Se retrouver face à quelqu’un et n’avoir rien à lui dire : le cauchemar de beaucoup de personnes. Lady Dylan vous offre 4 idées pour échapper à cette situation délicate.
Imaginons. Nous sommes un joli samedi après-midi, vous marchez dans les rues de votre ville, quand apparaît un des pires genre de personnes qui soit : le pote de pote. Pas celui que vous avez rencontré à la dernière soirée et avec qui vous aviez bien sympathisé, non, plutôt celui auquel vous aviez dit bonjour en passant. La personne qu’on connait à peine. Celle à qui on ne sait absolument pas quoi dire – en fait, on ne sait même pas si on doit la saluer.
Vous visualisez cette personne ? La dernière fois que j’en ai croisé une, elle m’a brièvement regardé et a fui très loin. Soit je fais peur, soit on peut en déduire que je ne suis pas la seule timide sur cette Terre.
Malheureusement toutes les « personnes qu’on connait à peine » (appelons les « PQOCAP ») n’ont pas l’immense sagesse de changer de trottoir en nous voyant, et certaines viennent même nous aborder. Voici quelques stratégies de survie pour passer deux stations de métro avec quelqu’un à qui on n’a rien à dire :
1 – L’esquive
PQCOCAP : Hey, salut Bidule !
Toi : Euh… Désolée moi c’est Chose, on se connait ?
Si la personne est assez bien élevée, elle s’excusera et passera son chemin. Si tu as vraiment une dégaine reconnaissable elle pourra insister mais il suffira de prétendre être une autre pendant suffisamment longtemps pour décourager les plus tenaces. Bonus si vous ne vous êtes pas vus depuis longtemps et que tu as changé de coupe de cheveux depuis. C’est la stratégie la plus simple, mais ça peut te retomber sur le coin de la gueule si la personne t’a vraiment reconnue et que tu la recroises plus tard.
Précaution : On aurait tendance à être un minimum honnête et à simplement prétendre qu’on ne se souvient pas de la personne, mais elle risque de passer un quart d’heure à nous rappeler les endroits où on l’a déjà vue. Mieux vaut changer totalement d’identité.
Variante : Ignorer totalement la personne genre « je t’ai pas vu, t’es un fantôme ». Encore plus simple, mais encore plus chelou si tu la recroise plus tard.
2 – L’urgence
PQCOCAP : Hey, salut Bidule !
Toi : Ah salut, Machin, ça va ? Désolée, j’ai un truc sur le feu qui sonne à la porte.*
Selon la situation (quand on est coincé dans un bus ou un métro et qu’on va tous les deux jusqu’au terminus, c’est dur de s’échapper physiquement), tu peux : prétendre que tu es super pressée et partir / prétendre que tu dois passer un coup de fil super important / si tu es coincée et que tu n’as même pas de réseau, prétendre que tu dois absolument lire le journal avant d’arriver parce que tu comprends, j’ai des interros d’actu tous les jours (bon si tu es en fac de sciences c’est moyennement crédible, essaie plutôt de sortir tes cours ou un livre en rapport).
Le lieu de tous les dangers
3 – Le pote commun
A priori, s’il y a au moins un point commun que tu as avec cette personne, c’est votre pote. Glisse le plus vite possible une anecdote qui le met en scène, et vous pourrez rire de concert sur le thème « ah oui, ça c’est bien Truc haha !». A priori, comme la personne en face de toi est aussi gênée, elle devrait surenchérir sur le sujet un petit moment pour éviter le gros blanc.
Précaution : Il faut que vous connaissiez tou·te·s les deux assez bien votre pote commun, sous peine d’épuisement rapide des anecdotes.
Variante : Si vous avez été à la même soirée il y a peu de temps, tu peux essayer de colporter des ragots sur ce qui s’y est passé.
Autre variante : Si tu n’as vraiment rien à dire, contente toi de demander ou de donner des nouvelles dudit pote.
4 – Troller
Autre possibilité pour entamer la discussion alors que tu n’as rien à dire : lâcher une énormité.
PQOCAP : Hey, salut Bidule !
Toi : Hey, salut Machin, ça va ?
PQOCAP : Ça va et toi ?
Toi : Ouais, tranquille… Je reviens d’une partouze, là. Avec des chatons.
Soit la réaction devrait être assez drôle pour t’occuper pendant la fin du trajet, soit la personne devrait partir en courant et te laisser seule pour écouter ta musique (du Marilyn Manson, lui aussi aime violer des chatons).
Précaution : Bien réfléchir avant d’utiliser cette stratégie : toute relation ultérieure avec cette personne risque d’être assez difficile.
Variante : Faire une déclaration d’amour enflammée, façon Overly Attached Girlfriend.
Autre variante : Mimer une crise d’épilepsie.
* Non, cette vanne n’est pas éculée, laissez-moi dans mon déni.








Le 15 juin 2012 à 20:16
Alors moi je suis capable de rester des heures sans parler. Je n'ai pas de méthodes pour combler les blancs, si la personne veut parler tant mieux.Je n'ai pas de sujet bateaux, j'assume …
A part avec la voisine "Bonjour, ça va?! Ok bon je dois y aller au revoir +sourire hypocrite"
@MacadamCowboy ça marche vraiment
Le 15 juin 2012 à 20:22
Oui ça marche ! C'est justement le "voilà voilà"-briseur de moral qui fait que.
Le 15 juin 2012 à 21:11
Personnellement ça m'arrive avec ma famille (genre oncles, tantes, grands-parents). Du coup j'esquive autant que possible les moments avec eux. Mais genre durant les dîners où mes parents partent dans la cuisine, pendant que nous (mes frères et moi) sommes avec les invités dans la salle à manger et qu'aucun de nous ne sait quoi dire c'est un peu (carrément) ma hantise. Du coup avec mes frères on a trouvé la parade : on va aider en cuisine. Et on passe pour des enfants TROP serviablesPar contre, le pire du pire, c'est quand on me demande d'aller chercher un membre de ma famille à la gare, je sais que je ne vais rien avoir à dire durant le trajet en voiture… Alors bin je fais mon asociale et je dis un "non" catégorique à mes parents pour ne pas aller chercher la personne
Le 15 juin 2012 à 21:30
Ignorer totalement la personne genre « je t’ai pas vu, t’es un fantôme ».Non mais sa c' est mal élevé au possible !!!! Du délire quoi pour moi esquiver une personne c
' est tout faire pour éviter d' avoir a lui parler à la croiser à partir du moment ou la personne vient t' aborder c' est trop tard tu peut plus l' esquiver faut assumer moi si quelqu' un me fais sa jpe dire que si je la recroise je lui crache dessus
Le 16 juin 2012 à 06:42
T'as raison, dans le même genre moi quand on me bouscule, je sors direct la Kalachnikov.
Plus sérieusement, il y a comme d'habitude une bonne dose de second degré et d'ironie dans l'article
Le 16 juin 2012 à 18:48
Comme je te comprends ! Cette situation, je la retrouve parfois avec mon frère : tu lui poses une question, il répondra uniquement à cette question. Surtout il ne prendra pas l'initiative de développer. Du coup, ça fait un peu "interrogatoire" donc bon c'est pas toujours top…En tout cas, je compatis
Sinon moi, jai déjà pratiqué le : " et t'as des nouvelles de Machin ? tu sais ce qu'il devient ?".
Le problème de cette technique, c'est qu'elle n'est pas efficace sur la durée
Alors du coup t'enchaînes : "et Truc alors ? il fait quoi lui maintenant ? "
Le 16 juin 2012 à 19:25
Parler de l'ami commun ça marche toujours.Sinon rester sans rien dire, et au moment de se quitter dire simplement aurevoir ce n'est pas gênant dans les transports en commun (parce qu'on est occupé) mais si c'est dans l'attente (d'un bus, dans une file d'attente) on est pas occupé et ça peut être gênant.
Le 18 juin 2012 à 15:22
Je ne comprends même pas pourquoi avec certaines personnes il n'y aucune alchimie, rien à se dire, juste de gros blancs bien pesants, parfois, même en les connaissant depuis un moment… Au passage je connais un mec qui même en groupe, a un mutisme extrêmement communicatif, c'est assez hallucinant. Par sa seule présence il peut imposer un silence de mort pendant 10 minutes à un groupe de 3/4 personnes.Sinon j'ai pas mal d'anecdotes à raconter et en général je ne manque pas d'idées de conversation, mais il y a des gens avec qui elle s'essouffle très vite parce qu'ils ne développent pas leurs propos ou parce qu'on en fait le tour très rapidement tout simplement. Je dois dire que je n'aime pas avoir à fournir tous les efforts, je manque de patience à ce niveau-là, s'il n'y a pas de répondant en face, tant pis.
Pareil pour les small-talk, au bout d'un moment, si la discussion n'évolue pas vers autre choses que le beau temps, l'inauguration du tramway ou que sais-je, je préfère encore me replonger dans mes pensées, quitte à avoir l'air malpolie.
Le 18 juin 2012 à 15:54
du Marilyn Manson, lui aussi aime violer des chatonsAh.
Le 23 juin 2012 à 13:31
Sinon testé et approuvé (quand il est impossible d'utiliser la technique du "voilà voilà" copyright @MacadamCowboy) : trouver le sujet qui intéresse la personne en demandant quelles études elle fait, où elle part en vacances etc, et la lancer dessus : tranquille pour une demi-heure ^^