Typologie des vendeuses en parfumerie

Les vendeuses en parfumerie. Tu sais qu’elles sont là, tapies dans l’ombre d’un flacon de Chanel n°5, mais tu redoutes de les croiser. Typologie de ces créatures (pas si) étranges.

Typologie des vendeuses en parfumerie

Publié initialement le 27 mars 2012

Entrer dans une parfumerie, pour certaines, c’est la routine. Pour d’autres, c’est poser un pied dans l’antichambre du Diable. Tu remarqueras très vite qu’une faune singulière peuple ce paysage fantastique : les vendeuses. Plus intrusives que l’infirmière scolaire, plus équipées qu’une jeune mère en vadrouille, les vendeuses en parfumeries sont prêtes à tout pour te convaincre que le fond de teint, c’est le Bien. Décryptons cet univers.

Leur terrier

La vendeuse Nesquik

Le cacao, ce n’est pas que pour les verres de lait. La vendeuse Nesquik possède des attributs facilement identifiables : un teint « pain d’épice trop cuit », des sourcils redessinés au Crayola et une forte envie de t’initier à ses pratiques beauté plus que douteuses. Au début, elle se contente de t’agripper au détour du rayon gloss pour te dire qu’elle aime beaucoup ce modèle à paillettes, et tu la trouves simplement sympathique. Peu après, lorsqu’elle te propose d’essayer la terracota en poudre libre et veut savoir pourquoi tu mets de la crème de jour sur ta peau grasse, il est temps de fuir. Loin, et vite.

La vendeuse Julie Lescaut

Pourquoi es-tu si proche de ce stand d’ombres à paupières ? Pourquoi as-tu reposé ce baume ? La vendeuse Julie Lescaut te surveille comme si elle était investie d’une mission divine : celle de te faire comprendre que malgré tes airs innocents, tu as forcément 400€ de produits planqués dans ta poche. Elle décide donc de te suivre à la trace dans les rayonnages, sans en perdre une miette. Si tu hésites un peu trop longtemps, elle fait mine de s’intéresser subitement à l’étiquetage d’un sérum avant de continuer sa filature. À ta sortie du magasin, le vigile te jette un regard entendu. Tu n’as pas fait sonner le portique de sécurité, pas cette fois. Mais ils t’auront, oh oui ils t’auront.

Ce même air vicieux dans le regard…

La vendeuse « marchand de tapis »

La vendeuse « marchand de tapis » essaye de te faire comprendre que c’est elle qui sait, la preuve : elle travaille dans une parfumerie. Elle te demande sagement tes habitudes beauté avant de te faire savoir haut et fort que tu fais probablement n’importe quoi. D’ailleurs, alors que tu as 19 ans et que tu souffres de quelques imperfections, tu n’utilises toujours pas cette fabuleuse crème à 80€ que tu vois partout dans le magasin. Si si, promis, elle résoudra même tes problèmes de cœur et te donnera autant de fierté que ton premier partiel réussi. Si si, madame le sait, elle travaille entourée de cosmétiques, tout de même.

La vendeuse stalkeuse

Celle-ci aussi te suit dans le magasin (cf. la vendeuse Julie Lescaut), mais pas parce qu’elle te prend pour une voleuse. Elle veut simplement te parfumer et t’informer que « Je suis là si vous avez la moindre question ». La troisième fois qu’elle propose gentiment de te rendre aussi odorante qu’un sapin pour voiture, tu craques et tu acceptes. Quoi ? Tu n’aimes pas sentir le Amor Amor de Cacharel ? C’est dommage d’en avoir subi 14 pschitts, vraiment.

La vendeuse snob

Spécimen très répandu, la vendeuse snob évolue dans les rayons de luxe, appâtant le chaland avec des ombres à paupières à plus de 30€. Elle te prend systématiquement pour une morte de faim qui déambule histoire de fricoter avec la haute société (forcément, le jeune est pauvre et n’a pas le droit de toucher aux trucs qui brillent) et te demande de manière très aimable si tu recherche quelque chose en particulier. Problème, tu as très vite remarqué que son sourire était aussi jaune qu’un poussin élevé au maïs. Ça te donne directement envie d’aller claquer tes sous ailleurs, sur le Net par exemple, où personne ne pourra juger de la concordance apparence/compte en banque.

La bonne vendeuse

Eh oui, malgré toutes ces vendeuses bien relou, la bonne vendeuse existe, bien heureusement. Une commerçante sympa qui sait conseiller, ça arrive et quand vous en croisez une, un conseil : ne la lâchez pas. C’est toujours mieux d’aller dans une parfumerie lorsque la vendeuse vous plaît (le stress est le pire des conseillers beauté) ; en plus, c’est quatre fois plus de chances de repartir avec des échantillons qui démontent plutôt qu’avec une carte pour annoncer la promo du mois prochain. Les bonnes vendeuses n’ont pas toutes disparu, valorisez donc l’espèce en vous adressant à elles. Vous ferez un beau geste pour l’humanité, vraiment.

Si tu connais d’autres profils de vendeuse de parfumerie, n’hésite pas à nous le signaler.La classification est importante pour échapper au pire la prochaine fois que l’on manquera d’un mascara.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Philatela
    Philatela, Le 3 septembre 2012 à 0h39

    Super article, j'ai beaucoup ri. Moi non plus, je ne supporte pas la vendeuse qui te saute à la gorge dès que tu rentres dans le magasin, qui t'observe à 1m de toi comme si elle surveillait que tu prennes bien le produit, qui dès que t'essaye un truc te fait culpabiliser un max si jamais t'ose pas l'acheter. Bien sûr, certaines bonnes vendeuses sont vraiment calées et savent te conseiller, et ça c'est cool. :)

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