SPP n’est pas bien méchante, n’empêche qu’elle pourrait être une amie un peu moins pourrie. Elle revient aujourd’hui sur tout ce qui font d’elle une amie en carton.
J’ai une confession à faire et j’espère que mes erreurs serviront à d’autres : je suis une amie moisie de partout, – mais surtout de l’amitié. En fait, je suis à peu près autant une amie moisie que mes amies sont fantastiques.
Main dans la main avec toi (je sais, j’ai les mains moites, mais chut, ne dis rien et fait comme si c’était de l’eau), j’ai décidé de faire l’état des choses qui font de moi l’une des amies les plus pourries de tous les temps.
Cette image est tout bonnement répugnante.
Avec les études, les opportunités professionnelles, les coups de foudre à l’étranger et les coups de coeur pour des pays qui ne sont pas le nôtre, certaines de mes amies sont loin, et je suis partie loin de certaines de mes amies. C’est la vie d’adulte qui commence, c’est comme ça que ça se passe, c’est logique.
[rightquote]Je repousse chaque jour le moment où je leur écrirai ou les appellerai sans raison apparente[/rightquote]Évidemment chaque fois que l’une d’entre elles est partie loin de moi, je lui ai promis avec des larmes dans les yeux et une fièvre monstre dénotant d’un certain traumatisme que je la skyperai et lui écrirai tous les jours. Ce que je fais toujours… Le temps d’une semaine. Une semaine à l’issue de laquelle je me promets de lui écrire toutes les semaines. Ce que je ne fais plus ou moins jamais, me contentant de lui parler tous les 6 mois si on arrivait à se capter par hasard en webcam.
Mais pourquoi une telle procrastination ? Je sais même pas vraiment ; je repousse chaque jour le moment où je leur écrirai ou les appellerai sans raison apparente. Bien sûr, j’ai souvent des choses à faire le soir en rentrant chez moi, mais très sincèrement je pense que je pourrais me passer de mon épilation à la pince à épiler devant l’Amour est dans le pré pendant ne serait-ce que 10 minutes.
Car l’amitié n’est pas si loin de l’image que s’en font les Sims et un coup de fil suffit à regagner quelques points dans le coeur de l’autre.
L'amitié, c'est simple comme une conversation en slip.
S’il n’y avait que la procrastination entre le statut de bonne pote et moi, ça se saurait : je suis également du genre à me sous-estimer au point de penser que mes amies se fichent pas mal de savoir ce qu’il advient de moi.
[rightquote]Je suis surtout une amie en carton pour l’absence de soutien dont je sais faire preuve[/rightquote]C’est ainsi que ma meilleure amie ne sait toujours pas que je suis embauchée à plein temps depuis plusieurs semaines. C’est aussi pour cette raison que je ne dis jamais quand je traverse un coup de mou (quand j’ai pas réussi à finir un rébus) ou quand je traverse une phase de bonheur intense (comme quand j’ai fini ma première grille de mots-fléchés). J’ai bien conscience que c’est surtout moi que je prive dans ces cas-là, que je suis la seule à véritablement pâtir de ce non-partage d’informations, que je serais mille fois plus heureuse de partager tout ça avec les filles les plus cools du monde et que les moments de lose ne seraient qu’une mauvaise passe en les sachant à mes côtés, c’est juste que je suis plus con qu’un cornichon élevé par Mickaël Vendetta.
Si je me sors un peu la tête du nombril, je réalise que je suis surtout une amie en carton pour l’absence de soutien dont je sais faire preuve : quand mes amies m’annoncent une très mauvaise nouvelle pour elles, mon absence de réactions n’a d’égal que l’implosion de l’organe qui assure la circulation de mon sang à l’idée de les savoir malheureuses.
Parfois, l’alcool aidant, je fais une tentative pour les prendre dans mes bras dans ces moments-là, mais j’ai comme qui dirait un net problème de timing, choisissant de me jeter maladroitement sur elles quand elles ont la main sur la poignée des toilettes, alors qu’elles sont en plein milieu d’une phrase ou pendant qu’elles sont au téléphone avec quelqu’un d’autre. Je suis, face à une détresse qui me touche, l’awkwardness incarnée : tel un éléphant saoulé à la téquila avec des Kickers trop grandes aux pieds, une patte en moins et un ongle incarné dans un magasin de porcelaine, plus je prends soin de mon environnement et plus je le détériore.
Alors tu pourrais me dire, « au fond, c’est peut-être que tu ne tiens pas tant que ça à elles, que tu n’as pas trouvé les amies avec un grand a qui te feront changer ». Rien n’est plus faux : je suis parfaitement consciente qu’elles sont des perles, toutes autant qu’elles sont. Que je ne serai pas celle que je suis aujourd’hui sans les deux qui m’ont vue grandir et ont rendu mon adolescence moins difficile à passer à coup d’humour bien gras. Que je serai toujours en train de penser que je suis incapable de vivre avec autrui sans celles qui m’ont supporté tous les jours pendant deux ans. Que je serai mille fois plus coincée de la fesse si une autre ne m’avait pas appris à dire ce que je pensais et à rentrer dans la couenne. Chacune d’entre elles – qu’elles aient capitulé ou qu’elles soient toujours prêtes à répondre à mes coups de téléphone – a profondément oeuvré à faire de moi une fille chaque jour un peu moins complexée, un peu plus ouverte aux autres, un peu moins moisie du trognon.
Je sais pas pourquoi, et peut-être que je me trompe, mais j’imagine que je devrais peut-être leur dire tout ça, un jour. Mais sachant que je me sens déjà nue comme un ver sans slip, j’ai comme l’impression que ça sera pas pour demain. En attendant, je vais retourner dans mon mutisme amical et me garderai bien de leur faire tourner cet article en bonne bloquée de la raie que je suis.









Le 24 juillet 2012 à 14:57
@Kbi : Ca fait presque 5 ans que je la côtoie, effectivement le niveau de tolérance de ma part est sérieusement entamé. Parce que elle, elle souffre, mais moi aussi, à un autre degré certes mais c'est pas la joie quoi. C'est vrai, j'ai pas à la faire changer, il faut de la patience, et j'ai pris sur moi de longues années, et au final j'ai l'impression d'avoir fait plus de concessions qu'elle. (J'veux pas rentrer dans un débat au mérite, juste comment le vis.)Et @Wade. c'est là que je me rends compte que mon amie en question c'est nettement plus poussé parce qu'elle en a plus jamais parlé de mon oncle. J'suis allée à l'enterrement, j'suis revenue, j'ai beaucoup pleuré, mais non, elle lachait pas un mot, j'crois que niveau blocage ouais c'est vif. Et en fait oui elle non plus n'a pas eu beaucoup d'amis
J'posais la question pour les témoignages d'affection parce que quand je lui en fais soit elle réagit pas, soit elle a une réaction en demie-teinte "Oh, merci, cool.".
Enfin tout ça pour dire que même après tout ce temps, j'ai pas forcément envie de la perdre mais j'me sens seule très souvent, et j'suis pas habituée aux amitiés compliquées comme ça
Le 24 juillet 2012 à 15:17
Je fais rarement des câlins à mes amies et quand elles m'en font je suis souvent mal à l'aise. Je ne sais pas réagir aux super nouvelles ni aux plus tristes parce que je ne sais pas quoi dire. Mais mes amies me rendent meilleure parce qu'on en parle, parce qu'on ne s'en formalise pas et parce qu'au final on se complète. Mon truc à moi c'est de faire des déclarations par écrit alors j'envoie des sms d'amour et elles me parlent de leurs soucis en sachant que je garderais toujours un certain recul mais que au fond je me soucie vraiment de ce qui leur arrive.Tout ça pour dire que nos amis, s'ils le sont vraiment, comprennent notre personnalité et l'acceptent. Et parfois même ils nous permettent de faire un gros travail sur nous-même.
Je suis totalement d'accord avec la phrase que j'ai mise en gras.
Il faut savoir s’accommoder du caractère des autres et partager différemment selon les gens.
Quant au "Ah"… Je suis peut-être froide et détachée mais pas à ce point là. ;____; Je t'aurais caressé l'épaule et je t'aurais parlé.
Le 24 juillet 2012 à 15:30
Ah les amies !Entre les amies qui ne donnent jamais de nouvelles quand elles sont en couples, que tu déranges quand tu les appelles et qui rappliquent illico quand elles larguent ou se font larguer…
10 ans plus tard, elles se marient et te font chier parce que tu es TOUJOURS celibataire, te rappellent sans arrêt qu'il y a un âge limite pour avoir des enfants (sans déconner ?). Elles ne répondent plus au telephone car y'a les couches à changer donc elles préfèrent envoyer des mails avec cette sempiternelle question : "Alors t'as ENFIN rencontré quelqu'un ?"
Et les amis, parlons-en… On les console quand leurs nanas les larguent mais leurs nanas ne voient en toi qu'une RIVALE parce que c'est bien connu, quand on est célibataire, on pique les mecs des autres (surtout ses potes) alors que toi, tu te tues à bien les accepter dans ton groupe d'amis mais tu finis par te faire éjecter de celui-ci car tu es toujours coupable d'être célibataire…
Et tu perds tes copains car, leurs nanas passent en 1er… Normal..
Bref, tu finis par plus appeler qui que ce soit pour éviter les questions gênantes, et si on te demande vite fait sur Facebook comment tu vas, tu réponds, "ça va".
Et tu passes ton chemin.
Le 24 juillet 2012 à 16:14
@Annie D'AstréeJe comprends ton amie, elle s'est peut être dit qu'elle ne devait pas remettre le sujet sur le tapis, elle savait que tu souffrais elle ne voulait pas remuer le couteau dans plaie
Après je ne suis pas dans la tête de ton amie mais je pense qu'elle ne doit du tout avoir confiance en elle!
Il y a aussi des gens qui ne sont pas du tout démonstratif, ça peut choquer mais à moins de réussir à débloquer l'indebloquable il faut faire avec!
Après il ne faut pas que tu doutes de son amitié, je suis sur qu'elle t'aime beaucoup, juste qu'elle ne sait pas le montrer!
Le 24 juillet 2012 à 16:19
Je l'ai compris aussi, mon message réagissait surtout aux commentaires, où le terme "flemme" (et même dans l'article il me semble, mais pas sure) a été utilisé plusieurs fois.
Je le sais Sword.
(là je reponds à vos deux messages mélangés)
Ce que je voulais dire, c'est que d'une certaine façon je le comprends, car je suis également quelqu'un d'introvertie, et je ne suis pas pendue tout le temps au téléphone.
De même, je ne raconte pas ma vie à tort et à travers, ou tout le temps.
Je ne parle pas de ça, je suis moi-même très solitaire.
Et je sais que ça ne part pas forcément d'un mauvais sentiment.
Mais, pour moi, ne pas prendre de nouvelles des gens, jamais (et un commentaire dit "parce que je n'y pense pas"), je ne vois pas en quoi cela entretient une réelle amitié. De même, ne pas avoir de nouvelles pendant 5 ans, sans forcément avoir de rancoeur, pour moi ça éloigne, c'est une partie énorme de notre vie où la personne ne nous a pas fait de place, où elle n'a pas été là.
Je ne dis pas que les sentiments sont faux, pas du tout, mais juste, ça ne correspond pas à ma vision.
Personnellement, je ne peux pas vivre comme si de rien n'était si je ne prends pas de temps en tempsdes nouvelles des gens que j'apprécie, je trouve ça normal. En fait, dès que je suis proche des gens (et c'est rare, puisque je suis aussi solitaire), ça me parait inhérent à la relation de prendre des nouvelles de temps en temps.(je ne parle pas de tous les jours non plus hein, j'aime aussi être tranquille).
De même, quand quelqu'un est malheureux, sans "théatraliser " (je n'ai jamais dit ça @Sword), sans même dire quelque chose, montrer qu'on est là, par un petit message de soutien, en demandant des nouvelles, etc, ça fait beaucoup. Et je trouve que quand on aime quelqu'un ça ne coute rien, même si ce n'est pas dans notre nature.
APrès, c'est ma façon de voir les choses, je comprends que la votre existe et je peux comprendre pourquoi, mais pour moi ce n'est pas compatible avec moi, car cela équivaut à du vide en fait.
J'ai besoin de ressentir mes relations, c'est tout, et quand je n'ai pas de nouvelles des gens pendant des mois, qu'ils ne répondent pas à mes messages, ne prennent pas l'initiative, et bien, je vais penser qu'ils se fichent de moi, car entre temps moi je vis des choses et je ne les partage pas avec eux. J'ai l'impression que la relation n'existe pas, qu'elle a juste un nom mais sans contenu. Ca me rend triste de parler d'amitié avec quelqu'un si je suis incapable de parler d'un souvenir avec par exemple.
Et je précise, je ne vous juge pas, de même quand je parle d'égoisme c'est la réalité, il n'y a pas de jugement de valeur dedans (même si mon premier message pouvait sous-entendre le contraire, mais j'ai un peu transposé cela avec ce que je vis actuellement et justement sur le manque de soutien de la part d'amis que j'ai eu, qui eux sont clairement hypocrites).
Je constate juste que c'est votre façon de vivre les choses et si ça vous convient je trouve ça très bien, je ne vais pas dire de vous forcer parce que c'est vous et que cela vous convient.
Mais après, je dis juste que ça ne correspond pas à ma vision de l'amitié, et que moi je ne serais pas épanouie dans ce type de relation, c'est tout.
Le 24 juillet 2012 à 16:28
Cet article m'a déprimée parce que je me suis rendue compte ces derniers temps que je n'ai plus vraiment d'amis. Pratiquement toutes les personnes que je considérais comme "amis" ou "copains" ne donnent jamais de nouvelles, ne répondent jamais aux sms et se contentent d'aimer mes publications (rares) sur facebook. Je ne demande pas des nouvelles tous les jours, mais il y a un juste milieu… Et oublier de répondre à un sms ça arrive à tout le monde, mais quand ça m'arrive je réponds à la personne même si c'est beaucoup plus tard, en m'excusant parce que j'avais oublié. Ca ne prend pas beaucoup de temps…Donc voilà, l'article m'a fait beaucoup de peine, parce que au final, avec ce genre des comportements, aujourd'hui je me sens très seule amicalement parlant
Le 24 juillet 2012 à 23:40
Je suis d'accord avec toi pour les mauvaises nouvelles, et ça ne me parait pas du tout bizarre.
Je ne suis pas sûre qu'on parlait de la même chose en fait.
Quand je dis "être là", ce n'est pas forcément dire "tu peux m'en parler", je parlais bien d'une présence en général, comme tu l'as fait avec ton amie, juste être là, d'une façon où d'une autre.
Témoigner de l’intérêt, et de l'affection à une personne. Savoir qu'elle est mal, et bah lui changer les idées, comme tu as fait, sans lui parler de "ça". Et ça pour moi c'est de l'amitié.
Et comme tu dis, les messages "coucou ça va" m'horripilent également quand ils traduisent une vacuité, une absence de fond.
Mais moi je dénonçais juste le comportement de gens qui se disent être ton ami, et qui, quand ils savent que tu vas mal, ne font pas l'effort de rien, font "les morts", comme si de rien n'était, alors que justement c'est maintenant que tu as besoin qu'on te change les idées, qu'on te fasse penser à autre chose, qu'on témoigne juste du soutien, et qu'on ne te laisse pas seul. Parce que je demande pas la lune, mes problèmes sont les miens, mais au moins qu'on s'inquiète de ce qui se passe un minimum. Si j'avais une amie dans un état pitoyable, je me sentiras affreusement mal de ne jamais prendre de ses nouvelles et d'éluder la question tout ça parce que je suis mal à l'aise. Aimer c'est prendre sur soi aussi, même si c'est pas marrant, au moins un peu, ou en parlant d'autre chose, mais ne pas couper le contact.
Après c'est ma vision des choses, j'ai un caractère entier, et quand j'ai une relation très forte et réciproque, je ne supporte pas qu'elle change dans un sens négatif à cause de problèmes qu'on peut avoir, c'est douloureux pour moi, pour moi on apprécie quelqu'un pour les bons moments mais aussi les mauvais, parce que la vie n'est pas toujours géniale et qu'il y a aussi des épreuves à subir, et quand tu dois les affronter, et qu'en plus on te tourne le dos parce qu'on est mal à l'aise (je ne parle pas de toi, je parle en général), je trouve ça terriblement déplacé et blessant (je l'ai vécu de la part de quelqu'un plus qu'un ami…) parce que la réalité de nos problèmes c'est nous qui les subissons, ce sont les nôtres, on les refilent pas, donc quoi qu'il se passe, on demande juste un petit soutien, de parler d'autre chose justement, juste voir que la personne ne change pas, qu'elle ne s'éloigne pas.
Qu'elle est aussi là dans les mauvais moments, qu'elle donne de sa personne.
Et même sans parler d'aller mal d'ailleurs, (parce que perso, je comprends totalement que tu aies fuis si on t'avais parlé de tristesse tout le temps, mais au moins tu as été là, tu l'as réconfortée à ta façon et pour moi c'est une immense preuve d'affection), quand on va bien, pourquoi ne pas prendre des nouvelles des autres, de temps en temps ?
Parce que quand on laisse passer 6 mois, c'est un gros fossé quand même (surtout quand on est vraiment proches), entre temps beaucoup de choses changent, et bon, je sais pas, à la longue la proximité avec la majorité des gens se perd.
Enfin voilà, pour moi ça passe par de petites attentions, de temps à autre, pour que l'autre soit là dans nos vies, pour ressentir la relation.
(Mais il y a une partie de moi qui est comme toi aussi, donc je comprends, mais avec les amis proches par contre je ne comprends pas trop, parce que prendre des nouvelles pour moi ce n'est pas jouer un jeu, faire semblant d'être quelqu'un d'autre.
Le 25 juillet 2012 à 01:51
D'après l'article et les commentaires, les "amies en carton" sont ainsi à cause de leur manque de confiance en soi… Moi j'ai très peu confiance en moi et je suis pourtant exactement l'inverse. Je suis plutôt du genre à m'accrocher désespérément parce que je ne supporte pas l'idée de perdre des amis - et je ne pense pas qu'ils me fuient parce que je les harcèlent, car en général quand je les relancent de nombreuses fois c'est que l'on s'est déjà véritablement éloignés. Aujourd'hui je me rend compte que je n'ai pratiquement que des amis "en carton'' - même si j'ai conscience d'être quand même un tantinet exigeante en matière de relation.Je ne vais pas faire un long pavé car la plupart de mes pensées ont déjà été exprimées, et bien que j'ai beaucoup aimé l'article, j'avoue ne toujours pas comprendre le fonctionnement de certaines personnes.
Le 25 juillet 2012 à 22:43
Quand je lis les commentaires, j'ai l'impression que l'amitié est quelque chose de très compliqué, pourtant je ne vois pas du tout les choses comme ça.Avec nos amies, nous ne sommes pas très expressives, on ne se prend pas dans les bras toutes les deux minutes, c'est limite si on se fait la bise. Mais c'est parce qu'on a pas besoin de tous ces "artifices", on sait très bien qu'on s'aime, on le montre avec des gestes au quotidien. Je pense que si on tient vraiment à quelqu'un on peut toujours lui montrer, en lui envoyant juste un texto pour montrer qu'on est toujours là. Ca prend 2minutes, et ça fait toujours plaisir, ou rien qu'en étant présent (si on peut voir la personne souvent c'est encore mieux).
C'est vrai que parfois, c'est difficile d'exprimer ces sentiments, mais on peut le montrer avec des petits signes qui voudront tout dire. Je n'ai pas forcément confiance en moi, mais je pense que l'amitié est quelque chose dont il faut prendre soin, il faut donc faire de petits efforts, même s'ils paraissent insignifiants ils apporteront toujours quelque chose.
Je ne me vois absolument pas vivre sans mes amis, c'est quelque chose d'existentiel pour moi, je tiens donc absolument à préserver les liens que j'entretiens avec mes amis proches (peut être que j'ai peur qu'on m'oublie… mais j'ai quand même l'impression que mes amis tiennent à moi, et qu'ils apprécient que je sois la quand ils ont besoin.)
Désolé pour mon commentaire pas très clair, j'espère que certaines comprendront ce que je veux dire
Le 30 juillet 2012 à 15:16
/!\ Pavé en approche, attention, mais si vous commencez, je vous conseille de terminer pour connaître la totalité de mon avis sur la question /!\Beaucoup de madZ sont comme ça visiblement, et moi aussi je dois l'avouer. Manque de confiance en moi, capacité à imiter un glaçon, pour ne pas dire un iceberg, quand on commence à me parler de choses sérieuses, propension à ne jamais prendre dans mes bras qui que ça soit pour un câlin, un simple bisous sur la joue, etc… non, je suis allergique à toute forme de contact qui pour moi me donnent l'impression de profiter de la situation, ce qui est étrange n'est-ce pas? Mais cela s'explique par le fait où beaucoup de gens ont toujours crut que j'étais lesbienne, alors qu'en fait je suis juste un peu garçon manqué et que j'ai toujours eu des difficultés avec l'hypocrisie flagrante chez les gamines (pas étonnant que je me retrouve avec plus d'une trentaine de copain, pour une poignée de copines…). Petite déjà, je savais que les belles promesses et les "franches" (ha ha ha ha ha) amitiées n'étaient que du vent, alors du coup, en grandissant, et en constatant que ces candides copineries des bacs à sable s'était tout bonnement évaporées comme je le pressentais déjà à cette époque, difficile d'avoir envie de reproduire le même schéma dix ans plus tard… Toujours cette sensation étrange de donner une image fausse de moi si je démontrais trop d'affection pour les personnes que j'aime, ou du moins que cela sonne faux. Même en étant bonne comédienne, il demeure cette sensation pesante de faux. Bien que souvent, j'aimerais prendre mes amis dans mes bras, y a pas photo, et surtout, de m'y sentir bien, ce qui n'arrive que très rarement. Car j'ai souvent cette sensation de ne pas me sentir à ma place, de ne pas mériter autant de marque de tendresse et d'affection. Du coup, je suis l'amie froide, mais à l'écoute, qui donne des conseils, et qui d'ailleurs le fait beaucoup mieux derrière son clavier qu'autour d'une pizza en regardant un film à la télé durant une soirée entre potes.
Cependant, je déplore le fatalisme de beaucoup de madZ, et qui pensent qu'il est essentiel de donner des nouvelles, ou d'en demander régulièrement, pour ne pas avoir à passer pour une Hermite.
Hé ho les filles, pourquoi cela serait-il toujours à vous de faire le premier pas? Pourquoi vos ami(e)s ne connaîtraient-il pas ce trait de caractère qui est le vôtre? Car si on parle véritablement d"AMIS", et non de connaissance, c'est qu'il y a un gros problème de leur côté principalement (et non, je ne suis pas en train de dire que vous devez continuer à vous la couler douce dans votre tour d'ivoire, si tant est que par AMI, vous pensez vraiment à des AMIS, et non des connaissances, oui oui, j'insiste encore, puisque beaucoup font l'amalgame entre les deux, dans la mesure où, parce qu'on connait ces gens depuis trèèèèèèèèèèèèès longtemps, ce sont forcément les meilleurs amis du monde… et ça, jusqu'au jour où il nous déçoivent et où on se rend compte qu'on n'a jamais été vraiment proche avec eux, mais je m'égare…).
Là je parle d'expérience personnelle hein: tout mes amis s'accordent pour dire que je n'ai aucune confiance en moi malgré le caractère bien trempé dont je fais la démonstration tout les jours. Ils savent pertinemment que je ne suis pas du genre à aller en avant pour m'intéresser à leur existence, car concrètement, je m'en cogne. Oui, exactement, je m'en cogne. Pourquoi donc? Car les détails d'une vie ne sont pas si important justement, tout du moins, il n'est pas important de toujours demander ce qu'il se passe. C'est aussi un peu à eux d'être spontané, de raconter des trucs pour vous tenir au courant, pour partager avec vous un moment drôle, triste… Garder le contact avec une personne que l'on aime énormément ne signifie en aucun cas que l'on doit suivre pas à pas son existence en lui demandant ce qu'il ou elle a mangé à midi. Merde quoi, on s'en fout de ça. Tout ce qu'il y a savoir, c'est s'ils vont bien ou pas Après, s'ils me racontent des détails, je les prends, je m'en intrigue, et là je peux demander d'en savoir plus. Mais jamais, Ô grand jamais, je ne ferais preuve d'hypocrisie en faisant semblant de m'intéresser en début de conversation à la couleur de leur caca du matin! Tout comme je n'irais pas spontanément leur raconter (pas sure en fait) que j'ai fait rire un gosse de 5 ans en me mettant deux doigts dans le nez dans un supermarché (imaginez un peu la situation: "Salut toi, ça faisait longtemps dis donc. Tu deviens quoi??" "oh bah j'ai vomis au supermarché ce matin, c'était drôle et répugnant"). Voilà des détails qui pourront être mit en lumière, évidemment, des détails qui nourriront votre amitié, mais qui ne sont pas indispensables dans l'immédiat. On peut faire semblant de s'y intéresser, oui, il ne faut pas se sentir coupable pour ça, car nous n'avons pas l'obligation d'aimer toutes les lubies de nos amis (je pense notamment à un ami à moi qui est à fond dans l'art de rue, les jongleries et tout ça, ce qui me rend indifférente, mais j'essaye de m'y intéresser un minimum parce que je peux le faire, pas parce que je DOIS le faire…)
Après tout, si vos amis actuels ne font pas partie de votre vie actuellement (je me répète, mais tant pis), c'est juste un fait. Peut-être reviendront-ils, peut-être reviendront-ils pas. Ce n'est pas une question de flemme ou de peur, c'est surtout une question d'importance: peut-être êtes-vous/sont-ils moins important à leurs/vos yeux parce que ils/vous continuez votre existence simplement, en solitaire, que vous vous sentez bien ainsi, peut-être est-ce ainsi de leur côté également. Mais si vous êtes vraiment des amis, vous vous rejoindrez tout naturellement à un moment ou à un autre. En revanche, il ne faut pas se leurrer si un jour vous faites face à une excuse en bois débouchant sur une annulation de rencontre. D'autant plus si vous remettez ça à plus tard et que quatre ans après, rien ne se passe encore. Et si cela vient de vous, il n y a pas à tortiller: la flemme, c'est une belle excuse pour soit:
a- la peur (et encore, un peu limite comme excuse, pardonnez-moi!!)
b- l'égoïsme (vous vivez très bien votre vie sans eux, et vous culpabilisez parce que vous pensiez que c'étaient vos amis, alors qu'au fond, il n'en est rien, ce ne sont que des connaissances bien sympathiques)
c-une autre vie (car oui, vous pouvez aussi avoir de bonnes raisons d'annuler une sortie avec vos copines/copains)
Cela dit, chercher par tout les moyens d'entretenir une relation avec ses amis est une bonne façon de la réduire à néant, surtout si ces personnes là ne vous connaissent pas spontanément. Faire des efforts n'est pas insurmontable, ça n'est pas facile non plus, mais si vous êtes maladroits, timide, fragile, indécrottable, voir la PIIIIIIIIRE AMIE du monde, si ce sont vos amis, vos VRAIS amis, ils comprendront, ou bien le comprennent déjà… mais il est évident que si vous ne vous exposez pas un minimum, ou que vous ne leurs expliquez pas comment vous êtes réellement, il se peut que vos amis n'aient de vous qu'une image faussée dont vous êtes les seules responsables…
PS: un conseil, regardez "Les Petits Mouchoirs" si ce n'est pas déjà fait de Guillaume Canet, un film qui illustre la relation entre un groupe de vieux copains, peut-être que vous y trouverez votre équivalent ou l'équivalent de votre groupe de potes (moi, je suis Marion Cotillard au niveau du caractère ¬ ¬)
Bref, pardon si j'ai put blesser des MadZ, mais bon, c'est ce que je pense des amies en carton, et donc, de moi >__<