Velocifero (Ladytron)

Je me souviens de la première fois où j’ai entendu parler de Ladytron. Automne 2003, un ami me conseille d’écouter, et je me procure alors leur dernier album à l’époque : Light and Magic. C’était il y a cinq ans. Depuis, les voix glacées des filles de Liverpool n’ont plus jamais quitté mon iPod. Je […]

Velocifero (Ladytron)

Je me souviens de la première fois où j’ai entendu parler de Ladytron.
Automne 2003, un ami me conseille d’écouter, et je me procure alors leur dernier album à l’époque : Light and Magic.

C’était il y a cinq ans. Depuis, les voix glacées des filles de Liverpool n’ont plus jamais quitté mon iPod. Je les ai adoptées entièrement, et Ladytron surfe en permanence au dessus du classement de mes pop bands electro préférés.

La musique de ce groupe a un parfum tellement particulier, on le trouve sur toute leur création, c’est quelque chose de quasi magique : appelons ça une aura. Des morceaux comme Playgirl, Destroy Everything You Touch, Seventeen ou Evil ont bercé certains moments de ma vie avec beaucoup d’intensité. Ils m’ont fourni des émotions uniques, de celles que l’on ne peut ressentir de façon naturelle dans la vie, et qui se matérialisent en nous uniquement devant une œuvre d’art.

Il me semble que cette ambiance si spécifique à Ladytron tient à de précieux facteurs : les voix des chanteuses qui ont l’air tout droit sorties d’un conte nordique, et les sons électroniques créés et travaillés avec un équipement analogique vintage.

C’est avec ce passif lourd d’affect et donc une grande attente que je découvre le quatrième album de Ladytron : Velocifero.

Premier constat, l’excellence. Velocifero est aussi bon que ses prédécesseurs, 604, Light and Magic, et Witching Time, qui sont tous de superbes pièces musicales. Ladytron est un de ces groupes chez qui la constance ne failli jamais.

Velocifero sonne comme tout ce qu’a fait Ladytron précédemment ; il est sombre, étincelant, rythmique et dansant. Comme son nom l’indique, il est plus instrumental, plus rock que ses prédécesseurs. Les guitares se font violence, chantent plus fort (Ghosts, I’m not Scared), la batterie est surexposée, notamment sur le sublime Season of Illusions, ainsi que sur Deep Blue et Runaway, les morceaux breakbeat de l’album. Techniquement, Velocifero est certainement ce que Ladytron a créé de plus travaillé, de plus précis, de plus parfait.

Alors si tu souhaitais quelques géniales nouvelles pop songs électroniques à écouter cette année, écoute Velocifero avec ton meilleur casque. Tu auras là ta dose de plaisir, de vibrations et tu ne seras pas déçue de tout ce que la musique de Ladytron parvient à faire passer.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Robota
    Robota, Le 11 juin 2008 à 23h34

    Ladytron, je ne réfléchis même pas, j'achète. :headbang:

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