Typologie des gens relous dans les transports en commun

Prendre un transport en commun, c’est déjà pas la grosse teuf. Quand en plus, des gens relous s’en mêlent, c’est l’occasion de perdre foi en l’humanité. Décryptage des casse-burnes du quotidien.

Typologie des gens relous dans les transports en commun

Tu rêves que ton pass magnétique devienne une arme dangereuse ? Tu souhaites maudire sur 14 générations toutes les personnes qui empruntent le même bus que toi ? Bienvenue en enfer, celui où chaque bip de validation de ton ticket est comme un poignard de plus dans ton âme souffreteuse. Après la typologie signée par mademoiselle So, on remet la liste au goût du jour, avec encore plus de gens biens relous dedans.

Celui qui court vite avant que les portes ne se referment

Sauf si tu prends le dernier métro, il faut savoir que ces bestioles là arrivent en quai toutes les 5/6 minutes grand max en pleine journée. Et forcément, il y a toujours un mec désespéré qui s’élance comme si c’était la course de sa vie et qui arrive in extremis quand les portes se referment. L’histoire pourrait s’arrêter là, sauf que ce couillon bloque forcément les portes, pousse comme un sagouin les gens qui attendaient tranquillement le départ du métro, et inonde le reste de la population de son souffle de phoque en difficulté. Su-per.

Celui qui fait un truc vraiment bizarre

Je suis sûre que tu as toi aussi déjà vécu un moment Twin Peaks dans un wagon. Un jour, sur la ligne 5, un mec s’est mis à ouvrir un paquet de jambon puis à se rouler une tranche et la déguster lentement, le tout sur un strapontin. Normal, une envie de cochon ça me prend à chaque fois que je passe le Navigo sur la borne RATP. Dans le lot il y a aussi ceux qui décident de se rhabiller 14 fois de suite avec le même gilet (gestes infinis d’une lenteur angoissante), ceux qui décident de se tripoter les doigts de pieds devant tout le monde… Les possibilités de moments Twin Peaks sont quasi infinies, à toi de juger de l’événement et de son coefficient de chiant.

Celui qui chantonne

Très présent dans les transports en commun mais aussi, malheureusement, partout où la populasse se cache (supermarchés, parcs, files d’attente des cinémas…), le blaireau qui chantonne est à mon sens une calamité plus terrifiante encore que le blaireau qui met sa musique fort. Pourquoi ? Parce que la musique forte, c’est bon on la subit un bon coup et basta. Celui qui chantonne le fait généralement à la David Guetta, comme si c’était lui le DJ. Le rythme est bousculé, les paroles changent de sens sans qu’on ne comprenne pourquoi, et au loin ça ressemble aussi bien à un gémissement plaintif qu’au dernier tube de Rihanna. L’envie de lui fourrer sa basket dans la bouche en le priant de mourir très fort est souvent rude à contrer.

un des visages de Satan

Ceux qui se roulent des pelles

C’est beau l’amour, mais partager ses glaviots bourrés d’hormones avec les autres passagers, je trouve que ça le fait moyen. Les couples en chaleur dans les transports en commun ne peuvent s’empêcher de montrer leur choucroute de langue à tout le monde, avec des bruits que la morale reprouve. Non seulement ça nous rappelle à quel point on peut être seuls (ou en manque de fesses), mais aussi à quel point l’hygiène bucco-dentaire n’a jamais été aussi importante que lorsque des jeunes gens se refilent les restes de leur déjeuner en mâchouillant goulument.

Ceux qui sont une famille nombreuse

Je sais, parfois des gens généreux décident de faire 5 enfants comme dans 7 à la maison et chaque sortie dans un transport en commun prend alors des allures de petite colonie de vacances en goguette. Si les enfants sont calmes, ça passe tout seul. Si malheureusement tu tombes sur une bande de petits sauvageons, c’est le drame : tous les sièges deviennent un prétexte à test du moelleux (« Mamaaannn jme mets là » « Nan jme mets là sinon » « Mamaaaaan, chui là hé au fond »), les gamins se mettent à courir partout dans le bus comme s’ils étaient possédés par Indiana Jones. Une vraie pub pour la contraception.

En gros, les transports en commun sont donc de terribles viviers d’emmerdeurs qui, s’ils ne sont pas du bord exhibo au kiki tout dur, sont tout de même bien décidés à te gâcher ton trajet. Prenons ça comme un appel du syndicat des auto-écoles : mes soeurs, pour le bien de l’humanité toute entière, passons le permis.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • In_Bloom.
    In_Bloom., Le 24 février 2014 à 20h08

    Moi j'ai croisé la vieille aigrie cette semaine. J'étais dans le métro tranquillement, une vieille femme m'a prise par le bras et m'a poussée vers la sortie: Sortez donc jeune fille! Vous êtes jeunes, vous pouvez marcher, laissez-moi la place! :oo:
    Inutile de dire que je me suis bien énervée.

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