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La lamentation du prépuce, de Shalom Auslander

04 sep 2009 1

Beaucoup d’entre nous choisissent leurs livres par rapport à la couverture. Et bien c’est exactement ce que j’ai fait pour ce livre. Je feuilletais les pages « nouveautés littéraires » d’un magazine, quand je suis tombée sur la page « nouveautés en poche », et que j’ai vu ce mignon petit chien, avec sa kippa violette sur la tête. Intriguée, j’ai lu le titre, puis le résumé, et ça y est, il me le fallait. (Il faut savoir que La lamentation du prépuce date de 2007, mais vient tout juste de sortir en version poche, aux éditions 10/18)

Une fois que je l’ai eu entre les mains, je l’ai dévoré. En fait, je suis assez fascinée par toutes les différentes religions. Même en étant athée, même si je ne les comprends pas, j’aime beaucoup qu’on m’en parle. J’aime voir les différents points de vue, entre ceux qui pratiquent, et ceux qui sont nés dedans, mais s’en sont éloignés. Chaque religion a ses richesses, et même si je ne suis souvent pas d’accord avec leurs règles, je pense qu’il est important d’avoir un esprit assez ouvert pour en débattre.

Et ce livre a comblé toutes mes espérances (et de nombreuses lacunes). Shalom Auslander nous raconte en fait sa relation avec Dieu, depuis sa plus jeune enfance, jusqu’à l’adulte (et futur père) qu’il est devenu aujourd’hui. On suit donc son évolution à travers la religion juive : les périodes où il respecte les règles à la lettre, ses périodes de rébellion, ses périodes de doutes (doit-il couper le prépuce de son futur enfant? S’il ne le fait pas, ne risque-t-il pas d’éveiller la colère de Dieu, au risque de voir celui-ci le punir en tuant son enfant?)… L’auteur nous explique précisemment sur quoi repose la religion juive, et présente les traditions et les règles.

Mais attention, son oeuvre n’est pas destinée à faire l’apologie de la religion juive. Au contraire, dans son « combat » avec Dieu, Shalom Auslander n’hésite pas à écorcher quelques principes religieux, à défier les foudres divines par quelques péchés et insultes… jusqu’à ce qu’il prenne trop peur, et qu’il s’excuse platement.

Cette valse des sentiments, entre respect, crainte et haine, se lit d’une traite, et ne laisse pas indifférent. On en ressort plus riche de connaisances, mais surtout, on en ressort avec l’envie d’en débattre et de comprendre.

Les Commentaires
1

Avatar de lou-9
5 septembre 2009 à 22h27
lou-9
Cette petite chronique me donne bien envie de me dégoter ce livre !
D'autant plus qu'il concerne la religion juive, religion par laquelle j'ai toujours été plus particulièrement intriguée ...
0
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