Elle ressemble à quoi, ta « vie idéale » ?


Rêvasser à ta vie idéale, ça te paraît être une perte de temps ? Détrompe-toi... c'est un bon moyen d'y arriver plus vite, eh oui !

Elle ressemble à quoi, ta « vie idéale » ?

Pour vous, qu’est-ce qu’une vie idéale ? Quel serait le meilleur futur dont vous pouvez rêver ?

On peut penser que cette question pourrait susciter mille réponses.

Untel voudrait décrocher la cagnotte du Loto et couler des jours paisibles entouré de marbre, celui-ci préférerait rencontrer l’âme sœur et vivre tranquillement, un·e autre encore rêverait d’une carrière auréolée de succès…

La « vie idéale » étudiée par la psychologie

Que nenni : figurez-vous que nous aurions plutôt tendance à aspirer à une vie plutôt modeste. C’est en tout cas ce que suggèrent deux études récentes, menées par le chercheur Matthew J. Hornsey !

Au cours de celles-ci, l’équipe de recherche a analysé les réponses de milliers de participant·es habitant dans des pays très différents (9 pays pour la première étude, et 27 pour la seconde).

Tou·tes les volontaires ont reçu un questionnaire, traduit dans leur langue maternelle, leur proposant d’évaluer (de 0 à 100) l’importance de plusieurs facteurs pour atteindre une vie idéale :

  • Le niveau idéal d’intelligence, de bonheur, de plaisir, de liberté, de santé, d’estime de soi
  • La durée de vie « souhaitée » (dans des circonstances normales)
  • L’âge jusqu’auquel ils et elles souhaiteraient vivre s’il existait une pilule magique garantissant la jeunesse éternelle
  • Les caractéristiques sociétales « idéales » (moralité, égalité des chances, avancées technologiques, sécurité…).

À quoi ressemble la « vie idéale » dont rêvent les gens ?

Les résultats indiquent que les gens imaginent une vie idéale… modeste !

Ils ne souhaitent pas être devenir Einstein, mais être suffisamment intelligent·es : le QI « idéal », une fois les réponses compilées, est autour de 130.

Ils ne souhaitent pas ni vivre éternellement, juste longtemps : la durée de vie « idéale » déclarée serait de 90 ans, et 120 ans s’il existait une petite pilule magique.

Les scientifiques détectent aussi une différence « culturelle » entre les cultures holistiques (influencés par des religions ou par des philosophies incitant à percevoir le « tout » avant l’individu) comme la Chine, et les non-holistiques comme la Russie.

Les habitant·es des premiers accorderaient moins d’importance aux caractéristiques individuelles que les populations des seconds.

Mais où que nous soyons, nous souhaiterions être en bonne santé et heureux, tout en restant conscient·es que la vie inclut des expériences difficiles (nous n’imaginons pas être 100% heureux, 100% en bonne santé) !

Un exercice simple de psychologie positive

Le bien-être et l’épanouissement sont des choses qui vous préoccupent sans doute – et moi aussi !

La psychologie positive, un courant particulier des sciences humaines, propose plusieurs exercices pour augmenter notre bien-être et nous aider à faire le point.

L’un d’entre eux propose notamment de prendre 15 minutes par jour, pendant deux semaines, pour imaginer et décrire par écrit notre « meilleur futur possible ».

Quelle est la meilleure vie que vous pouvez imaginer ?

Pensez à chaque aspect que vous jugez important : vos relations, vos loisirs, votre santé, votre carrière, vos engagements… Que se passerait-il pour chacun de ces éléments dans le « meilleur futur possible » ?

Décrivez cet avenir rêvé par écrit, sans vous donner de limites, sans prêter attention à votre grammaire, ou votre orthographe.

Au cours de l’exercice, vous serez peut-être tenté·e de comparer votre « meilleur futur possible » à votre vie actuelle, d’examiner combien accomplir vos buts serait difficile, combien les obstacles sont nombreux.

Pour l’instant, essayez de mettre ces pensées et les circonstances actuelles de côté, et de centrer votre attention sur le futur !

L’exercice serait particulièrement bénéfique si vous êtes précis·e dans vos rêveries : plus vous donnerez de détails, plus vous serez impliqué·e.

La psychologie positive, c’est bon pour la santé (mentale) !

Lors d’une expérience, Kennon M. Sheldon et Sonja Lyubomirsky ont noté qu’en pensant à un « meilleur futur possible » chaque jour pendant deux semaines, les émotions positives des participant·es augmentaient nettement.

Et ce, même quelques temps après la fin des deux semaines d’exercices !

Lorsque nous prenons quelques minutes pour imaginer notre « meilleur futur possible », nous reformulons peu à peu nos priorités et nos objectifs, et nous commençons à appréhender les choses un peu différemment !

Et parce que je suis curieuse de vos préoccupations et envies… si vous voulez bien les partager, quels seraient vos « meilleurs futurs possibles » à vous ?

Si vous souhaitez en savoir plus et échanger à propos de l’exercice, n’hésitez pas : ma boîte à MP est ouverte !

À lire aussi : Je suis devenue celle que je rêvais d’être quand j’avais 15 ans — Témoignage

Commentaires

Ewillyon

Ah, j'avoue que je me suis faite avoir en cliquant parce que je pensais à un article très psycho / philo XD. Mais je ne dis pas que l'article est nul hein !!

Une vie idéale ? Comme @Flowercream- je dirai être riche.
Après dans "une vie idéale possible", je dirai non pas "heureuse" parce que je pense que c'est trop vaste. Je dirai vivre la vie comme elle est sans me soucier d'argent sans dire que je veux "être riche" mais avoir assez pour ne pas me soucier à la fin du mois d'être dans le rouge et réaliser chaque projet que je veux. Faire des voyages, apprendre une langue et sa culture sous plusieurs années au sein du pays. Me créer mon "métier" parce qu'encore dans l'enseignement supérieur, les métiers actuels ne m'intéressent pas. Faire des choses "folles" qui me font rêver comme le saut à l'élastique ou des parcours l'été d'accro et d'escalade.

En gros, avoir une vie pas forcément "modeste", mais profiter correctement de ma vie. C'est à dire que je ne rencontre pas de "réelles barrières" la première étant bien sûr, la barrière financière et ensuite la peur. La peur de se lancer par exemple.
Après comme on dit, ACTION-RÉACTION. Je commence à faire bouger mon propre engrenage.
 

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