Je suis en croisade contre l’injonction à la baise dans mon couple

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Cette madmoiZelle aime son mec, aime le sexe, mais pas aussi souvent que son mec. Cette injonction à faire l'amour l'épuise, voici son coup de gueule.

Je suis en croisade contre l’injonction à la baise dans mon couple

Je suis en couple depuis un an et demi et malgré quelques disputes sur le ménage et les textos que je reçois d’autres amis garçons, je suis amoureuse et heureuse d’être en couple.

Je le crie haut et fort car pour moi cela représente une véritable révolution dans ma vie amoureuse. Trop longtemps restée traumatisée par une rupture difficile, l’idée de me mettre à nouveau en couple sérieusement me rebutait.

Bref, tout est beau et tout est rose dans le meilleur des mondes sauf que je voudrais parler d’un sentiment que je pense être la seule à ressentir, en tout cas parmi mes ami·es : c’est l’obligation de coucher avec son mec !

À lire aussi : Tout ce que j’aurais voulu savoir avant de faire l’amour pour la première fois #1

Mon copain a toujours envie

On se calme, on se calme, je ne parle pas de libertinage, mais bien de cette pression involontaire émise par le fait d’être en couple de devoir coucher souvent avec son mec.

Durant mes longues années de célibat, je n’avais pas conscience de la liberté sexuelle que j’avais à l’époque. Je pouvais coucher avec qui je voulais et surtout quand je le voulais.

Et c’est là que le problème se pose justement aujourd’hui.

Quand tu es en couple, tu te retrouves dans une relation où cette fois, c’est bien à deux que vous décidez des moments où vous avez envie ensemble de faire l’amour. Bien sûr, j’aime coucher avec mon copain, d’ailleurs c’est l’un des grands critères qui m’a fait franchir le pas avec ce garçon car il fait les choses très bien.

Mais contrairement à lui, je ne ressens pas le besoin de coucher tous les soirs avec lui.

Si j’écoutais ses ardeurs, je passerais mon temps libre à l’horizontale, et ayant été débarquée dans une nouvelle ville, sans emploi, autant vous dire que j’avais énormément de temps libre.

Pression sociale sur l’injonction à la baise

Et quand ce n’est pas mon mec qui me quémande, c’est la pression sociale qui me fait culpabiliser de dire non.

C’est simple, que ce soit dans les séries télé comme Sex and the City, dans les comédies romantiques, ou tout simplement dans les sondages qu’on fait entre copines, le constat est clair : un couple se doit de baiser 3 à 4 fois par semaine.

Et ce ratio ne correspond pas du tout à mes envies à moi. Dès lors, dès que je m’éloigne de cette moyenne, j’ai l’impression d’être une frigide, une ratée, alors que je suis claire là dessus, j’adore le sexe.

Seulement comme je le disais, ce ratio ne correspond pas du tout à mes envies.

Et le problème se déclare surtout en semaine. C’est simple, entre les symptômes pré-menstruels, la semaine de règles, les syndromes post-menstruels (la totale), la fatigue, les rendez-vous, les douleurs épisodiques, la déprime et la vie tout simplement qui doit suivre son cours, ma libido n’est pas toujours au rendez-vous.

Pas envie, ou juste la flemme ?

Par conséquent si je réfléchis bien, je dois me forcer à « avoir envie » dans pas mal de cas.

Qu’on soit d’accord, quand c’est non, c’est non, rassurez-vous.

Mais face aux perches de mon copain, j’ai souvent tendance à devoir me concentrer et à me motiver personnellement pour enclencher la machine.

Dans ces moments-là j’ai presque besoin d’un coach perso.

Je sais qu’au final le plaisir sera au rendez-vous et que l’envie se fera de plus en plus forte grâce aux préliminaires que je ne mets jamais de coté.

Mais si j’y pense, je ne suis que rarement à l’origine de l’ébat sexuel qui se prépare.

C’est peut être tout simplement un problème de flemme intense aussi.

Car je ne le vous cache pas, pour moi faire l’amour engendre tout un tas de tâches supplémentaires qui se rajoutent aux tâches ménagères quotidiennes.

C’est d’abord une bonne heure d’investissement. Entre nous deux, on fait pas les choses à moitié, on se donne du mal.

Mais entre le fait de se chauffer, qui prend du temps pour moi, les préliminaires de chacun, l’acte en lui même qui exige la changement de position, et puis la course à l’orgasme, simultanée ou pas, tout ça demande un investissement intense !

Et puis tout le reste qui rallonge la liste des trucs à faire.

À lire aussi : La charge mentale concernant les tâches ménagères

Tout ce remue-ménage va me démaquiller, me décoiffer, je vais ensuite devoir aller aux toilettes car j’ai lu un jour que les filles devaient uriner après l’amour pour ne pas attraper d’infections urinaires.

Je vais ensuite devoir me doucher car le lendemain matin je n’aurais pas le temps, et puis refaire le lit car le drap s’est barré, ramasser le papier de capote, ranger les ustensiles utilisés lors du coït, retrouver ma culotte que je vais d’ailleurs devoir changer…

Un investissement est nécessaire, certes pour un plaisir charnel délicieux mais dont, en semaine, crevée après une longue journée, je me serais bien passée.

Après l’acte, je ressens un bonheur corporel intense, mais je l’assume, je ressens aussi le plaisir du travail bien fait, ma tâche quotidienne de « bonne épouse » enfin accomplie.

À lire aussi : Comment je suis devenue la mère de mon mec — Carnet de Rupture #2

Culpabilité face à cette injonction à la baise

Avoir se sentiment d’obligation me fait honte, car je suis une femme forte et pleine de caractère.

Céder aux envies trop fréquentes de mon copain pour lui faire plaisir en sacrifiant mon bien-être à moi va à l’encontre de mes convictions en matière de liberté sexuelle.

Peut-être que ma façon de faire l’amour est trop intense, et que nous devrions prendre moins notre pied, réduire la durée et les jeux auxquels nous nous soumettons.

Mais c’est de cette façon que j’aime faire l’amour. Une explosion de plaisir du début à la fin. Faire l’amour comme on passe le balai ne m’intéresse pas.

Oh, quel malheur d’être bonne au pieu je vous jure…

Suis-je seule dans ma détresse ?

Alors je vous le demande les filles, et les garçons aussi d’ailleurs, suis-je la seule à ressentir cette espèce de pression de l’acte sexuel quand on est en couple ?

Sommes-nous obligé·es de faire l’amour plusieurs fois par semaine pour être considéré comme un couple heureux et épanoui ? Ou n’ai-je rencontré que des menteurs qui arrangent leur quota de prestations sexuelles hebdomadaires ?

Beaucoup de questions auxquelles j’aimerais trouver des réponses…

Pour réfléchir

J’avais envie de répondre au témoignage de cette madmoiZelle, car je pense que nous avons déjà quelques contenus qui pourront l’aider à déculpabiliser, et surtout mieux comprendre les ressorts de l’injonction à la baise carrément nulle :

À lire aussi : Celui qui… est presque devenu mon premier coup d’un soir

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Commentaires
  • Yeesha
    Yeesha, Le 23 juin 2018 à 12h09

    Bonjour à toutes et à tous!
    C'est ma première réaction sur ce forum (un peu en retard), je suis nouvelle ici.
    C'était très important pour moi de répondre à cet article en vous disant merci. Merci! Merci d'en parler, merci de l'écrire! Merci et encore merci!
    J'ai vécu ça a chacune de mes relations. Je culpabilisais, je pensais être seule à le vivre, je n'osais pas en parler.
    Après la lecture de cet article qui n'a fait écarquiller les yeux en me disais "putain, je ne suis pas là seule!" J'en ai parlé autour de moi avec mes amis (principalement masculins). Partout j'ai eu cette même réponse : "moi aussi". Quelque soit notre genre et notre sexe, on est beaucoup à avoir vécu ou à vivre cela. Merci, donc, maintenant et grâce à vous, on en parle et on culpabilise beaucoup moins.
    (Un petit dernier pour la route, merci! <3)

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