Claudiquant sur le dancefloor (Luz)

Chroniqueur -entre autres- à Charlie Hebdo, Luz croque dans Claudiquant sur le dancefloor tous ce qui gravite autour de la musique : fans, musiciens, critiques, techniciens ou maisons de disque, tout le monde y passe dans ce carnet de voyage au pays des amplis, de Rock en Seine à Benicassim, de PJ Harvey à Franz […]

Chroniqueur -entre autres- à Charlie Hebdo, Luz croque dans Claudiquant sur le dancefloor tous ce qui gravite autour de la musique : fans, musiciens, critiques, techniciens ou maisons de disque, tout le monde y passe dans ce carnet de voyage au pays des amplis, de Rock en Seine à Benicassim, de PJ Harvey à Franz Ferdinand…

Claudiquant sur le dancefloor, c’est la faune des festivals, concerts et soirées musique croquée en quelques planches. Critiques, fans, musiciens… Luz observe tout le monde. Et quand il observe, il remarque toujours le détail qui tue. Celui qui rend le milieu de la musique à la fois fascinant et énervant. Le pire, c’est qu’il a aussi le sens de la formule. Exemples : Pendant que ceux-là cuvent leur bières de la veille, j’en profite pour pisser celle du jour (arrêt pipi après un concert) ou encore, face à la prestation d’Iggy Pop au bol d’or : Si les bites parlaient, elles auraient la voix d’Iggy. Réunit ces deux armes redoutables, et tu obtiens des planches à se pisser dessus.

Ce qui est fort, c’est qu’en plus d’être lucide sur les autres, Luz l’est aussi sur lui-même et assume ses contradictions. Exemple ? Pointant du doigt certains excès de mode ou de snobisme parmi les critiques rock, il reconnaît y céder aussi de temps en temps : A part mon baise-en-ville, offert par le Festival à tout les journalistes, j’ai l’impression de ne pas avoir l’uniforme requis. je manque de hype (…) MAIS comme ce type et de nombreux autres, j’ai un badge. A croire que c’est apparemment le grand retour du badge… En attendant celui du pin’s. Misère. Et Luz de se décrire en train de parader fièrement avec son bagde Le Tigre, avant de le délaisser pour un autre parce qu’un critique lui a fait remarquer qu’A New-York, on dit que c’est fini, Le Tigre.

De la même façon, il revendique son côté midinette autant que ses moments de boulimique blasé ; croque les déformations professionnelles de ses collègues sans pour autant s’épargner. Exemple, cette remarque sur l’une de ses propres descriptions : "(…) N’importe quoi ! A trop lire de critiques rock, on finit par parler comme eux. Ridicule… Quand il n’a rien à dire, le con étiquète."

Résultat : un album drôle sans être méprisant, parce qu’on sent sous la canine un amour de la musique intact – parfois même un entousiasme de gamin – et une certaine tendresse pour l’univers décrit. Cerise sur le gâteau : en plus de pleurer de rire régulièrement, on apprend aussi plein de détails sur les groupes ou les mouvements musicaux. Ce qui, pour les les geek curieux, est une véritable aubaine.

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