Je hais l’été car il tue ma créativité, mon style, et ramollit mon cerveau

Pour Carotte, l'été est une saison complètement surcotée. Férue de mode, elle est saoulée chaque année de voir sa créativité baisser considérablement pendant cette période de vide intersidéral.

Je hais l’été car il tue ma créativité, mon style, et ramollit mon cerveau

Si tu n’as pas suivi, sache que je suis rédactrice mode ici chez madmoiZelle. J’adore les fringues : en parler et m’amuser avec est mon métier autant qu’une passion.

Chaque saison a son lot de nouveautés à apporter à mon look. Cela dit, il y en a une qui m’inspire beaucoup moins que les autres, et c’est l’été.

L’enfer qu’est l’été est selon moi une période très peu inspirante et vraiment peu propice à la créativité en général.

Pourquoi l’été est objectivement hyper nul

C’est simple, ce que je préfère en été, c’est quand il fait moche.

Je trouve qu’en tant qu’humains, on n’est clairement pas adaptés à la chaleur, qui nous ramollit autant mentalement que physiquement.

Si tu n’as pas de piscine et que tu n’es pas en bord de plage, l’été est un feu éternel. Surtout que tous les ans, depuis aussi loin que je me souvienne, c’est « la canicule ».

Par ailleurs, il ne se passe rien d’intéressant en été. Normal, tout le monde est en vacances loin des dures réalités de la vie.

Mêmes les infos n’ont rien à nous dire de grandiloquent et se contentent d’interroger des familles aléatoires qui nous expliquent pourquoi elles sont venues à Paris Plage aujourd’hui.

« Ah bah les p’tits ils z’avé chauds alors on s’est dit, on va les amener un peu s’rafraîchir ».

Fascinant, Stéphane !

L’été m’est appréciable uniquement si je suis en vacances, et encore.

Mais si je dois bosser, je trouve ça particulièrement lassant.

Comme je suis moins vive qu’à l’accoutumée, je réfléchis plus lentement, la chaleur m’affaiblie, je me sens vide d’idées, tout semble inintéressant, creux, insignifiant.

En plus, dès que je suis au soleil sous la chaleur, j’ai l’impression d’être dans une sorte de rêve. Quand je suis éblouie, qu’il y a trop de lumière et que je ne vois pas grand chose nettement, tout devient étrange.

Quelqu’un d’autre a cette sensation ? Compliqué de se concentrer quand rien ne semble réel.

Comme je te le disais, je suis rédac mode. Je dois donc écrire sur la mode, même en été, alors même que je considère cette saison comme profondément insipide dans ce domaine.

S’amuser avec la mode en été, c’est compliqué

En plus de ramollir le cerveau et de tout rendre assommant, l’été est également la saison la moins divertissante qui soit en terme de mode.

Pourtant on pourrait croire que non, quand on voit les collections estivales colorées ! Mais en ce qui me concerne en tout cas, la chaleur me pousse à choisir les coupes et des matières avec plus de minutie que d’habitude.

En effet, j’évite les coupes proches du corps qui favoriserait les auréoles et l’effet collant qui réchauffe davantage. J’évite de superposer des pièces car il fait trop chaud, et ça me prive de bien des options de looks.

En été, tu passes d’endroits climatisés aux grosses chaleurs extérieures, alors tu sais jamais vraiment comment t’habiller.

Il faut prévoir un pull, mais la chaleur ne donne pas envie de s’encombrer davantage en se trimballant un pull.

Je ne peux même pas mettre de chaussettes, l’une de mes passions. J’ai aussi du mal avec les bijoux, qui semblent plus lourds et deviennent soudainement encombrants.

Même les bandeaux tiennent chauds.

Avec la torpeur induite par la chaleur, la flemme de réfléchir à des tenues et de mettre de l’énergie dans l’enfilage de vêtements se faire ressentir.

Bien sûr, il reste un peu de quoi être un minimum stylée. Mais disons que tu as vite fait le tour. L’été n’est pas propice au renouveau et aux options multiples.

Tout ce qui est un peu texturé devient désagréable, exit donc les ceintures et accessoires. Et une tenue sans accessoires me donne personnellement envie de cesser de vivre.

Pourtant, en été, j’ai juste envie d’enfiler une robe, une combi légère ou un t-shirt large et de ne plus y penser.

Dès que je me rends compte que toutes mes options de tenues ne seront pas adaptées et que je n’ai plus aucune envie de passer du temps à me vêtir, je prie pour que l’automne revienne vite.

L’été, c’est bien seulement quand on fait rien

J’apprécie l’été quand je suis en vacances et que je ne fais rien. Comme il fait chaud et que ça rend faible et mous, ça me confère une excuse pour ne pas beaucoup bouger et rester à l’intérieur.

Ventilo activé, volets fermés pour bloquer la chaleur, un film ou une série de lancée ou un bouquin entre les mains, voilà une situation dans laquelle je me sens à l’aise en été.

Quand j’ai pas à réfléchir ni à être créative, je trouve certains avantages à l’été. La majorité de ces avantages sont surtout valables quand je suis en vacances, de préférence dans un lieu calme et qui sent bon, pas comme en ville finalement.

J’aime bien l’insouciance générale qui flotte dans l’air en été. Il y a une certaine ambiance de vacances même au travail, ce qui est sympa (et parallèlement, encore une fois pas hyper propice à la créativité et la productivité).

J’aime bien quand il fait frais tôt le matin et que je peux en profiter un peu avant de me préparer à crever pour le reste de la journée. Et j’aime bien quand en plein milieu de la nuit, quand je dors la fenêtre ouverte, une petite brise m’indique que le frais est de retour pour quelques heures.

J’aime bien qu’il fasse déjà grand soleil quand je me lève le matin.

J’aime bien les légumes de saison, les salades, les odeurs qui m’évoquent de bons souvenir des étés passés.

J’aime bien sortir dénudée sans qu’on me juge (ou en tout cas moins que pendant les saisons plus fraîches) parce qu’on crève de chaud et qu’on n’a pas le choix et qu’on est tous dans le même cas.

J’aime bien prendre des couleurs et voir mes cernes se dissiper.

J’aime bien que mes cheveux prennent des reflets dorés.

J’aime que plus rien ne semble vraiment important et je peux apprécier l’état second dans lequel me plonge la chaleur du soleil.

J’aime bien rentrer dans l’eau fraîche après une séance de bronzage en plein cagnard.

J’aime bien qu’il y ait moins de monde dans les rues et dans les métros (du moins dans les grandes villes).

Mais ces avantages commencent à diminuer significativement quand la saison dure trop.

Ne me lance même pas dans le fait que l’été dure de plus en plus longtemps et nous sucre l’automne, LA meilleure saison en tous points.

Et dès que je dois de nouveau sortir tous les jours et AVOIR DES IDÉES, j’enrage contre cette saison de l’horreur.

En fait, il arrive un moment où même si je suis vacances, ça commence à grandement me lasser.

Et quoi qu’il en soit, avant que ces petits bonheurs ne se rappellent à moi, l’été m’évoque d’abord l’ennui, le vide, un état mélancolique, la nostalgie et une période d’entre-deux et d’incertitude.

Et toi, comment est-ce que tu vis l’été, que ce soit de manière générale ou vis-à-vis de ton style et de ta créativité ?

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Carotte

Carotte

Carotte est rédactrice Mode. Elle aime tout ce qui est les chiots, les graines et l'automne. C'est aussi elle qui écrit cette description à la troisième personne.

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Commentaires

GingerBraid

@morgwen
Effectivement! Je crois que ça concernait d'ailleurs les mois d'août et septembre, ceux des récoltes principales, les cours reprenaient en octobre. Par contre les premiers congés payés, dans les années 20, avaient été mis en place en août si je ne m'abuse, pour que les ouvriers puissent s'évader un peu de la chaleur des villes...
 

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