5 films qui auraient VRAIMENT dû remporter un Oscar

Les Oscars 2019 arrivent. L'occasion pour Kalindi d'attribuer ses Oscars personnels à des films qui n'ont pas eu la chance d'en recevoir (à tort) !

5 films qui auraient VRAIMENT dû remporter un Oscar

Les Oscars 2019, c’est ce 24 février. Le moment me semble donc tout indiqué pour réparer les injustices !

Voilà 5 films qui auraient, d’après moi, dû remporter une statuette. MINIMUM.

Les Bêtes du sud sauvage de Benh Zeitlin

Les Bêtes du sud sauvage a marqué mon année 2012 et m’a depuis accompagnée partout, soigneusement rangé dans son étui DVD.

C’est l’histoire de Hushpuppy, 6 ans, qui aime fort son papa, pourtant violent parce qu’accro à la boisson.

Elle vit avec lui en Louisiane, quelque part dans la mangrove. Leur demeure ? Une cabane minable et délabrée dans laquelle ils vivent à côté d’autres gens que l’Amérique a oublié.

Un jour, une tempête s’abat sur le bayou, provoquant une montée des eaux qui menace l’équilibre déjà fragile du lieu de vie d’Hushpuppy.

Le réchauffement climatique fait par ailleurs fondre les glaces polaires et libère les aurochs (une espèce disparue de bovidé) qui débarquent en Louisiane.

Hushpuppy va errer de paysage en paysage à la recherche de sa mère, et rencontrer tout un tas de personnages au gré de sa quête.

Les Bêtes du sud sauvage, c’est une fable écologique et sociale, qui se sert d’une imagerie poétique pour délivrer des messages puissants.

J’en ai adoré chaque minute et j’aurais aimé la voir auréolée d’au moins une récompense aux Oscars 2013 (le film a été nommé 4 fois).

Lot de consolation, suite à son rôle remarqué, Dwight Henry a joué dans le carton 12 Years a Slave, qui pour le coup est reparti avec trois Oscars en 2014 !

Biutiful, d’Alejandro González Iñárritu

Quelques années après la sortie d’Amours Chiennes et de Babel, Iñárritu s’est lancé dans un drame social ambitieux et risqué, qui n’a pas connu un succès rayonnant.

L’exercice de style, Iñárritu le maîtrisait pourtant. Son film est précis, malgré ses airs un peu fous, un peu flous.

Les scènes se font écho les unes les autres, la scène finale est en fait la scène d’introduction, les plans s’enchaînent comme des coups de vent, à la manière de la tempête qui s’abat sur la vie du héros…

Bref, dans Biutiful rien n’est laissé au hasard.

Je l’ai vu, vu, vu, et revu. Pourtant, je suis toujours aussi bluffée par son amertume addictive. 

C’est l’histoire d’Uxbal, le père de deux enfants prénommés Mateo et Ana, qui est au bord du gouffre.

En chute libre, il sent la mort lui tourner autour.

Il vivote de l’organisation de trafics liés à l’économie souterraine de la ville et emploie des immigrés clandestins, principalement d’origine chinoise ou sénégalaise.

Mais Uxbal a une activité parallèle. Il est voyant, et communique avec les gens qui viennent de décéder, pour les aider à passer « de l’autre côté ».

Marambra, son ancienne compagne et mère de ses enfants, est bipolaire et a perdu la garde des petits. Mais Uxbal est bien décidé à renouer avec elle après qu’une de ses proches lui a prédit une mort imminente.

Il apprend en effet être atteint d’un cancer de la prostate, qui ne lui laisse pas beaucoup de chance de survie. Quelques mois, pour être précise.

Son objectif pour ces derniers moments de vie ? Accroître ses activités illégales de manière à pouvoir assurer un « futur » à ses gosses.

Nommé dans la catégorie Meilleur film étranger et Meilleur acteur en 2011, Biutiful est injustement reparti bredouille.

Tu penses que c’est trop tard pour brandir un étendard ?

La couleur pourpre de Steven Spielberg

La cote de popularité de Steven Spielberg a explosé en 1975, grâce aux Dents de la mer qui est d’ailleurs considéré comme le tout premier blockbuster de l’histoire.

Spielberg a ensuite enchaîné les films d’aventure à succès.

La Couleur pourpre marque donc un véritable tournant dans sa carrière. Un virage vers un cinéma engagé, profond et social qui aurait bien mérité une ou deux statuettes.

Tu ne l’as jamais vu ? Voilà de quoi il retourne.

1900, tout au Sud des États-Unis.

Celie et Nettie, deux jeunes sœurs afro-américaines, vivent avec leur père dans une plantation de coton.

Celui-ci oblige Celie, la plus grande des deux soeurs à faire ce que « sa mère ne veut plus lui faire ». Je te laisse imaginer le pire. Car c’est de ça dont il est question. 

Celie endure l’horreur du quotidien pour protéger Nettie des violences incestueuses de son père.

L’aînée de la famille met au monde deux enfants, que l’ordure de daron fait immédiatement adopter. Il se marie ensuite à une jeune femme de l’âge de Celie.

Le cauchemar pourrait prendre fin ici, mais il n’en est rien.

Celie est mariée de force à une brute misogyne, qui l’empêche de voir sa cadette.

La Couleur pourpre s’étend sur 30 ans. Autant d’années qui vont voir Celie souffrir, subir puis se libérer.

Ce film est l’histoire de la violence des hommes sur les femmes, de la violence des préjugés, des violences sexuelles et de la ségrégation.

La Couleur pourpre a été nommé aux Oscars quelques 11 fois. Toutefois, il est reparti sans rien en poche.

Taxi Driver, de Martin Scorsese

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Nommé dans 5 catégories dont Meilleur film en 1977, Taxi Driver n’a pas récolté l’ombre d’une statuette, ce qui ne l’a pas empêché de devenir culte.

Réalisé par Martin Scorsese et porté par Robert De Niro, Jodie Foster et Harvey Keitel (4ème dans le classement des hommes de ma vie), ce film a beau commencer à dater, son souvenir demeure souvent précis dans l’esprit collectif !

Parce que Taxi Driver, c’est un film qu’on oublie pas…

Le héros est Travis Bickle, un chauffeur de taxi new-yorkais dont les rencontres nocturnes lui font doucement perdre la tête.

Taxi Driver est un film brutal, dont il est difficile de sortir indemne.

Il fait partie de ces grands films que j’ai préféré ne voir qu’une fois, pour sacraliser la claque que je me suis mangée le jour où j’ai inséré le DVD et appuyé sur Play.

Call Me By Your Name, de Luca Guadagnino

Italie. Été 1983.

Un jeune homme passe ses journées dans la demeure familiale, sorte de villa du XVIIème siècle perdue dans les pins parasols.

Elio Perlman a 17 ans et aime lire, flirter avec son amie Marzia, écouter et jouer de la musique classique. Elio a les boucles romantiques ; chez lui, on parle anglais, italien et français.

Fils d’un professeur de culture gréco-romaine, et d’une éminente traductrice, il a reçu une très bonne éducation et dispose d’une grande culture générale.

Autant d’atouts qui font de lui un garçon charmant, et surtout très mûr pour son âge.

Un jour, Oliver, un Américain aux qualités physiques indéniables, vient travailler auprès du père d’Elio pour préparer son doctorat.

Entre les deux corps réchauffés par le soleil sec de l’Italie, le désir monte.

Érotique, Call Me By Your Name l’est du début à la fin. Un érotisme communicatif, qui donne envie de caresses et de chaleur.

C’est d’une part pour cette raison, d’autre part pour toutes les autres dont le casting, le format 35 mm qui réchauffe les visages, la philosophie que Call Me By Your Name aurait mérité l’Oscar du Meilleur film.

Bien sûr, il n’est pas reparti bredouille de la cérémonie de 2018 où il était nommé trois fois puisqu’il a gagné l’Oscar du meilleur scénario adapté, mais ça n’est à mon sens pas assez.

Voilà douce lectrice, puisque l’Académie des Oscars s’est bien passée de téléphoner pour me demander mon avis, tu l’as désormais sous les yeux.

Et toi, quels films tu aurais aimé voir gagner un Oscar ?

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Commentaires

Grumpy Bunny

J’ai regardé taxi driver il y a peu pour la première fois et... j’ai pas compris. L’interet du film, le but des personnages, je crois que je suis complètement passée à côté (ou alors qu’il est complètement surcoté?).

Par contre les 4 autres ont l’air d’avoir du potentiel et je suis curieuse de les découvrir...(j’espere que je les apprécierais plus, sinon peut être que c’est pas mon style de film?)
 

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