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Vous n’avez que des filles ou des garçons ? Voici ce que dévoile une étude

Une étude menée sur plus de 58 000 femmes remet en question l’idée que le sexe à la naissance est une simple affaire de hasard. Certains facteurs biologiques ou comportementaux influenceraient bien la probabilité d’avoir une fille ou un garçon.

Non, avoir une fille ou un garçon n’est pas qu’un tirage à pile ou face

C’est une idée répandue : on pense depuis longtemps que la naissance d’un garçon ou d’une fille reposerait sur un pur hasard biologique. Comme si chaque grossesse était un pile ou face génétique, avec une chance sur deux d’un sexe ou de l’autre. Mais, une étude publiée dans Science Advances en juillet 2025 vient bouleverser cette certitude. En analysant les données de plus de 58 000 femmes américaines et 146 000 naissances sur près de 60 ans, des chercheurs de Harvard montrent que certaines familles ont bien une prédisposition à avoir des enfants d’un seul sexe.

Une probabilité qui varie d’une famille à l’autre

Contrairement au modèle binomial classique (celui du pile ou face), les naissances suivent un modèle dit « bêta-binomial ». En clair : chaque famille aurait sa propre probabilité d’avoir un garçon ou une fille. Dans les familles avec trois enfants ou plus, les fratries entièrement composées de filles ou de garçons sont plus fréquentes que prévu par le pur hasard. Par exemple, après trois garçons, la probabilité d’en avoir un quatrième grimpe à 61 %.

L’âge de la mère joue un rôle

L’étude a aussi révélé que l’âge de la mère au moment du premier enfant influe sur cette tendance. Plus une femme est âgée à son premier accouchement (au-delà de 28 ans), plus elle a de chances d’avoir une fratrie entièrement composée de garçons ou de filles.

Cette corrélation persiste même lorsqu’on enlève du calcul le dernier enfant, souvent influencé par un éventuel désir de « compléter » la fratrie.

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Une influence génétique à ne pas exclure

Les scientifiques ont poussé l’analyse encore plus loin avec une étude génétique (GWAS). Ils ont identifié deux variantes génétiques maternelles associées à une descendance uniquement féminine (gène NSUN6) ou masculine (gène TSHZ1). Même si ces résultats demandent à être confirmés, ils suggèrent que la mère pourrait avoir un rôle plus actif que prévu dans le sexe de l’enfant.

Ce que cela signifie pour les parents

Cette étude ne remet pas en cause le fait que, globalement, les naissances de garçons et de filles s’équilibrent dans la population. Mais pour chaque famille, cette répartition n’est pas nécessairement équilibrée. Autrement dit, si vous avez déjà eu deux ou trois enfants du même sexe, il y a légèrement plus de chances que le suivant soit du même sexe. Pas de quoi prédire l’avenir avec certitude, mais suffisant pour dire que le destin génétique n’est pas si hasardeux qu’on le croyait.

Prudence face aux interprétations hâtives

Cette étude ne dit pas que les parents peuvent prédire ou choisir le sexe de leur futur enfant.

Comme l’observe Numerama, les écarts observés restent faibles à l’échelle individuelle, et les données concernent uniquement les mères, sans prendre en compte les facteurs liés aux pères. De plus, la cohorte étudiée est composée majoritairement de femmes blanches et de profession infirmière, ce qui limite l’universalité des résultats.

Enfin, il faut également distinguer biais biologique et comportements sociaux : dans certaines cultures, le fait d’avoir un enfant d’un sexe particulier peut influencer la décision d’agrandir ou non la famille.


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