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Harry Potter 7 et les Reliques de la Mort (J.K. Rowling)

Je ne pense rien dévoiler en disant que l’objectif d’Harry Potter et de l’Ordre du Phoenix est de venir à bout de Lord Voldemort, et pour de bon cette fois !

(Si tu n’as pas lu les six premiers tomes, ne lis pas le texte qui suit… Si tu les as lu, utilise ta baguette pour sélectionner le texte, il apparaîtra… comme par magie !)

Bien avant le début des aventures d’Harry, ce sacré Voldemort, qui a tous les gentils sorciers sur le dos, se dit qu’il aurait bien besoin d’être protégé par… un truc qui le rendrait immortel, par exemple. Il découvre alors les vertus des Horcruxes : des objets dans lesquels une personne a dissimulé une partie de son âme, afin de se rendre immortel. Pour faire court, le corps est mortel mais l’âme, elle, reste accrochée sur terre grâce à l’objet. Donc techniquement on est mort, mais y’a moyen de revenir… Et c’est ce que le mage noir a fait, des années auparavant. Il a séparé son âme en sept et l’a planqué dans six Horcruxes (son âme principale étant contenue dans son corps). Ca fait quelques dégâts mais le Maître des Ténèbres, pourvu qu’il atteigne la toute-puissance, s’en balance…
Harry, Ron et Hermione vont alors, sur la demande de Dumbledore et dans le plus grand secret, partir à la recherche de quatre de ces Horcruxes. 4, 6, 7 ? C’est quoi ce bins ? Te souviens-tu ? Deux d’entre eux ont déjà été détruits : le journal de Tom Jedusor dans le tome 2 et la bague de Gaunt dans le 6. Sans le corps de Voldemort qu’ils se réservent pour la fin, ça ne fait plus que quatre Horcruxes à trouver.
Si Harry et ses compagnons parviennent à détruire tous les objets, le Seigneur des Ténèbres sera redevenu mortel. Il sera alors possible de le combattre en face à face.
Si tu n’as rien pigé, tant pis, tu comprendras en lisant…

Alors, à part des histoires hyper pas faciles à expliquer, il y a quoi dans le dernier Harry Potter?

De l’action stimulante et une atmosphère envoûtante

Bing… Trois phrases et me voilà replongée, sans l’avoir vu venir, dans l’univers magique du jeune sorcier. Fébrile, je me plonge définitivement dans la lecture. Mais pourquoi ? Pourquoi Harry Potter a-t-il un tel effet sur moi ?
Parce que ça fuit dans tous les sens. Parce que quand ça se bastonne, c’est pas pour du faux. Ca s’envoie des Sortilèges Impardonnables, ça s’étripe, se poignarde. Comment Gallimard peut-il encore appeler ça un roman jeunesse ?
Peut-être parce que Harry Potter, c’est toujours cette sensation extraordinaire de basculer dans un autre monde, à tel point qu’à chaque interruption de la lecture, plusieurs minutes sont nécessaires avant de pouvoir se reconnecter à la réalité moldue.

(Juste un peu) d’humour qui soulage

J.K. ayant bien compris que personne ne résiste à la lecture d’un bouquin de 800 pages le cœur battant la chamade, elle nous a aménagé quelques tranches de répit à coup de blagounettes. Au registre dans lequel Rowling puise pour faire de l’humour, on sent nettement qu’elle s’est efforcée de grandir avec son public. Exit, les Bertie Crochu à la crotte de nez qui nous ont fait tant marrer à 10/12 ans. Alors que Ron reproche à Hermione de lui avoir donné un jean trop petit pour qu’il puisse extirper rapidement la baguette de sa poche, « Harry entendit [Hermione] marmonner quelque chose sur l’endroit où Ron pouvait enfoncer sa baguette« .
Glissés de ci de là, quelques rares passages prêtent à sourire. Mais, l’heure n’est plus à la blague, depuis quelques tomes déjà… Voldemort gagne en puissance, des sorciers tombent, Harry et ses amis sont isolés de leur entourage. Bref, les temps sont durs et les rares pensées positives des héros sont vécues comme de véritables bouffées d’air.

De l’amouuuuur toujours

The question is : Hermione roulera-t-elle une pelle à Ron ? Les histoires intimes aboutissent. Issue prévisible ? Inattendue ? Disons que ça conclue grave chez les sorciers. Mais qui avec qui ? Hein hein…

Quelques jours avant la sortie française, J.K. Rowling avait révélé l’homosexualité de Dumbledore, ajoutant que « certains passages sur le sorcier paraîtront peut-être plus clairs maintenant. Je crois qu’un enfant y verra de l’amitié et qu’un adulte sensible pourrait bien comprendre qu’il s’agissait (d’une histoire d’amour) ». De ce fait, les passages évoquant la relation entre Albus Dumbledore et Gellert Grindelwald ont retenu toute mon attention. Et, effectivement, j’ai nettement ressenti cette affection qui va plus loin que celles que peuvent se porter de simples collègues… Au sujet du renvoi de Grindelwald de son école pour avoir abusé de l’utilisation de mauvaise magie : « Ce fut ton erreur à Durmstrang ! Mais je ne m’en plains pas, car si tu n’avais pas été renvoyé, nous ne nous serions jamais rencontrés. » Tiens, tiens…

Des thèmes qui font cogiter

La richesse de cette saga tient aussi au parallèle qui est induit entre la société dans laquelle évolue Harry et la nôtre. J.K. Rowling continue à aborder au travers de son histoire des questions morales, plus ou moins finement.
La tolérance et le respect des autres sont des valeurs portées par les bons sorciers. Bon, disons que la vision manichéenne du bien, du mal et des valeurs que chacun prône peut paraître un peu naïve. Le regard de l’auteure sur les rapports humains dans une même société n’est pourtant pas dénué d’intérêt. Le parallèle qui peut être fait entre le vote récent de la loi autorisant les contrôles de filiation par test ADN en France et la chasse aux sorciers nés moldus (les sang-de-bourbes) m’a frappé. Sur ordre du Ministère de la Magie, les sorciers jugés moins légitimes du fait de leur sang « impur » (parce que nés de parent(s) moldu(s)) sont traqués et emprisonnés. La seule façon d’être laissé en paix ? Prouver sa filiation à une famille de sang-pur. Thierry Mariani était-il sous le coup du sortilège Imperium au moment de proposer sa loi ?

Une fin qui fait…

Principe de précaution oblige, je ne te dirai pas ce que j’ai pensé de l’issue des aventures d’Harry Potter. Sois sans inquiétude, J.K. Rowling a écrit une fin digne et à l’image de la saga. J’ai refermé le livre euphorique d’avoir eu les réponses à toutes mes questions. J.K. a conclu son oeuvre proprement, si bien que je l’ai achevée sans tristesse.


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Les Commentaires

43
Avatar de PetiteMenade
10 septembre 2009 à 18h09
PetiteMenade
J'ai réussi à le relire début de cet été ... et j'ai autant pleuré qu'à la 1ere lecture :'(
Tout mes personnages préférés disparaissent, c'est déchirant, boulversant. Après avoir passé 7-8 ans en "compagnie d'eux" ... je m'en remets toujours pas que ca soit finit.

Bien sur il y a encore le dernier film mais c'est loin d'être la même chose ( je vais surement sortir du cinéma les joues humides quand même =/ )

Bou hou hou! C'était pas assez avec Sirius.
Pauvre petit Ted.Il a fallut Lupin et Tooonks. Y'a plus de Maraudeuurs.
Et plus de Freed :'(
Des jumeaux ne reste plus que George
comme une mauvaise blague...
0
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