facteurs essentiels bien sûr, mais il y a également un aspect culturel de ce malaise qui devient évident quand on se confronte à une autre approche.

Lorsque après vingt-cinq ans en France, on part vivre aux Etats-Unis, la différence entre les attitudes envers les jeunes dans les deux sociétés saute aux yeux. On caricature beaucoup l’esprit positif et hyper enthousiaste («you can do it!») des Américains, mais les conséquences de la critique à la française méritent aussi d’être examinées.

— Le papier complet est à lire sur Slate.fr. Vous en pensez quoi ? Qu’on se tire des balles dans le pied en France ou bien les US ont bien raison de se mettre un peu de joie dans leur existence avec leur enthousiasme et leur méthode Coué ?

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Fab est le papa de madmoiZelle.com, lancé le 1er octobre 2005, ce jour saint où il a également conçu ce qui sera sa première fille (coïncidence ? Sans doute pas). Notez également qu'il est un mec. Qui a créé un magazine pour les jeunes femmes. Tout à fait.

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  1. DFCDFC

    Le 16 avril 2011 à 21:35

    L'optimisme des américains, je ne sais pas, mais le pessimisme des français est bien là oui.

    J'ai l'impression d'être hypocrite en disant ça, mais je n'ai jamais été aussi heureuse que depuis que j'ai quitté la France pour l'Irlande. Je suis suis ici depuis deux ans et j'espère ne pas avoir à rentrer.

    La mentalité française à propos des jeunes est qu'à partir du Brevet l'ado à intérêt de savoir ce qu'il veut faire plus tard parce que sinon, olala, drame. Les parents sont gênés d'avouer que leur enfant ne sache pas quoi faire "après". On doit savoir quel travail on veut faire et étudier diligemment pour y arriver. Le doute et les "je ne sais pas" ne sont pas permis. Pression pression pression, toujours, de la maternelle jusqu'au Master. Ah et, si on étudie pour avoir un emploi, on garde cet emploi jusqu'à la mort. Donc pas intérêt de se planter dans ses choix! Aucune souplesse, aucune ouverture d'esprit.

    Et le pessimisme, diable, le pessimisme! Toujours à se plaindre, à faire la gueule, jamais contents. J'aime le fait qu'on s'oppose à ce qui nous opprime (comparé aux irlandais si passifs face au désastre économique que leur pays traverse), mais c'est tellement triste de vivre de cette façon, à toujours vouloir autre chose plutôt qu'essayer d'être heureux avec ce qu'on a.

    Je ne vais écrire un roman -et je pourrais, pourtant- mais je trouve la mentalité de voir le verre à moitié vide fatigante, déprimante et stressante. Je suis quelqu'un de naturellement nerveux, et le système français ne faisait qu'ajouter du stress à mon quotidien. Maintenant, je vais mieux, beaucoup mieux même. J'aime souplesse des irlandais, leur façon relax de vivre et ne pas faire une montagne d'une taupinière. Tu es en dernière année de fac et tu ne sais pas quoi faire? Bah, c'est pas grave, tu prends une année sabbatique et voyage en faisant des petits boulots et tu finiras bien par trouver quelque chose qui te plais.

    Je pense que tous les français expatriés seront d'accord avec moi. On est mieux ailleurs, sans cette morosité qu'on s'impose à nous-même. Alors oui, c'est hypocrite de dire "je n'aime pas la France" quand on est français. Mais… Le moins je vais en France le mieux je me porte.

    Désolée si je ne réponds pas vraiment au sujet, mais je devais écrire ce qui m'est venu à l'esprit en lisant ça.
  2. Sasha.Sasha.

    Le 16 avril 2011 à 21:57

    Comme le dit la journaliste à la fin, ce qu'il faudrait c'est un juste milieu. Mais c'est compliqué de modifier des comportements culturel …

    Par rapport au pessimisme français, je le trouve plutôt réel.
    Et j'aimerais juste parler du lien fait avec l'éducation. J'adorerais découvrir les emplois du temps d'élèves qui étudient en Angleterre ou aux US par exemple. C'est peut être une idée que je me fais, mais est-ce qu'ils n'ont pas beaucoup plus de diversité dans leurs matières, et par rapport à leur développement personnel ? Genre beaucoup plus de sport, de projets perso, audiovisuel, art, musique, …
    En France, le système scolaire français est vraiment stricte, et si tu ne rentres pas dans celui-ci, tu es blâmé. C'est ça que je trouve particulièrement mauvais, le fait de vouloir faire entrer les gens dans un certain type de profil. On encourage la conformité …

    Mais bon, c'est aussi un question d'éducation je pense.
    J'ai rencontré une fille l'année dernière, très intelligente, qui était plutôt comme le sont décrit les américains.
    Elle affichait clairement ses ambitions, était très fière d'avoir de bonnes notes, s'exprimait même si on était pas d'accord, et ne se sous-estimait pas. Vraiment fière d'elle, mais pas jusqu'à l'arrogance …
    Enfin c'est vraiment dur de faire une description comme ça, mais elle m'a beaucoup inspirée. Et c'est clair et net que depuis quelques mois je fais au mieux pour m'éloigner du "pessimismeu françaaais" !

    Edit' : Oh et je voulais dire aussi, je suis pas tellement d'accord avec l'opposition : "protester contre des projets / mener à bien des projets personnels". Ou alors j'ai pas capté ce qu'elle voulait dire.
  3. soalsoal

    Le 16 avril 2011 à 22:27

    Posted by Sasha.
    Et j'aimerais juste parler du lien fait avec l'éducation. J'adorerais découvrir les emplois du temps d'élèves qui étudient en Angleterre ou aux US par exemple. C'est peut être une idée que je me fais, mais est-ce qu'ils n'ont pas beaucoup plus de diversité dans leurs matières, et par rapport à leur développement personnel ? Genre beaucoup plus de sport, de projets perso, audiovisuel, art, musique, …
    En France, le système scolaire français est vraiment stricte, et si tu ne rentres pas dans celui-ci, tu es blâmé. C'est ça que je trouve particulièrement mauvais, le fait de vouloir faire entrer les gens dans un certain type de profil.
    On encourage la conformité …

    Ce que tu appelles "conformité" est peut être une voie vers une culture générale commune et est loin d'être dommageable. Je bénéficie d'un programme d'échange avec mon école et étudie aux Etats Unis depuis Août 2010 en MBA. Cela me dépasse de me rendre compte que certains étudiants qui ne savent pas placer le Venezuela sur une carte, ou qui ont à peine entendu parler de Charles de Gaulle auront d'ici six mois un poste de cadre. (certes, je ne suis pas dans la fac la plus côté des US mais je n'invente rien)
    Par ailleurs, je rejoins Miss Claire sur le fait qu'être partie m'aide à me rendre compte de la chance que nous avons: le prix de l'éducation, l'accès à la santé, les transports en commun… L'herbe n'est pas plus verte de l'autre côté de l'Atlantique.
  4. Sasha.Sasha.

    Le 16 avril 2011 à 22:36

    Posted by soal
    Ce que tu appelles "conformité" est peut être une voie vers une culture générale commune et est loin d'être dommageable. Je bénéficie d'un programme d'échange avec mon école et étudie aux Etats Unis depuis Août 2010 en MBA. Cela me dépasse de me rendre compte que certains étudiants qui ne savent pas placer le Venezuela sur une carte, ou qui ont à peine entendu parler de Charles de Gaulle auront d'ici six mois un poste de cadre. (certes, je ne suis pas dans la fac la plus côté des US mais je n'invente rien)
    Par ailleurs, je rejoins Miss Claire sur le fait qu'être partie m'aide à me rendre compte de la chance que nous avons: le prix de l'éducation, l'accès à la santé, les transports en commun… L'herbe n'est pas plus verte de l'autre côté de l'Atlantique.


    Je rectifie juste la vision que j'ai pu donné, je ne suis pas du tout de ceux qui pensent que l'herbe est plus verte ailleurs. :small:
    Chaque système a ses défauts et ses avantages, mais je ne peux que parler de la France puisque c'est la seule que je connais.
    Après pour le manque d'éducation, si ce que tu dis est vrai, c'est déplorable, je suis d'accord …
    Mais je ne dis pas que le système éducatif devrait être laxiste, je pense seulement qu'on devrait être plus ouvert d'esprit de ce côté tout en essayant de donner de bonnes bases de culture. Dans un temps inculquer des connaissances, et dans un autre temps mieux tenir compte des capacités de chacun et ne pas descendre un élève parce qu'il n'arrive pas à réussir 'via les méthodes conventionnelles' on va dire. Encourager l'initiative.

    Je suis un petit peu utopiste …
  5. DFCDFC

    Le 17 avril 2011 à 00:00

    Et pour répondre à DFC, j'ai vécut aux USA et la je vis au Canada, et je ne trouve pas que ce soit bien mieux ailleurs sur certains points… Justement de vivre à l'étranger, ça fait réfléchir sur tout ce qui est bien en France! En tout cas c'est ce que disent bcp de français à l'étranger!
    La pression est différente, mais elle est bien présente! Ici par exemple, tu as intérêt à réussir tes études car à $10000/semestre il ne faut pas se planter, ensuite il faut être sélectionné dans la bonne fac, et puis si on a pas d'argent avoir des bourses. Et le pire : j'ai rencontré pleins de gens supers motivés, mais qui ne pourront jamais faire des études car ni argent ni bourses…! Et le RMI et tout le blabla n'existe pas ici, tout comme la sécu, les congés payés, la retraite (aux USA, dans mon bureau il y avait des gens obligés de bosser a 78 ans!)…
    Ils ont intérêt d'être enthousiastes vu toutes les galères auxquelles ils font face…

    Je sais que notre système de santé et de retraites (et encore, c'est en train de changer!) et d'autres avancées sociales sont bien meilleures en France qu'ailleurs. Je n'ai jamais dis le contraire. Et c'est vrai que les facs sont quasi gratuites à quelques centaines d'euros de frais d'inscription par an. Mais les grandes écoles et autres écoles de commerces sont aussi à plusieurs milliers d'euros par an, on reçoit ce qu'on paye pour (ça sonne très anglais mais je n'arrive pas à le formuler autrement).

    Evidemment qu'aucun pays n'est parfait. Et je n'ai aucune envie d'aller vivre aux Etats-Unis, pas de doute là-dessus. Comme je disais, je suis en Irlande, et la mentalité des irlandais est simplement beaucoup positive que celle des français, plus ouverte, plus tolérante. Enfin, d'après ce que j'ai pu vivre… Pas forcément enthousiaste d'ailleurs. Juste, moins rigide. Et je trouve ça bien. :)
  6. WanderlustWanderlust

    Le 17 avril 2011 à 12:08

    Le pire , c'est que le pessimisme ne vient pas que des professeurs , mêmes des amis nous poussent vers le fond . Une fois , je discutais avec une amie d'amie ( à Miami) qui est en seconde année de LCE Anglais et qui m'a dit " Mais toi , avec ta licence , tu n'arriveras à rien ! Elle sert à rien !" ( Je suis en Culture et Médias à Lille 3 , pour faire communication/documentation/postes d'administration culturels) . Or , si j'ai choisi cette licence , c'est par envie personnelle déjà et aussi pour le nombre de débouchés possible derrière ( cinq masters différents et possibilité de licence professionnelle ou d'entrée dans des écoles privées) .

    Mes professeurs de lycée ( j'ai eu mon bac l'année dernière) nous ont souvent poussés à être indépendants , par contre . J'ai fait un Bac L , la plupart des gens en S me disaient " Tu feras rien avec un bac L , tu finirais chômeuse (ou autre) , ça sert à rien ce qu'on vous y apprend", etc tandis que mes professeurs nous disaient qu'au contraire , vu le nombre de gens qui font un bac S , d'ici à ce qu'on ait besoin de gens de notre âge sur le marché du travail , il y aura saturation de gens au parcours scientifique . Et même , le Bac ne détermine pas tout , mais il y a toujours des étiquettes comme quoi : "S c'est le mieux , ES , c'est pour les doués en tout et L c'est pour les nuls/ceux qui sont pas doués en maths" .

    J'ai eu une prof de maths absolument horrible qui m'a rendue malade . Je n'ai jamais eu la bosse des maths , mais en 3e , j'avais quand même 16-17 de moyenne . En seconde , elle est arrivée en nous expliquant sèchement , avec plein d'interros , d'exos , de devoirs chaque soir , parfois même , je ne mangeais pas le midi pour les faire et elle trouvait encore que ce n'était pas assez , que je ne faisais pas d'efforts pour apprendre ou travailler . Elle m'a insultée devant tout le monde comme quoi je me ferais écraser une fois dans le monde du travail , que j'avais le niveau une élève de quatrième , etc . Elle a même refusé que le conseil de classe m'adresse le félicitations lors des deux premiers trimestres car j'avais 6 de moyenne en maths , 12 en SVT et 11 en physique alors que j'avais 17 en histoire , 16 en français … ( Je les ai eues quand même !)

    Mes autres profs nous ont souvent poussés à avoir des activités extra-scolaires : ils nous poussaient à aller au ciné , voir des expositions ou même regarder des films , voir de la culture partout ( On a même regardé Futurama en cours d'histoire , pour tout dire) . Ils nous ont même dit : " Faites un blog , ça vous poussera à réfléchir sur ce que vous voyez et la manière dont vous l'écrivez" . Mais il est vrai que nous avons moins d'activités à l'intérieur de l'école que les Ricains ou même Anglais . J'avais des groupes d'activités comme cela au collège ( club jeux de société, club d'écriture et sport pour moi) et c'était vraiment un moment d'indépendance et même de complicité entre nous et avec les profs . Au lycée , il y a quand même une espèce de pression " On est pas là pour déconner , il faut que vous ayez tous votre bac !" . Le pire , c'est qu'on met cette pression dès la seconde , je me souviens encore de mon premier jour de lycée : " Vous devez étudier dès maintenant pour le bac ! Ce sera très très difficile" . Résultat ? J'ai flippé pendant deux ans , jusqu'à la terminale où j'en ai pas foutu une et eu quand même .

    Pourquoi ? A cause d'un voyage au Pays de Galles où j'ai rencontré John , le monsieur qui nous hébergeait . Il nous a dit : " Faites ce que vous voulez de votre vie , trompez-vous , faites ce qui vous plaît , l'avis des autres ne compte pas " . A ce moment là , j'ai arrêté de me prendre la tête et je me suis dit que , malgré toute la pression qu'on peut mettre , on a le droit de se tromper . A chaque fois que j'allais en voyage dans les pays anglophones , je sentais vraiment l'ambiance détendue et je voyais vraiment les gens étonnés quand on stressait de redoubler ou de ne pas avoir de bonnes notes , parce que , pour nous , ça veut dire qu'on est nul.

    Bien sûr , les parents peuvent aussi y être pour quelque chose . Ma mère a toujours été assez exigeante avec moi et je me souviens encore d'un 11 reçu en sixième , j'en ai pleuré pendant deux heures parce que je savais que ma mère allait être en colère et que ça signifiait que j'étais moins bien que les autres , que je le serais toujours et que je n'arriverais à rien ( je suis un brin fataliste). Ma mère m'a engueulée une fois car j'avais eu 11 à un bac blanc de français ( très difficile , noté par une prof assez peau-de-vache) alors que la meilleure note était un 13 ou 14 , elle m'a dit : " Et tu penses que ça suffit d'avoir la moyenne ? Alors que tu aurais pu avoir 14 comme l'autre ?" . Et , par rapport à ma prof de maths de seconde , elle disait presque que c'était ma faute , que je ne prenais pas assez sur moi et que je me ferais écraser plus tard .

    Pour l'optimisme américain , je me dis " Ouais , c'est sympa mais bon , je préfère encore être pessimiste et faire encore mieux plutôt que de me sur-évaluer et de me planter" .

    C'est pour ça que je me dis maintenant que le pessimisme est presque "normal" vu toute la pression qu'on donne de tous les côtés . J'ai eu beaucoup de chance de rencontrer des ami(e)s au parcours chaotique qui s'en sortaient quand même sans déprimer et des profs très compréhensifs .
    Du coup , j'essaie toujours de positiver , même si c'est dur . Par contre , je suis devenu quelqu'un de très perfectionniste et qui ne supporte jamais l'échec , même chez les autres . Si je fais la moindre erreur , je me hais et je me dis que toute ma vie ne sera constituée que de ça , alors , je me bats pour faire mieux , encore mieux , toujours mieux . Cette pression très forte m'a poussée à dépasser ce que je pouvais faire , maintenant , je suis un vrai bulldozer XD

    Désolée de 3615 malife , c'était l'instant-témoignage-de-la-pression !
  7. FlorenceSFlorenceS

    Le 17 avril 2011 à 17:05

    Attention, contribution pationnante ==========> On étudie le pessimisme des jeunes en cours de sociologie. Du coup, j'ai plus envie de faire de longue tirade dessus =D
  8. Dies IraeDies Irae

    Le 17 avril 2011 à 18:17

    Posted by DFC
    Mais… Le moins je vais en France le mieux je me porte.

    Et plus tu fais des anglicismes, aussi, visiblement :cretin:
  9. DFCDFC

    Le 18 avril 2011 à 11:51

    Posted by Dies Irae
    Et plus tu fais des anglicismes, aussi, visiblement :cretin:


    oups… :)

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