Être une femme sexy et féministe selon Emily Ratajkowski

Emily Ratajkowski est considérée comme l'une des femmes les plus sexy du monde. Voici sa passionnante vision des poils, du féminisme, et de la féminité en général !

Être une femme sexy et féministe selon Emily Ratajkowski

Comme beaucoup de gens, j’ai découvert la mannequin et actrice Emily Ratajkowski dans le clip du controversé tube Blurred Lines, par Robin Thicke.

Pour être honnête, elle ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, mais j’ai vite compris, au vu de sa popularité, qu’Emrata (pour les intimes) était en train de conquérir beaucoup de cœurs.

Et aujourd’hui, tu sais quoi ? Elle a conquis le mien.

Emily Ratajkowski (Emrata) pose tous poils dehors

C’est pour illustrer un passionnant essai dans Harper’s Bazaar qu’Emily Ratajkowski a posé avec les bras levés, un smokey eye parfait, une bralette en dentelle et… des poils aux aisselles.

Une image impossible à imaginer ne serait-ce que quelques années en arrière : une femme universellement considérée comme désirable, qui a fait de son physique son gagne-pain, et PAS ÉPILÉE !

Dingue !

Emily Ratajkowski (Emrata) parle de féminisme et de féminité

Dans cet essai, Emily Ratajkowski se penche sur son rapport à sa propre féminité, au fait d’être sexy, et au féminisme.

C’est un petit bijou de réflexions tout en nuances, qui a résonné en moi, et te touchera probablement aussi.

« J’ai commencé tôt — je me souviens de moi, à 13 ans, peut-être même 12, ne désirant qu’une chose : essayer des soutiens-gorge en dentelle et du gloss bien épais.

À mes yeux, c’était amusant, excitant.

Je sais, évidemment, que ces aventures au pays de la féminité ont été largement influencées par une culture misogyne.

Je veux dire… je sais aussi que bien des façons dont je continue à être « sexy » sont largement influencées par la misogynie.

Mais ça me fait du bien, et c’est mon choix, bon sang, non ? N’est-ce pas tout le propos du féminisme — le choix ? »

Emily Ratajkowski (Emrata), lucide et honnête

Emily Ratajkowski est consciente de ses contradictions, de ses paradoxes, de ce qu’elle représente et de ce qu’elle ressent. Elle sait dans quel monde elle vit, mais elle sait aussi qui elle est.

Voici la fin de son essai, qui m’a personnellement émue :

« En grandissant, les jeunes femmes sont déchirées de toutes parts.

À l’ère des selfies et des réseaux sociaux, elles sont bombardées d’avis et de critiques. Plus que jamais, elle doutent de leurs identités et les remettent en question.

La seule chose qu’elles peuvent avoir, c’est leurs propres choix.

En fin de compte, peu importe comment quelqu’un décide de se présenter au monde, que ce soit à fond dans l’hétéronormativité ou totalement flou : c’est le choix personnel de cette personne.

Laissez aux femmes la possibilité d’être ce qu’elles veulent, avec autant de facettes qu’elles le désirent. Au diable les idées reçues. »

Je ne peux que te conseiller la lecture de tout l’essai d’Emily Ratajkowski chez Harper’s Bazaar !

À lire aussi : Et si j’étais… une mauvaise féministe ?

Mymy

Mymy

Mymy est la rédactrice en chef de madmoiZelle et gère la rubrique masculinité (dont fait partie son podcast, The Boys Club). Elle est aussi dans la Brigade du Kif du super podcast Laisse-Moi Kiffer. Elle aime : avoir des opinions, les gens respectueux, et les spätzle.

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Commentaires

Alexy

Il me semblait, pour avoir un peu suivi de loin la polémique Aya Nakamura à l'époque, que celle-ci consistait plus dans le fait qu'elle portait un manteau en vraie fourrure que sur un quelconque critère physique.
 

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