Cité 14 – saison 1 (Gabus et Reutimann)

Un ovni au pays du franco-belge J’avais commandé une BD.  Je reçois une douzaine de petits fascicules, format manga et fins comme des doubitchous. J’ouvre : ça ressemble aux vieux comics du CDI du collège, ceux qui déjà à l’époque sentaient bon la désuétude (et le maigre budget dudit CDI). Je lis… Ca aurait pu […]

Cité 14 – saison 1 (Gabus et Reutimann)

Un ovni au pays du franco-belge

J’avais commandé une BD.  Je reçois une douzaine de petits fascicules, format manga et fins comme des doubitchous. J’ouvre : ça ressemble aux vieux comics du CDI du collège, ceux qui déjà à l’époque sentaient bon la désuétude (et le maigre budget dudit CDI).

Je lis…

Ca aurait pu se passer dans le New-York des années 30. Mais non. A NY, il n’y a ni extra-terrestres, ni gang des têtards. Il aurait pu être un immigré roumain en quête d’une vie meilleure. Mais non. C’est un éléphant (mais ça, ça ne compte pas vraiment), en quête d’un endroit où refaire sa vie. Parce que dans l’ancienne, il a fait de drôles de choses. Il aurait pu débarquer avec, pour tout bagage, la photo de sa femme restée au pays. Au lieu de ça, il se trimballe juste avec un sachet de graines prohibées.

Cité 14, c’est l’histoire de Michel Elizondo (ainsi renommé par les services de l’immigration), et de sa nouvelle vie… qui commence bien mal. Poursuivi par la douane, il rencontre l’insolent Hector (un castor), reporter photographe pour le Télégraph, et l’intriguante Vanita (une caniche bien dans ses poils), collaboratrice d’un juge expéditif. Un super-héros prétentieux, un étrange voisin extra-terrestre, un redoutable gang de têtards, des flics corrompus, des intrigues politiques, des coups de revolver, une tête dans une valise, un chat capitaine de dirigeable, une tour de 116 étages…

Cité 14, c’est tout ça… et bien plus encore.

Un feuilleton dessiné qui sent bon le vieux polar et le E.T. aux gros yeux globuleux

Publié au rythme d’un tome par mois, à 1€ le tome, Cité14 renoue avec le feuilleton dessiné et y va de sa touche rétro avec son un trait simpliste en noir et blanc et ses titres au charme suranné (« Rififi sur les docks », « Krapaul la crapule »). On y retrouve les ingrédients qui ont fait le succès des grands romans noirs américains, mais retranscris dans un univers fantastique, à peine esquissé, où les turpitudes du quotidien nous feraient presque oublier que notre héros est un éléphant. Et son pote un castor. Mais il y a des humains aussi. Ca n’empêche pas, hein…

Entre ce décalage constant, les intrigues qui défilent à 200 à l’heure, Cité14 glisse entre tes doigts aussi vite qu’un macaron à la framboise, et avant même de t’en rendre compte, tu passes déjà au tome suivant. Puis au suivant. Et encore au suivant.

Jusqu’au 12. Fin de la série.
Jusqu’à la saison prochaine…

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