Typologie des gens qu’on croise à la Fête de la Musique

La Fête de la Musique, c'est l'occasion de croiser plein de monde, mais dans cette foule, on peut distinguer certains spécimens fidèles au rendez-vous chaque année. Petite typologie.

Typologie des gens qu’on croise à la Fête de la Musique

— Publié le 21 juin 2013

Deux choses à savoir : la musique a toujours eu une très grande importance dans mon quotidien, et j’ai grandi dans une petite ville drômoise. C’est sûrement de là que découle ma réticence à sortir pour la Fête de la Musique (ou de la zikmu comme dirait Christophe Barbier).

Soyons honnête deux secondes : même si ça part du sentiment louable de fêter la culture, de célébrer l’art, de mettre en bas de chez nous des prestations scéniques auxquelles nous n’aurions sans doute pas assisté autrement… La Fête de la Musique, c’est quand même surtout la fête de la bière et des sandwichs merguez.

Personnellement, je supporte difficilement la foule, donc je reste cloîtrée chez moi. Voici une petit typologie des énergumènes que je suis bien heureuse d’éviter en ce jour fatidique.

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Le daron

Facilement reconnaissable à son pull autour du cou et à son air un peu décalé, le daron est venu pour accompagner ses enfants et voir ce qu’il se passait dehors.

Flânant en famille, stagnant à un endroit, regardant les scènes de loin d’un air mi-intrigué mi-résigné pendant que sa progéniture s’éclate dans la foule, saluant d’autres darons dans la même situation que lui… on ne peut pas lui reprocher d’être dérangeant.

Généralement, il est dans l’attente. De quoi ? Même lui ne semble pas le savoir. Peut-être l’attente que ses gosses décident que ça y est, on peut rentrer, on a vu l’essentiel. Peut-être l’attente de la vraie musique, pas de ce « bruit » vulgaire que les jeunes affectionnent de nos jours.

Cependant, il rentrera tôt, n’aura manqué de respect à personne, et aura eu la gentillesse de permettre à ses enfants d’en profiter. Il est de loin le moins pire des protagonistes de la Fête de la Musique.

Le « vrai » musicien

Il existe depuis bien plus longtemps que les hipsters et, à l’image des orphelins Baudelaire se faisant toujours rattraper par le Comte Olaf, on finit toujours par tomber sur lui.

Badaboum tss !

Cet individu est reconnaissable à son air agacé, comme si une odeur désagréable flottait dans l’air. Sauf que ce qui le dérange est en fait la musique… qu’il est venu écouter. Avec la prolifération des hipsters, on ne s’étonne plus de ce genre de personnage.

Mais quand j’étais plus petite et que j’allais profiter de la Fête de la Musique avec mon daron (cf. plus haut), les « vrais » musiciens m’intriguaient. D’âges variables, seuls ou en groupes, pas de style vestimentaire particulier…

Non, ce ne sont pas forcément des hipsters, mais la finalité est la même : montrer que eux, ils savent. Le « vrai » musicien vient, il écoute, il regarde, il renifle de façon méprisante, puis il explique que lui il fait bien mieux/que ce qu’il écoute c’est bien mieux fait.

À qui explique-t-il cela ? Qui est le chanceux bénéficiaire de sa science infuse ? Simplement la personne la plus proche de lui : homme, femme, adulte, ado, enfant, personne âgée, chat errant, le « vrai » musicien ne fait pas de discrimination et partage son savoir avec tout un chacun. Merci mec.

Celui qui a confondu Spring Break et Fête de la Musique

Du bruit, de la bière, des rires gras, des hoquets, de la gesticulation : autant d’éléments charmants qui émanent de ce spécimen.

Pour lui, tous les prétextes sont bons pour rappeler que dans Fête de la Musique, le premier mot c’est Fête. Pour bien le montrer, il donne tout, accompagné (et encouragé) par sa bande de potes : déjà bourrés vers 20h, ils arpentent les rues en s’agitant comme des macaques sous LSD dansant un peu n’importe comment, et en beuglant — parce que C’EST LA FÊTE.

Au moins, on les sent entend arriver de loin, donc on a toujours le temps de se faufiler dans une rue adjacente, de se glisser dans un bar ou de se cacher sous une table. Ceci est primordial car, pris dans leur euphorie, ils sont persuadés que tout le monde veut faire la fête avec eux (non) et qu’on meurt d’envie de se faire prendre par les épaules pour danser tous ensembles (enlève ta main).

Les zouzous, zonards, et autres trublions

La question à un million d’euros : pourquoi sont-ils là ? Parce qu’ils sont toujours là quand il se passe quelque chose.

Fort heureusement, le flingue est en option.

Dès qu’il y a de l’animation, ils se rejoignent histoire de traîner et de prendre un peu l’air. On les croise souvent : Fête de la Musique, Fête du Quartier, 14 Juillet, Fête de la Courgette et Autres Cucurbitacées…

L’ennui semble être leur principale motivation : moins bruyants que les Spring Breakers, plus relou que les darons, ils cherchent à s’occuper. Ils ont cet air un peu blasé, en attente de quelque chose qui viendrait les distraire.

Généralement, quand on s’approche d’eux, ils ne sont pas bien méchants. Certain-e-s ont tendance à craindre ces mecs, alors que bien souvent quand on les croise ils restent impassibles ou se fendent d’une remarque sonore (ce qui n’est pas très cool, mais pas non plus très dangereux).

Et toi, quels sont les spécimens que tu es SÛRE de croiser à chaque Fête de la Musique ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Samuelle
    Samuelle, Le 23 juin 2015 à 18h38

    y'a aussi le musicien qui s'y connait version cool lui, il aime plus au moins tout et à la culture musical la plus élargie au monde il connait tout sur tout et est toujours ouvert a plein de chose ^^et en plus tu peux lui parler sans qu'il te remballe comme le ferait l'autre ^^

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