Les amants du n’importe quoi (Florian Zeller)

Pondu par Nina le 26 janvier 2006  

« Ma vie a longtemps ressemblé à un été qui se termine. Pourtant, je n’avais pas encore rendu les armes, je cherchais toujours ce visage emprunté aux tendres rêves de l’adolescence, un visage à aimer. Et, le front collé à la vitre comme le font les veilleurs de chagrin, je tentais de me le représenter. – Avez-vous peur de la mort ? – Oui, évidemment. » (4ème de couv.)

Les amants du nimporte quoi (Florian Zeller) 2007 02 21 amantszellerTristan aime Amélie.
Amélie aime Tristan.
Tristan la trompe, mais c’est parce qu’il aime toutes les femmes.
Lui, est un séducteur désabusé ; elle, une fille qui n’a jamais cessé de croire au Prince Charmant.

Longtemps, il a cru qu’il n’arriverait jamais à n’en n’aimer qu’une – alors pourquoi Amélie ? Pourquoi lui ? Pourquoi se retrouvent-ils à jouer ce jeu ?
Il reproche à Amélie d’être rentrée dans sa vie comme une voleuse, mais c’est à la vie qu’il en veut. Amélie, elle, sait tout, mais elle est aussi prête à tout pour lui et surtout, à fermer les yeux.
Une valse d’hésitations entre deux personnes, comme deux aimants qui se repoussent et s’attirent à la fois.
On passe de la douleur à l’écoeurement, de l’espoir à la désillusion, de l’amour à la destruction : Les amants du n’importe quoi, c’est un peu comment s’aimer, être malheureux et faire du mal (intentionnellement ou pas) l’un à l’autre, mais aussi à soi-même. C’est également la peur d’aimer et de vivre… Et de mourir sans avoir pleinement vécu.

On peut reprocher à Florian Zeller, sa vision est peu simple des choses… Mais prétend-il faire dans l’élaboré ?
Après Neiges Artificielles, l’auteur continue sur sa lancée. Il nous livre dans son 2ème roman, une histoire des plus « classiques » : deux personnes s’aiment jusqu’à épuisement, jusqu’au point de non-retour. Ils aimeraient être heureux, mais ne peuvent pas alors il leur semble évident que, quitte à être malheureux, autant l’être à deux. Car c’est aussi de cela qu’il s’agit : de cette irascible peur d’être seul et face à soi-même, qui pousse à rester à n’importe quel prix.
En somme, on a ici une belle représentation de la complexité des sentiments, des tiraillements que subissent l’esprit et le coeur.

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Les 2 dernières réactions à cet article

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  1. Dik Dik

    Le 21/02/2007 à 19h45

    Je n'ai lu pour l'instant de cet auteur que La fascination du pire, j'ai adoré.
  2. bettinky bettinky

    Le 26/02/2007 à 23h41

    Je viens de le commander sur Amazon,j'ai très envie de le lire!

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