Comment survivre à une semaine de pluie (sans commettre un meurtre sanguinolent)

La météo se moque allègrement de nous depuis un moment, et ce 22 mai sent plutôt le 10 mars. Mais Alfrédette et ses bons conseils sont là pour vous apprendre à supporter la pluie sans commettre l'irréparable !

Comment survivre à une semaine de pluie (sans commettre un meurtre sanguinolent)

Aujourd’hui, rien ne va plus. Le pont de l’Ascension appartient au passé, Robin Gibb est trépassé, et Nadine Morano n’est même plus là pour nous remonter le moral avec ses tweets bien sentis. De plus, la plupart d’entre nous sont encore clouées à leurs partiels*. Et voilà qu’un énième fléau s’est abattu sur nos pauvres têtes : une immonde pluie diluvienne qui remise au Purgatoire nos rêves de pique-niques champêtres et de brassières fluo.

Lorsqu’il pleut, les humains sont génétiquement prédisposés à se cacher sous leur couette en mangeant de la glace et en regardant Les Feux de l’Amour. Malheureusement, ce joyeux programme n’est pas toujours en accord avec nos obligations sociales, et pour gagner notre croûte, nous sommes contraintes de mettre le nez dehors au péril de notre vie. Heureusement, Tata Alfrédette est là pour vous aider à affronter cette dure période. Pour vous, bien chères lectrices, voici donc quelques conseils qui devraient vous aider à affronter une semaine de pluie sans commettre un meurtre sanguinolent.

*(Ce matin, après avoir passé six heures à faire le commentaire d’un texte qui parlait d’un roi tout nu qui venait juste de se faire dépuceler, j’ai perdu toute foi en l’humanité)

Lister les avantages de la pluie

A priori, seuls quelques obscurs indépendantistes béarnais vous soutiendront mordicus qu’un temps pluvieux est mille fois préférable à un vaste soleil. Après dix mois passés au pays de la grisaille et de François Bayrou, je suis néanmoins en mesure de vous lister quelques menus avantages inhérents aux intempéries. Tenez, par exemple : le Béarn est la seule région de France qui ne connaisse pas l’eau courante, étant donné que les robinets célestes y coulent sans répit. Ceci explique pourquoi les Béarnais ne se lavent jamais. Leur goût pour la poule au pot demeure, en revanche, un grand mystère de la nature. (Dieu, si tu me lis, fais-moi bien vite retourner dans mon Languedoc natal. Bisous).

C'est moi après une bonne saucée béarnaise.

S’occuper sainement l’esprit

S’adonner au beach-volley ou au ski nautique en ces temps troublés semble impossible, sauf si vous habitez en Martinique ou que vous possédez des branchies. Ainsi, vous choisirez pour entretenir votre corps des activités d’intérieur : corde à sauter (pour le grand bonheur de vos voisins du dessous), sport de lit (pour le plus grand bonheur de vos voisins d’à côté), abdominaux (pour le plus grand bonheur de votre colonne vertébrale). Si vous vous refusez à mouvoir votre séant, vous pourrez toujours emprunter ses mots croisés à votre mère-grand. Ou même travailler, si votre horoscope le permet.

Trouver des coupables

La plupart des grands maux qui affligent nos existences ont des responsables bien précis. Si vous êtes en retard, c’est de la faute de votre chauffeur de bus. Si vous avez pris trois kilos, c’est à cause des gènes de votre mère. Si vous avez eu 4 en partiels, c’est à cause de la correctrice, qui envie votre écriture gothique si sexy. Si toutes les réserves en chocolat de votre famille ont mystérieusement disparu, les extra-terrestres sont à blâmer. Bref, avec un peu de bonne volonté et beaucoup de mauvaise foi, on peut toujours trouver un coupable à tout. Seule exception à cette règle fort commode : la pluie. On a accusé longtemps les mauvais troubadours d’être des pourvoyeurs d’averses, mais cette thèse a été scientifiquement réfutée depuis que Carla Bruni a cessé de chanter et que les ondées ont perduré.

Re-la-ti-vi-ser

Vous n’avez pas de voiture, et êtes plus trempée que la vulve de Josée l’Obsédée ? Ce n’est pas si grave. Oui, d’accord, vous avez froid. Certes, vos vêtements collent, et votre soutien-gorge rose avec des petits fantômes dessus n’a plus de secret pour personne (merci, t-shirt blanc). Nous admettrons également qu’avec vos cheveux qui pendouillent au gré du vent et votre maquillage coulant, vous tenez plus d’une méduse vérolée que de BB à vingt ans. Et alors ? Mieux vaut que ces fâcheuses intempéries se produisent sur votre temps de travail plutôt que pendant vos chères vacances. Et si vous êtes en congé là, maintenant, tout de suite, que toute la compassion du monde vous accompagne. Un petit conseil d’amie, néanmoins : ne jouez pas au Loto.

Imaginer bien pire

Certes, l’inventeur du proverbe « En mai, fais ce qu’il te plaît » mériterait d’être plongé vivant dans une cuve remplie de piranhas. Mais en ces heures sombres où la France entière exhume ses pull-overs en jacquard et rallume le chauffage, l’heure doit être à la solidarité et au partage. Nous aurions très bien pu, en ce moment même, crouler sous une tempête de neige. Ou de sable. Ou de sauterelles. Qu’est-ce qu’une banale semaine d’averses, à côté de la pluie d’oiseaux morts qui a frappé la ville de Beebe, aux États-Unis ? Plutôt que de pleurer sur notre défunt soleil, nous devrions nous réjouir : selon les Mayas, nous vivons le dernier printemps pluvieux de toute notre existence. Autant en profiter pour se ruer illico dehors, et reproduire la célèbre chorégraphie de Gene Kelly, tant que la météo le permet.

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Allez, bisous. Et bon courage !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Milll
    Milll, Le 22 mai 2012 à 21h54

    ah ah moi je suis à Copenhague.. et il fait beau!!!
    (..mais cet article me servira certainement bientôt^^)

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