5 œuvres pour mieux comprendre le deuil

Le deuil est un processus complexe, aux multiples facettes. Pour le comprendre un peu mieux (et t'offrir une bonne chialade), Mathilde te propose 5 livres et films autour de cette thématique !

5 œuvres pour mieux comprendre le deuil

En partenariat avec Ankama Éditions (notre Manifeste)

Tu as peut-être déjà vécu un deuil. Et je ne fais pas nécessairement référence ici à la perte d’un être cher, car le terme s’applique selon moi à de nombreuses situations.

Ce peut-être le deuil d’une relation, d’un de tes projets, ou bien effectivement d’une personne qui t’était proche.

Le deuil à travers des livres, films, et podcasts

Ce processus complexe a de multiples facettes qui peuvent s’exprimer différemment selon les individus et les circonstances.

J’ai eu envie de t’en proposer aujourd’hui un aperçu à travers 5 contenus, films et livres, qui aident à mieux comprendre le deuil.

Si tu as pleuré devant LA scène du Roi Lion, accroche-toi et prépare ta boîte de mouchoirs, ça va morver !

Quelques Minutes Après Minuit, le film sur le deuil qui a bouleversé la rédac

Quelques Minutes Après Minuit est un film fantastique émouvant au possible, dont madmoiZelle avait été partenaire à sa sortie en salles, en 2017.

Conor a 13 ans, il est harcelé par ses camarades d’école, et sa mère suit un traitement contre son cancer.

C’est compliqué car il doit l’aider à tenir la maison, parce que son père s’est remarié et vit aux États-Unis, et même si sa grand-mère passe de temps en temps, il n’est pas très proche d’elle car il la trouve trop stricte.

À travers ses dessins, il s’échappe de la réalité. Un soir, l’if du cimetière en face de chez lui va s’éveiller à 0h07. Le monstre explique qu’il n’est pas son ami imaginaire, cependant c’est bien Conor qui l’a appelé…

Il va lui raconter trois contes, qui vont amener notre jeune héros à comprendre sa propre histoire, et la raison de cet éveil.

Le film avait conquis la rédaction ainsi que les lectrices de madmoiZelle, comme en attestent ces témoignages captés juste après une diffusion en CinémadZ.

Son univers fantastique est original et change de ce que nous pouvons avoir l’habitude d’associer au terme « deuil ».

C’est aussi un film qui explore tous les sentiments liés au deuil, et au parcours que chacune de nous doit arpenter pour atteindre le bout de ce processus.

Je l’ai personnellement vu avec ma famille, et je me souviens que ma mère et moi avions versé notre larme, mi-émues, mi-émerveillées par l’univers onirique qui nous a transportées…

Si tu veux en savoir plus, je t’invite à lire la critique de Quelques Minutes Après Minuit qu’Aki avait rédigée !

Tout Sur Ma Mère, un film centré autour du deuil (et de la vie)

T’ai-je déjà parlé de mon amour pour le cinéma d’Almodóvar ? (Oui, je sais, la réponse est oui. C’est une question rhétorique.)

Je reviens sur le travail du réalisateur espagnol, cette fois-ci en te parlant de Tout Sur Ma Mère, l’un de ses grands classiques — mais lequel de ses films ne l’est pas ?

Ce petit chef d’œuvre de 1998 débute sur un dramatique accident…

L’héroïne, Manuela, vit seule avec son fils Esteban, à qui elle a toujours raconté que son père est mort.

Un soir, elle évoque pour la première fois le père bien vivant d’Esteban devant lui, après qu’ils sont allés au théâtre, voir une pièce dans laquelle ledit géniteur aurait joué.

Juste après, Esteban est renversé par une voiture, et décède dans cet accident. Terrassée par la douleur, Manuela part retrouver le père de son fils.

Elle rencontrera dans son périple de nombreuses alliées, qui l’accompagneront dans son deuil.

Je crois que pas une fois je n’ai vu ce film sans pleurer, ce qui m’arrive avec très peu de longs-métrages (de mémoire, je citerai Coco, le Disney, qui porte également sur le deuil, et Le Concert, ce qui fait : peu de films).

Tout Sur Ma Mère est un film poétique, troublant, joyeux et vivant, qui rassemble tout ce que j’aime chez Almodóvar.

Il traite de nombreuses thématiques : transidentité, prostitution, sororité, amours impossibles, amour filial, avec en filigrane toujours le deuil de Manuela, qui guide ses actions.

Almodóvar réussit un tour de force en rendant son film joyeux et entraînant, malgré la douleur brûlante, intense, terrassante, liée au deuil.

Je vois Tout Sur Ma Mère comme une ode à la vie, une invitation à se reconstruire même après la douleur. Et ça fait du bien.

Mortel, le podcast de Taous Merakchi qui explore le deuil sous tous ses aspects

Taous Merakchi, aussi connue sous le pseudo Jack Parker, a travaillé plusieurs années chez madmoiZelle.

Après de nombreux autres projets, elle a lancé en novembre 2018 son podcast, Mortel, un de mes préférés à ce jour.

Elle l’a commencé en partant de sa propre expérience, dans un témoignage éclairé par des spécialistes : elle a raconté le deuil de son père.

Au fil du temps, ses épisodes se sont ouverts à des thématiques ultra variées, toujours autour de la mort.

J’ai compris grâce à elle les rouages du deuil, et de nombreux mécanismes psychologiques qui y sont liés.

Je pense qu’elle m’a permis par ce biais de me questionner sur mon propre rapport à la mort, avec beaucoup d’ouverture d’esprit et sans jugement.

Un autre facteur déterminant dans mon goût pour ce podcast est sa réalisation. L’habillage sonore est incroyable, et mon plonge à chaque fois dans l’univers de Taous, pour mon plus grand plaisir.

Une raison de plus d’écouter Mortel, au casque si possible, pour profiter un maximum de toutes les subtilités dans sa construction et les bruitages qui lui donnent toute sa saveur !

Mortel est disponible sur Spotify, Deezer, Apple Podcast, Soundcloud, et toutes les bonnes applis de podcast !

The Wendy Project, une BD délicate et onirique sur le deuil

The Wendy Project est une BD parue aux éditions Ankama, et qui traite le deuil avec beaucoup de délicatesse.

Wendy vient de perdre son jeune frère dans un accident de la route. Sous le choc, elle tente de gérer son deuil, tandis que ses parents vont de l’avant comme ils peuvent et que son frère cadet reste plongé dans un mutisme douloureux.

Mais elle est persuadée que son frère n’est pas vraiment mort, et qu’il a plutôt été emmené par un personnage mystérieux dans les airs, alors que la voiture plongeait dans l’eau.

Déni ? Folie ? Ou est-elle la seule à percevoir cette réalité, refusée par les adultes ?

Lorsque j’ai ouvert le livre, j’ai été soufflée par les dessins et l’univers graphique dans lequel nous plonge la dessinatrice, Veronica Fish.

Émerveillée, j’ai suivi pas à pas l’histoire de Wendy, scénarisée par Melissa Jane Osborn. J’ai été fascinée, et tiraillée par le doute tout au long de cette jolie histoire.

Wendy a-t-elle perdu la raison ? Pourra-t-elle accepter le décès de son frère ? À quel prix ?

Cette BD est une métaphore du deuil qui reprend les codes de l’histoire de Peter Pan, car Wendy passe elle aussi de l’enfance à l’âge adulte, notamment à travers cette épreuve.

Tendre et violent à la fois, le livre m’a prise par la main et fait traverser les mêmes étapes et questionnements que son héroïne.

Je ne peux donc que t’inviter à le découvrir, car il permet vraiment d’affronter le deuil grâce à l’empathie envers sa protagoniste, tout étant préservée par son aspect onirique et merveilleux !

Procure-toi The Wendy Project !

The Wendy Project est disponible dès le 24 mai 2019 en librairie, et si tu es adepte des livres qui te font ressentir des émotions fortes, je ne peux que t’inviter à le découvrir !

Si tu doutes encore, clique ici pour en découvrir un extrait, ou sur le visuel ci-dessous.

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J’aurais pu te citer bien d’autres œuvres — je pense notamment à des films comme Je vais bien, ne t’en fais pasCaptain Fantastic ou Les petits mouchoirs.

Mais je pense que cette liste donne une excellente base pour sortir les mouchoirs et comprendre un peu mieux comment fonctionne le deuil !

Et toi, as-tu des recommandations de contenus culturels autour du deuil ? En attendant de recevoir The Wendy Project, viens m’en parler dans les commentaires !

À lire aussi : Je suis en deuil, et si tu l’es aussi, voici une lettre

Mathilde Trg

Mathilde Trg

Relectrice « zéro faute » hors-pair, Mathilde est aujourd’hui l’interlocutrice des maisons d’édition désireuses de faire connaitre leurs œuvres sur madmoiZelle. Elle est aussi obsédée par les e dans l’o (œ) que par Orelsan (à toi de juger ce qui est le plus grave), et prononce les noms espagnols avec l’accent.

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