Alors que le milieu de l’édition se retrouve au milieu du guet des nouvelles technologies et se demande bien comment il va s’en sortir, cette vidéo fait surface sur le web. Appelée The End of Publishing, elle démarre par une voix (jeune) qui lit un texte : « Ceci est la fin de l’édition, car les livres sont morts et ennuyeux / Personne ne peut plus dire que nous aimons lire / Mes amis et moi on n’aime pas tenir des livres entre nos mains » etc etc… jusqu’à la moitié de la vidéo, où tu finis par piger le propos de la vidéo, fichtrement bien fichue.
Et si c’était ça, l’avenir de l’édition, d’y mettre un peu de marketing « intelligent » ?
— Via le blog Livres de Fluctuat








Le 18/03/2010 à 21h14
Mais il y avait déjà eu une vidéo de ce type là sur un autre sujet (un sujet sérieux type la violence, le racisme ce genre de choses), je ne sais plus du tout où je l'ai vu. Mais c'était exactement le même principe. Du coup c'est naze dès le début j'ai lu les premières phrases à l'envers pour voir et j'ai cramé le truc.Le 18/03/2010 à 21h47
J'adore le principe de la vidéo. Par contre j'arrive pas trop à savoir quel est le message: les livres numériques c'est l'avenir de l'édition? Ou le contraire?Le 18/03/2010 à 21h47
Si les livres meurent, je meure avec eux. Super cette vidéo!Le 18/03/2010 à 22h07
Le 18/03/2010 à 22h11
Comme Lavana, j'ai grillée dès le début le principe. Il y a effectivement une pub récente qui utilisait exactement la même idée (pour une banque ou une assurance je crois ?).Le 19/03/2010 à 02h10
1/ pour avoir eu la chance de toucher du doigt le fonctionnement de cette "industrie" (excusez le terme) et par la même occasion, de côtoyer des auteurs venant d'éditeurs divers et variés, laissez-moi vous dire : d'un pur point de vue de chef d'entreprise, c'est un bizness de foutraques total.
Approximation de gestion, incapacité à gérer correctement des stocks (mon bouquin a été tous les ans en rupture au moment de Noël), degré zéro de la promo, incapacité à investir quelques euros pour espérer vendre pour plus d'euros, inventivité nulle pour créer du sens autour de leurs "produits" (re-excusez - et pourtant sur Futur Papa, y'avait matière à)... j'ai à peu près tout connu.
Et comme en plus, ils ne daignent pas payer les droits des auteurs dont le bouquin marche à peu près (tapez timée éditions dans Google, vous tomberez sur mon blog perso), je ne vois pas bien où il est possible de créer de la valeur dans cette chaine.
Le pire de tout ? C'est que je ne suis pas du tout le seul à subir ce genre de traitements.
2/ partant de ce constat-là, je me dis que le "business" de l'édition pourra se développer en France à partir du moment où, comme aux US, le marché des "agents littéraires" se sera développé.
Effectivement, ils transformeront l'industrie du livre en véritable business, mais au moins, ils tireront peut-être tout le monde vers le haut : en défendant les intérêts des auteurs, ils inciteront les éditeurs à investir dans des tirages corrects, de la promo décente etc...
Par ex, actuellement, pour atteindre le point mort sur le livre d'un auteur dont je ne citerai pas le nom, son éditeur devait en vendre environ 1500... chiffre qu'il a atteint en quelques semaines. Pourquoi prendrait-il davantage de risques à partir de ce moment-là ? Résultat, son bouquin a été en quasi-rupture permanente, l'éditeur étant trop frileux pour en réimprimer derrière (et réinvestir de l'argent dans l'impression).
Le 19/03/2010 à 11h53
Je pourrais jamais me passer d'un livre, j'adore avoir l'odeur du bouquin (surtout quand il est vieux) et toucher les pages, je trouves que ça rajoute un peu à l'ambiance d'un livre. En plus je sais pas pour vous, mais perso un écran lumineux ça finit par me cramer les fusibles, et vu que j'ai toujours un livre collé à la main .... pour moi c'est impensable!!!!En prime le prix de l'appareil n'es pas donnée ... enfin évolution quand tu es là!!!
Le 21/03/2010 à 14h44
Comme je ne commais pas bien les pubs et que c'est la première fois que j'en vois une de ce genre, donc j'ai adoré.Par contre je ne saurais pas me passer d'un bouquin papier, le toucher, l'odeur, le côté hyper-pratique (comparez la taille et la facilité d'utilisation d'une tablette et d'un livre, le livre gagne.) font que c'est irremplacable pour moi.
Le 05/04/2010 à 17h15
Pour avoir assisté à un colloque à BNF, à mon avis, ça ne va pas se développer si vite que ça, le numérique.Tout simplement parce qu'en France, les fournisseurs sont bien en retard, autant les bibliothécaires que les éditeurs, et que là où les Etats-Unis testent des trucs comme le Kindle (ok pas terrible selon les critiques, mais il a le mérite d'exister), la France se demande encore si le numérique n'est pas le diable (plus facile de copier et donc de télécharger gratuitement des oeuvres = moins d'argent pour les éditeurs et les auteurs).
En gros, le débat n'avance pas, et ils se contentent de regarder médusés le grand public lire sur son iphone...
Enfin bon, hein, ça reste pas super confortable de lire sur petit écran, et de toute façon, ça fait toujours plus classe de sortir le livre de recettes 1920 légué par grand'mamie, ou un vieux polar tout caramélisé de vieillesse...