New Look est en liquidation, serait-ce la fin pour la marque anglaise ?

New Look est dans une très mauvaise passe, et la grève de ses salariés ne semble pas se calmer... La fin semble imminente pour l'enseigne.

New Look est en liquidation, serait-ce la fin pour la marque anglaise ?

Les dettes de l’entreprise n’ont fait qu’augmenter ces dernières années, et dépassent aujourd’hui les 8 millions d’euros.

Il s’agit par exemple de loyers de magasins non payés, de cotisations sociales et d’impôts divers non réglés…

Comme la recherche d’un repreneur a duré des mois mais n’a abouti à rien, le magasin doit prononcer sa liquidation ce 26 juin dans l’après-midi.

New Look en liquidation

Des centaines de personnes ont déjà été licenciées ces derniers mois, puisque de nombreuses boutiques New Look ont fermé leurs portes.

Comme le souligne Mediapart, la grande diffusion est un marché très concurrentiel. Mais New Look aurait particulièrement déféqué dans la colle.

En effet, après son rachat en 2015 par le fond d’investissement sud-africain Brait, New Look a tenté de se développer à l’international, notamment en Pologne et en Chine.

Le groupe y a ouvert 130 magasins, puis les a intégralement fermés en 2018, pour se concentrer à nouveau sur la Grande-Bretagne…

Les salariés de New Look en grève

Pompon sur le cake, les salariés ont été laissés dans le noir et viennent alors d’apprendre que cette liquidation ne leur serait bénéfique en aucun cas.

Voici ce qu’a déclaré Karim Khadhraoui-Boujnah, directeur du magasin du Faubourg Saint-Antoine :

Nous avons tous beaucoup travaillé pendant des semaines, en vendant tout le stock par le biais de grosses promotions. Mais lundi, pendant le la réunion hebdomadaire des directeurs de magasin, ils nous ont annoncé que l’argent gagné n’irait pas de façon spécifique aux salariés, raconte le directeur. En fait, le nouveau dirigeant Paul-Henri Cécillon n’est là que pour liquider l’entreprise et détruire les emplois.

C’est pourquoi plusieurs boutiques New Look sont en ce moment occupés par les salariés qui y campent et menacent même de faire une grève de la faim selon Le Figarotant que de meilleures conditions de départ ne leur auront pas été octroyées.

Judith Krivine, avocate des salariés, plaide :

Il n’est pas acceptable que ce soit l’État et les salariés français qui soient les dindons de la farce des choix stratégiques faits par un groupe anglais.

À suivre, donc !

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Carotte

Carotte

Carotte est rédactrice Mode. Elle aime tout ce qui est les chiots, les graines et l'automne. C'est aussi elle qui écrit cette description à la troisième personne.

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Commentaires

Eros Thanatos

Toute cette concurrence, c'est totalement absurde. A multiplier les enseignes qui vendent la même chose, elles finissent forcément par faire faillite à un moment ou un autre et laisser des tas d'employé-e-s sur le carreau. Sans compter l'absurdité de vouloir vendre toujours plus de fringues dans un monde en pleine débâcle écologique. Et je ne parle même pas des ouvrières du tiers monde affairées à produire des vêtements pour les pays riches en échange de salaires de misère et qui ne peuvent pas dédier leur temps de travail au développement des conditions de vie de leur propre localité. Tant d'argent, de ressources et d'efforts investis de manière aussi contre-productive, ça n'a aucun sens.

Et oui, le fait que ça soit un groupe anglais ne change rien, mais reste que des gens subissent les conséquences de décisions qu'ils n'ont pas prises. Et je doute que les preneurs/euses de décisions aient à vivre le stress de se retrouver sans emploi et à envisager une grève de la faim pour obtenir de quoi ne pas tomber dans la grande précarité en attendant de retrouver du boulot.
 

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