Funny Bones (Les drôles de Blackpool), un film qui mériterait d’être (plus) connu

« Funny Bones » (en français « Les drôles de Blackpool ») est un petit bijou de cinéma malheureusement très méconnu dans l'Hexagone. Voici de quoi vous donner envie de combler cette lacune !

Funny Bones (Les drôles de Blackpool), un film qui mériterait d’être (plus) connu

Je suis de retour après l’article sur Film d’amour et d’anarchie, pour vous faire (re)découvrir un « vieux film » ! J’ai eu la chance de voir Funny Bones, ou Les drôles de Blackpool, un long-métrage de 1995 rapidement tombé dans l’oubli, dans le cadre d’une option fumeuse à l’université. Merci donc à mon prof !

Une comédie « douce-amère » ? Mais non, Funny Bones c’est bien plus que ça. Pour citer son réalisateur, Peter Chelsom : « pour moi, il y a de la place pour la comédie dans les histoires les plus tragiques ». Regarder ce film m’a plongée dans une atmosphère… inédite.

  • Le pitch

Tommy Fawkes (Oliver Platt), apprenti humoriste à Las Vegas, fils du très célèbre comique Georges Fawkes (incarné par Jerry Lewis, rien que ça), se prend un four lors d’un one-man show et décide de retourner en Angleterre, dans la ville de Blackpool où il a grandi, pour acheter un numéro drôle à des comiques locaux afin de le présenter aux États-Unis et d’atteindre la gloire.

S’entremêlent autour de cette base diverses intrigues toutes aussi loufoques et graves les unes que les autres.

Pour bien placer Funny Bones dans son contexte, il faut savoir que Blackpool, en Angleterre, fut l’eldorado de l’humour au début du XXème siècle. C’était une destination de vacances pour la classe moyenne, une station balnéaire avec cirque, parc d’attractions et tout le tintouin, genre Paris-Plage mais en mieux. Voilà pourquoi Tommy décide d’aller chercher un sketch là-bas, dans le vivier d’humoristes qui demeure après cet âge d’or.

Sans rien dévoiler de l’intrigue principale, je vous informe que Tommy va rencontrer des personnes atypiques à Blackpool, notamment la famille de Jack Parker (comme la Jack Parker de madmoiZelle, eh oui !) — premier rôle de Lee Evans au cinéma. Ce personnage de clown triste transcende l’écran, littéralement. L’acteur nous prend aux tripes et sa performance est parfaite.

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Là où Funny Bones nous offre quelque chose d’exceptionnel, c’est via son traitement des différentes façons de (faire) rire et l’hommage que fait Peter Chelsom aux grands noms de l’humour du XXème siècle : Jerry Lewis, bien sûr, Leslie Caron, ancienne star de cabaret théâtre français, et George Carl, ancien clown burlesque, auxquels il offre des rôles faisant écho à leur célébrité passée. Je ne le savais pas avant de voir le film, mais ça donne encore plus de profondeur et d’intelligence à l’oeuvre.

Ce long-métrage oscille entre gags hilarants (qui ne sont pas du déjà-vu : ça fait un bien fou) et moments tragiques, voire flippants, le tout parfaitement maîtrisé grâce à une réalisation ingénieuse et un casting 3 étoiles. Tous les types d’humour se mélangent : le burlesque, le one-man show, la comédie de mœurs, l’humour absurde, l’humour noir… ils s’articulent autour d’une réflexion sur le rire et la célébrité.

Funny Bones est si méconnu (pas sûre que la traduction française du titre l’ait aidé à décoller), et pourtant si grand. J’espère vous avoir donné envie de voir ce petit ascenseur émotionnel vraiment précieux !

— Retrouvez CandBitch sur son blog cinéma, CinéTrucs

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