Éducation des filles et des garçons : y’a du boulot

Rebondissant sur la publication du Global Gender Gap Report, le psychiatre Serge Hefez revient sur son blog sur une étude menée en Suède (région par ailleurs déclarée par le Global Gender Gap Report comme championne de l’égalité hommes-femmes). Les conclusions sont rudes pour l’égalité des sexes : même au XXIème siècle, les stéréotypes inconscients inhérents […]

Éducation des filles et des garçons : y’a du boulot

Rebondissant sur la publication du Global Gender Gap Report, le psychiatre Serge Hefez revient sur son blog sur une étude menée en Suède (région par ailleurs déclarée par le Global Gender Gap Report comme championne de l’égalité hommes-femmes). Les conclusions sont rudes pour l’égalité des sexes : même au XXIème siècle, les stéréotypes inconscients inhérents aux petites filles et aux petits garçons ont la peau dure.

Les adultes laissaient ainsi beaucoup plus de place aux garçons, qui utilisaient en moyenne les deux tiers du temps de parole. Lors des échanges avec les enfants, les éducateurs acceptaient sans difficulté que les garçons interrompent les filles alors qu’ils demandaient aux filles d’attendre patiemment leur tour. Enfin, ils avaient deux registres de discours : des phrases courtes et directives pour les garçons, des discours plus longs et plus détaillés pour les filles.

Lors des repas, ces différences tournaient à la caricature : les films tournés en 2004 montrent des petites filles de 3 ou 4 ans servant docilement des verres de lait ou des assiettes de pommes de terre à des petits garçons impatients. Une répartition des rôles encouragée, bien involontairement, par les éducateurs. « Sans nous en rendre compte, nous demandions aux filles de nous aider à porter les plats et à participer au service, sourit Barbro Hagström, l’une des éducatrices. Nous ne sollicitions jamais les garçons. »

Edifiant, n’est-ce pas ?… Comme quoi, même si les suédois sont on ne peut plus sensibles au problème, ce n’est pas si évident de modifier des siècles (que dis-je, des millénaires) de schémas sociaux burinés dans le marbre de l’inconscient collectif… Je te laisse lire le post du blog de Serge Hefez et l’article d’Anne Chemin sur l’étude suédoise et je t’invite à revenir en causer sur le forum de discussion : que tu sois maman ou pas encore, quel avis as-tu sur le sujet ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Margay
    Margay, Le 31 juillet 2015 à 0h06

    @Maud Kennedy C'est parce que les garçons, ils racontent des choses interessantes, alors que les filles elles "bavardent" (LOL) :stressed:

    C'est aussi quelques choses qui m'énerve, cette hierachisation des "sujets intéressants" ou non. Genre les filles "papotent", les garçons parlent (sérieux, j'ai jamais entendu dire de garçons qu'ils "papotaient"). Et dès que ça parle d'enfant (même des trucs hyper sérieux comme l'éducation) ça descend d'un cran dans l'"utilité" du sujet parce que c'est bien des "conversations de gonzesse" :mur: :bomb: :stressed: . Bref, je m'égare :scream:

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