Mon rapport à la teub, de la peur à la fascination

Cette madmoiZelle s'est trouvé fort dépourvue quand l'heure de toucher son premier pénis fut venue. Mais avec le temps et l'expérience, elle a appris à aimer les zizis, et même à les trouver excitants.

Mon rapport à la teub, de la peur à la fascinationChristian Buehner / Unsplash

Ma vie sexuelle va bientôt fêter ses 15 ans.

Principalement hétérosexuelle, elle a été jalonnée de pénis de toutes sortes.

Au long de toutes ces années, mon rapport à la teub a grandement évolué, depuis la peur des premières fois à mon actuelle fascination pour la jouissance masculine.

Le pénis, ce mystérieux outil

La première fois que je touche un pénis, je suis au collège.

J’ai un petit copain à qui je roule plus de pelles que je ne lui parle. On a en commun un groupe de potes qui traîne au même parc, et on passe des après-midi à se tenir la main sans vraiment partager de choses.

Une après-midi, je me retrouve dans son lit. Ma copine est dans la chambre d’à côté avec un autre garçon de la bande.

Je pose ma main sur son caleçon tendu par une érection, puis je glisse mes doigts sous le tissu. Je n’ai JAMAIS touché cette partie d’un être humain.

Tiens, c’est rigolo cette petite peau fine…

L’expérience tactile est inédite mais mon problème est surtout technique : je ne sais pas me servir de cette chose, je n’ai pas le mode d’emploi.

La masturbation manuelle est ce qui me fait le plus peur. J’ai peur de faire mal et peur de mal faire.

Je tripote ça du bout des doigts et tente un mouvement de va-et-vient, comme il semble qu’il se doit…

À cette époque, je vois le pénis comme un outil mystérieux, un truc presque séparé du reste de la personne. Pour moi, rien d’excitant dans ce membre un peu menaçant (je n’ai encore jamais pratiqué la pénétration…).

Le simple fait d’avoir de l’intimité avec un homme me plonge déjà dans un émoi fantastique. Être avec un garçon est en soi une source d’excitation, mais je ne ressens pas d’attirance pour la teub à proprement parler. 

L’érotisation du corps des hommes ne viendra que bien plus tard.

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Le pénis, un truc pas si ouf

Au lycée, j’ai un nouveau copain avec lequel je vis ma première expérience sexuelle incluant une pénétration. Sympa mais pas génial non plus.

J’aime beaucoup voir mon partenaire prendre du plaisir de cette façon mais je sais que ça ne me mènera pas à la jouissance… On s’emmerde un peu dis donc, c’est pas un peu surcoté cette histoire de coït ?

Je fais aussi des fellations sans trop savoir si elles valent le coup et sans y prendre vraiment du plaisir.

Je ne jouis jamais à deux, sauf accidents, et j’accepte rapidement l’idée que n’aurais pas d’orgasme en couple, puisque ma gêne m’empêche de guider mes partenaires.

Frustrée de n’avoir aucune idée de comment manier cet engin, je demande timidement à l’homme de m’expliquer comment branler une bite.

En bonne élève, j’ai un vrai désir de progresser, mais je ne comprends pas grand-chose à ses explications…

Les années qui suivent se ressemblent. Elles sont orientées sur la performance. Débutante peu sûre de moi que j’étais, je veux acquérir des compétences techniques et impressionner mes partenaires.

Le sexe est un moyen comme un autre de retenir quelqu’un… Je ne suis vraiment pas dans l’optique de kiffer moi-même, je ne pense qu’à leur plaisir à eux.

Je finis par conclure que la bite, c’est pas si ouf.

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De la peur à la maîtrise technique du pénis

Un jour, par hasard, je fais une gorge profonde.

Je ne sais pas si ce zizi était particulièrement ergonomique ou si la passion a aidé, mais sans vraiment le vouloir, je suis allé plus loin que je n’avais jamais été, et je suis fière comme tout.

J’ai compris le truc et je ne l’ai pas oublié depuis. Alors que la fellation était plutôt une corvée qui faisait vaciller ma confiance en moi, je commence à aimer sucer

C’est le début de ma réconciliation avec la teub : en développant mes compétences en sucerie, je reprends un peu le pouvoir.

Je mesure ce que c’est d’avoir un pénis dans les mains ou la bouche et d’être capable de donner du plaisir à l’autre, qui s’abandonne à mes gestes.

Ma recherche de la perfection technique s’essouffle, je deviens beaucoup plus instinctive. Toucher une bite devient un jeu et je m’autorise à expérimenter des choses.

Je comprends que ce sont l’envie, la sensualité, la tendresse, le feeling et la passion qui déterminent un rapport « réussi », pas juste un enchaînement de figures imposées bien exécutées.

C’est l’implication dans le moment et le désir qui font que je donne du plaisir et que j’en prends. Savoir se lâcher et être à l’écoute des sensations et de son partenaire, voilà la vraie maîtrise !

Les années passent, je grandis, j’accumule un certain nombre d’expériences, toucher un pénis devient plutôt banal et mon rapport au corps des hommes change.

J’aime les muscles, les poils, les belles fesses… et J’AIME LA BITE.

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Ma passion nouvelle pour la jouissance masculine

Puis j’ai eu un plan Q qui m’a enfin rendu la pénétration intéressante, par sa manière de faire l’amour mais aussi grâce à la taille de son pénis.

Alors que je gardais un mauvais souvenir d’une teub trop grosse croisée à l’adolescence, j’ai découvert avec lui le plaisir de jouer avec un sexe de bonne taille.

Je me prends de passion pour les grosses bites et j’en fais la star de mes sessions porn.

Alors que je regardais plutôt du porno mettant en scène le plaisir féminin (femmes fontaines, orgasme et masturbation féminine), je me suis découvert une passion pour la jouissance masculine.

Récemment, et grâce à ces vidéos, j’ai fait un effort conscient pour me mettre à place des personnes à teub.

J’imagine ce que c’est d’avoir un pénis et les sensations qui peuvent être procurées, pour pouvoir donner du plaisir à mes partenaires. Et ça m’excite.

Du tag « big cock » j’ai glissé vers les vidéos de « penis massage » (oui, c’est une catégorie).

Ce qui me plaît le plus : voir un homme se faire branler ou qui se masturbe lui-même jusqu’à l’éjaculation, un moment qui m’excite aussi beaucoup plus qu’auparavant.

15 ans plus tard, le pénis m’excite

15 ans plus tard, la peur a complètement disparue. J’ai pris confiance, j’ai vu toutes sortes de zizis et expérimenté beaucoup de choses, du footjob à la pipe tête en bas.

La bite n’est plus cet appendice difficile à manier qui m’effrayait.

Je l’ai mentalement rattachée au corps de mon partenaire. Dans mon esprit, elle est devenue ce qu’elle a toujours été : une partie du corps à caresser, embrasser, lécher…

Ce voyage au pays de la teub m’a fait réaliser que rien n’est figé dans la sexualité.

Au fil du temps et des expériences, notre façon d’appréhender les choses peut grandement évoluer et partir dans des directions que nous n’aurions pas soupçonnées.

J’ai encore beaucoup à apprendre et à découvrir en matière de sexe. Alors je garde l’esprit ouvert, toujours désireuse d’être agréablement surprise et prête pour l’aventure !

Et toi, c’est quoi ton rapport à la teub en tant que meuf ? 

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Commentaires

grenouilleau

Je suis d'accord, un homme qui jouit c'est beau.

En tant que femme hétérosexuelle, je trouve dommage que les corps érotisés soient essentiellement féminins. C'est un appauvrissement de la sexualité, de mon point de vue. Seule la moitié de l'humanité voit son désir choyé, pris en considération (parfois trop ? je ne sais pas si voir des femmes à moitié nues sur les panneaux publicitaires peut être perçu comme "trop", sûrement pour certains).
Surtout qu'érotiser les corps masculins, prendre en compte le regard des femmes, ça ne peut que mener à une sexualité plus équilibrée, à mon avis.
 

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