Nom : Pennac
Prénom : Daniel
Age : 64 ans
Signe particulier : Yeux malicieux
Profession : D’abord professeur de français puis auteur de livres pour enfants (je passe outre le pamphlet sur le service national, son premier essai en 1973, dont je donne tout de même le titre pour les intéressés : Le service militaire au service de qui ?). Il joue, à partir de 1985, d’une plume de maître dans la cour des grands avec le premier roman d’une longue saga : Au bonheur des ogres.
Il y fait naître, pour notre plus grand bonheur à nous, la, bientôt célèbre, famille Malaussène.
Penchons nous un peu plus près sur cette saga et la drôle de tribu qui l’anime (je ne vais parler que des personnages du premier bouquin de façon à ne pas dévoiler la suite des aventures à celles qui n’auraient pas encore – ô damnation ! – plongé le nez dans ce délice sur pages.
D’abord, petit topo du parcours bibliographique de la famille en question :
– Au bonheur des ogres (1985)
– La fée carabine (1987)
– La Petite Marchande de prose (1989)
– Monsieur Malaussène (1995)
– Des Chrétiens et des maures (1996)
– Aux fruits de la passion (1999)
Dans la famille Maulaussène, je demande :
• La mère : Pioche !
Abandon familial récurent. Délègue soin de l’éducation de la petite fratrie au frère ainé (souvent après y avoir rajouté un membre, à la dite fratrie).
• Le père : Pioche et re-pioche (et ainsi de suite) ! Et pour cause, pèreS inconnuS au bataillon.
• Le frère ainé : Benjamin. Ben. Pathologiquement atteint de tout un tas de syndrome dont le plus récurent est celui du bouc émissaire. Il finira d’ailleurs par en faire son gagne couscous : bouc émissaire à plein temps.
Passe-temps : pérégriner dans les rues de Belleville suivi, ou plutôt suivant « l’innommable cul » à Julius, pour finir la plupart temps au resto d’Amar.
Signe particulier : raconte des histoires.
• Le chien : Julius. « Il pue […] comme une décharge municipale. Sa langue sent quelque chose comme la poiscaille rance, le sperme de tigre, le Tout-Paris canin. »
Aime faire connaissance et « visser son museau entre les fesses » des potentiels copains.
• Les sœurs :
– Louna : infirmière, ne vit plus dans la maison familiale. Signe particulier : héberge un petit locataire dans son ventre.
– Thérèse : dactylo, lit l’avenir du quartier dans le café, et autre affaire d’astrologie. Signe particulier : ne supporte pas Jérémy.
– Clara : photographe, pacifiste et gracieuse. Signe particulier : amoureuse de son frère ainé.
• Les frères :
– Jérémy : adolescent mi-cancre, mi-génie. Signe particulier : ne supporte pas Thérèse.
– Le Petit : blond, à lunettes roses. Signe particulier : dessine des ogres de noël.
• La tante : Julia. Je te laisse le soin de faire connaissance avec sa chevelure rousse. Histoire de porte-avions à la clé.
• Les autres :
– Théo : porte un costard rose, accroc aux photos d’identité.
– Amar et sa famille : cheveux blanc, large sourire. Signe particulier : père adoptif de Ben.
– La reine Zabo : sa Majesté et son énorme tête.
Et il y a aussi Cazeneuve, Sainclair, le divisionnaire Coudrier, l’inspecteur Caregga, et j’en passe.
Voilà un micro échantillon du panel de personnage que nous propose Monsieur Pennac dans ce premier opus qui est simplement une « potion à succès ».
Le charme de la famille opère ; même Thérèse nous apparait comme une potentielle amie, et on en redemande. Et ça tombe bien, on a le droit à du rab ! Le flot du ruisseau Malaussènien nous embarque et on se laisse voguer et tanguer au rythme de leurs mésaventures.
Des bombes du magasin, aux petites vieilles qui « butent » les flics, en passant par le coma, la prison, les histoires de boucs, les crises d’épilepsies, les petits locataires qui finissent par emménager, les disputes et les rabibochages, la plume de l’auteur glisse, s’entremêle, se joue d’un style qui allie le familier et le courant, et nous transporte jusqu’à Belleville depuis les ogres jusqu’au fruits de la passion.
Mais qu’est-ce que vous vous faites encore là à lire cet article, alors que vous avez une saga-montagne de plaisir en perspective !











Le 18/04/2008 Ã 11h43
Oh !Et un smiley pour la peine : :coeur2:
Le 18/04/2008 Ã 13h05
Je suis encore en train de relire la saga. C'est simple, je suis complétement folle de ces bouquins, c'est tellement bien écrit, bien pensé, que même au bout de la quatrième relecture je redécouvre le même plaisir.Mais Julia, c'est pas leur tante !
Le 18/04/2008 Ã 13h23
Ils l'appellent tout de même Tante Julia, et elle fait partie de la "tribu Malaussène" (:J'ai découvert Pennac au collège, j'sais plus en quelle classe. Le livre, c'était L'oeil du loup. Très beau livre, mais pour les enfants (enfin autour de 12 ans, quoi). Je n'ai donc pas été chercher plus loin, à l'époque.
Et au lycée, deuxième rencontre avec Pennac et sa Fée Carabine. Le choc. Dès les premières lignes. Que notre prof avait eu l'excellente idée de nous lire à haute voix (et elle lisait très bien, notre prof). A cet instant, je crois bien que j'étais déjà accroc.
Depuis, j'ai bien évidemment lu toute la série des Malaussène, mais aussi d'autres livres de Pennac. Notamment Le dictateur et le hamac, que je vous recommande plus que chaudement.
Le 18/04/2008 Ã 15h24
Oui oui, je suis d'accord, je l'ai relu y'a... 2 semaines ? Mais ça m'a fait bizarre de voir que tu la présentais comme leur tante, en fait. 'Fin, en même temps, vu la relation Ben/Clara au début, on est plus à ça près heinLe 18/04/2008 à 18h08
J'ai commencé à les lire à 13 ans, en 6 ans j'ai du tous les lire 5 fois!! hihi!Daniel Pennac est un auteur excellent, je sais pas si vous avez lu le dernier (Chagrin d'école) ça donne envie d'aimer le français, la littérature etc... même si on est une scientifique dans l'âme!!
Le 18/04/2008 Ã 18h20
Bah justement, je n'ai lu que Chagrin d'école et je n'ai pas accroché. Je l'ai trouvé "pleurnichard".Par contre, Au bonheur des ogres, je dois l'avoir sous le coude et je vais y mettre mon nez.
Le 18/04/2008 Ã 21h16
Surkiffe.Le 19/04/2008 Ã 22h30
Et un smiley pour la peine : :coeur2:
Le 18/07/2008 Ã 15h28
Fan, archi fan de Pennac, depuis que j'ai 1Oans et qu'on m'a offert "Cabot-Caboche", et surtout quand n a travaillé sur "l'œil du loup" en sixième...Pour la Saga Malaussène je les ai tous lu dans le désordre, j'ai du commencé par la "Fée Carabine", j'ai terminé par "la petite marchande de Prose"... Autant dire que j'étais parfois perdue, mais ça me donnait envie de connaitre le précédent... Et de lire cet article m'incite à les relire dans l'ordre... Et je vous conseil très fortement "Messieurs les enfants", un petit bijoux selon moi...