Savoir si on a une IST : le guide pour (re)connaitre ces petites saloperies

Fais connaissance avec les différentes Infections Sexuellement Transmissibles afin de ne jamais les inviter dans ton slip !

Savoir si on a une IST : le guide pour (re)connaitre ces petites saloperies

Article initialement publié le 24 février 2018

On peut critiquer la qualité actuelle de l’éducation sexuelle des jeunes en France, mais il y a une chose qu’on ne peut pas lui enlever : elle nous a (ou nous fera) tous et toutes bien fait flipper sur les maladies.

Les IST : comment s’attrapent-elles ?

À juste titre. Car TOUS les rapports sexuels, dans n’importe quelle configuration et de n’importe quelle nature, présentent le risque de transmettre et de contracter des Infections Sexuellement Transmissibles (IST).

Fille + Fille, Mec + Fille, Mec + Mec + Mec + Fille + Fille + Mec… : toutes les configurations je vous dis ! Et toutes les pratiques qui impliquent (au choix, 2 items minimum) : une bouche, une bite, une chatte, un anus.

J’ai essayé de compter combien ça fait de combinaisons possibles, et la réponse est beaucoup.

IST / MST : c’est quoi la dif ?

Petite pause « terminologie » (yeah, c’est tout à fait mon genre de pause dis donc !)

On n’est plus censé dire Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) depuis 2009, sur recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé, car le terme « maladie » sous-entend que l’on présente des symptômes.

Or on peut être porteur d’une IST et ne pas en ressentir les symptômes.

C’est là tout le vice des IST : un certain nombre de gens sont porteurs sans le savoir et ignorent purement et simplement qu’ils risquent de contaminer leurs partenaires.

La confiance n’a donc rien à voir avec la décision de se protéger ou non, puisque les personnes NE SAVENT PAS qu’elles ont une IST.

Quand arrêter le préservatif ?

Il faut TOUJOURS se protéger.

Dans une relation exclusive de longue durée, on peut se passer du préservatif dès lors que les deux partenaires effectuent des tests qui s’avèrent négatifs et ne prennent ensuite aucun risque en dehors de leur couple.

Dans les autres cas, il faut TOUJOURS se protéger. Je me répète mais en fait c’est obligatoire hein. Pas négociable. Dézo. Il est donc important d’apprendre à parler de protection, d’IST et de dépistage en toute décontraction avec son, sa, ses partenaires.

Le dépistage fait partie intégrante de la prévention. C’est important pour être sûr·e de sa situation de santé, mais surtout pour détecter au plus vite une éventuelle IST et la traiter avant complication.

On peut se faire dépister gratuitement dans un Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic (CeGIDD). Il est aussi possible de réaliser des tests dans un laboratoire d’analyses médicales, avec ou sans ordonnance selon les laboratoires.

Va faire un test, on voit après.

Il existe différentes manières de se protéger des IST pendant un rapport sexuel :

Le préservatif externe

Aussi appelé préservatif masculin mais qui peut en fait être utilisé par toute personne possédant un pénis.

Le préservatif interne

Aussi appelé préservatif féminin mais qui peut en fait être utilisé par toute personne possédant un vagin.

La digue dentaire

C’est un carré de latex comme celui utilisé par les dentistes pour isoler une dent lors d’une opération. Il permet de pratiquer des cunnis et des annulingus sans risque de transmettre ou contracter une IST.

Il est encore difficile d’en trouver mais on peut découper un préservatif (comme dans cette vidéo à 4:00) pour obtenir un carré de latex à placer entre la langue et la vulve ou l’anus que l’on souhaite lécher.

Quelles sont les différentes IST ?

Qu’elles soient dues à une bactérie, un parasite ou un virus, les IST forment une belle bande de petits bâtards dont on se passe aisément.

Pour savoir comment les éviter, relisez le paragraphe ci-dessus. Je ne vais pas vous répéter à chaque IST que pour s’en protéger, il faut se protéger. Car je pars du principe que vous n’êtes pas bêtes. Ne me donnez pas tort svp.

Voici sans plus tarder quelles sont les IST les plus courantes et leurs caractéristiques.

La gonorrhée

On l’appelle aussi Blennoragie, et son petit surnom trop mignon c’est Chaude-Pisse.

Elle kiffe surtout les hommes entre 20 et 25 ans chez qui elle se manifeste sous 2 à 5 jours par des difficultés à uriner, une sensation de brûlure en urinant, des douleurs au niveau des couilles et de l’anus, des écoulements anormaux par l’urètre.

Elle concerne également les femmes chez qui elle ne déclenchent pas de symptômes dans la plupart des cas.

La blenno peut rendre stérile et entrainer des infections des articulations si elle n’est pas traitée. Elle se soigne avec des antibiotiques, ce qui est cool mais implique donc de se faire dépister rapidement si l’on a pris des risques (QUOI ?! Vous prenez encore des risques ? Mais vous n’avez pas lu cet article ou quoi ???)

La chlamydia

Super pote, la chlamydia. Très discrète. Dans 70% des cas elle passe inaperçue, ne déclenche pas de symptômes donc les gens ignorent totalement qu’ils en sont porteurs.

Elle se soigne avec des antibiotiques mais si elle n’est pas traitée, elle peut entrainer la stérilité.

Faites comme si j’étais pas là

Les hépatites A, B, C

Fièvre, douleur, inflammation du foie, cyrrhose, voire cancer : les hépatites sont pleines de promesses.

Ce sont des affections virales dont les symptômes varient d’une personne à l’autre. Cela peut être de la fatigue, des douleurs musculaires et articulaires, de la fièvre, des maux de tête, des nausées, des diarrhées, le teint jaune.

Il est possible de se faire vacciner contre les hépatites A et B et un traitement existe pour l’hépatite C. On peut en guérir sans traitement mais on peut aussi devenir porteur à vie…

L’herpès

L’herpès fait lui aussi partie de ces petits coquins capables de passer longtemps inaperçus.

Mais lorsque l’on a contracté l’herpès, c’est pour la vie. Le virus reste pour toujours dans l’organisme et peut ou non déclencher des crises qui se caractérisent par des boutons et de fortes démangeaisons.

Lorsque l’on est contaminé par le virus, il n’existe pas vraiment de moyen de se protéger pour éviter de le transmettre car tout contact cutané peut entrainer la contagion, surtout en cas de crise.

Le trichomonase

Causé par un parasite, le trichomonase touche surtout les femmes. On le repère « grâce » aux écoulements vaginaux verts/jaunes qu’il provoque, ainsi que des douleurs du périnée ou pendant la pénétration et lorsqu’on urine.

Chez l’homme, le trichomonase peut rester très discret. Il existe des antibiotiques et des traitements locaux (crèmes, ovules).

Le Human Papillomavirus ou HPV

Plutôt du genre tenace, ce virus peut provoquer des verrues génitales et le cancer du col de l’utérus ou de l’anus si l’infection n’est pas traitée à temps.

À lire aussi : Et si on faisait vacciner les garçons contre le papillomavirus ?

Il existe un vaccin qui protège contre certaines forme du papillomavirus mais pas toutes. Il peut aussi être traité localement, avec une crème pour les verrues par exemple.

Mais c’est que ça donne faim ces histoires !

La syphilis

La syphilis dévoile ses charmes par étapes. D’abord de petites plaies apparaissent, puis des lésions bénignes et enfin des lésions au niveau des organes vitaux si elle n’est pas traitée.

Des piqûres peuvent la dégager vite fait si l’on est traité·e à temps.

VIH/Sida

Le VIH s’attaque au système immunitaire. C’est à dire qu’il affaiblit l’ensemble des défenses de l’organisme et rend plus vulnérables aux autres IST par exemple.

En France, près de 25 000 personnes ignorent qu’elles sont porteuses du VIH. Des traitements existent mais le virus reste à vie dans l’organisme.

Il existe aujourd’hui un test à faire à la maison pour se dépister soi-même. Il est délivré sans ordonnance.

Nous ne détaillerons pas ici le cas des mycoses, des morpions ou de la gale qui sont également sexuellement transmissibles et feront peut être l’objet d’un futur article…

Vous avez compris qu’il fallait se protéger ou pas ? Bon.

Le deuxième truc à retenir, c’est que les IST s’aggravent si elles ne sont pas traitées à temps. Je vous conseille donc de faire un dépistage au plus vite si vous avez pris un risque.

Allez, maintenant allez jouer dehors. Et prenez des capotes. ❤️

À lire aussi : Sept trucs utiles qu’on ne m’avait jamais dits sur le sexe

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QueenCamille


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Commentaires
  • Astipalaya
    Astipalaya, Le 1 mars 2018 à 16h17

    Cococinulle
    Petite précision : tu ne t'es pas fait vacciner contre le col de l'utérus mais contre le cancer du col de l'utérus ;)
    En fait c'est plutôt un vaccin contre certaines souche du papillomavirus, qui crée des lésions qui peuvent se transformer en cancer du col (mais pas que, on en parle aussi dans le cancer de la gorge par exemple) :lunette:

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