Sept trucs utiles qu’on ne m’avait jamais dits sur le sexe

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Faire l'amour, c'est super cool mais ça peut engendrer quelques risques... Alors, comment les éviter ?

Sept trucs utiles qu’on ne m’avait jamais dits sur le sexe

Avant de faire l’amour pour la première fois, il y a tout plein de trucs qu’on ne m’avait pas dits.

On ne m’avait pas prévenue que la vulve faisait des fois des « frouts », on ne m’avait pas dit que deux torses transpirant se rapprochant pouvaient faire des « trouts » et on ne m’avait pas mis au courant que les lois de la gravité s’appliquent aussi aux éjaculations dans le vagin.

Bon, tout ça, je m’en suis assez rapidement rendu compte. J’en ai parlé à des copines, un peu gênée… Et puis, comme on a réalisé que ces expériences étaient très courantes, on en a BEAUCOUP ri.

Par la suite, à force de recherches et d’autres discussions avec ami•es, amant•es ou médecins, j’ai découvert tout plein de choses par rapport au cul. Des trucs qu’on ne m’avait pas dits non plus et un poil moins drôles, parce qu’ils impliquent des risques de choper des maladies, cystites et autres joyeusetés.

Alors comment éviter tout ça et vivre une sexualité sereine et sûre ? La réponse en cinq points.

À lire aussi : La sexualité positive, c’est l’avenir : voici comment vous y mettre !

Il faut porter des préservatifs, et pas que pour la pénétration vaginale/anale

On commence par du super basique : il faut mettre des préservatifs lors d’une relation sexuelle avec des nouveaux partenaires. Il en existe de deux types : les externes, qui se placent sur un pénis, et les internes qui s’insèrent dans le vagin.

Il faut le mettre pour une pénétration, mais également pour tout ce qui va être frottis-frottas. Et oui, les muqueuses sont en contact, et il n’est pas rare qu’une goutte de sperme soit au bout du kiki… Et vous savez quoi ? Un spermatozoïde, ça peut nager.

On oublie très souvent qu’il en faut aussi pour les fellations. Et ouais, on peut choper des saletés par la bouche. Comme disait Fatal Bazooka : « la vie est une chienne et nous, son réverbère ».

Petit truc : si quelqu’un vous dit « t’inquiète, je suis propre, pas besoin de capotes avec moi », considérez qu’il/elle a dit ça à approximativement tout•es ses précédent•es partenaires.

Donc que ce n’est VRAIMENT pas une personne de confiance.

En fait à ce niveau, jusqu’à un échange mutuel de tests, considérez que PERSONNE n’est de confiance.

Il existe des protections pour les cunnilingus et anulingus

Autant je pense que tout le monde peut se figurer qu’il est possible de sucer avec capote, autant je pense que beaucoup de gens pensent que ta bouche ne craint rien quand elle s’approche d’une schneck ou un anus. QUE. NENNI.


Quand quelqu’un me dit que les risques sont nuls

Alors que faire ? Je vous le donne en mille : utiliser une capote pour bouche, plus connue sous le nom de digue dentaire. Si vous ne connaissiez pas, pas de panique. Je vous explique le schmilblick.

Il s’agit d’un petit carré de latex qui permet d’isoler la bouche et la salive de ce qu’elle touche. C’est de l’imperméable, mieux que le K-Way jaune fluo que j’avais petite.

Pour le prix, il faut compter 2 euros environ, et elle reste plutôt difficile à trouver en grande surface.

Heureusement, d’autres procédés existent pour se protéger, comme la découpe (en carré) d’un préservatif externe ou même d’un gant en latex à usage unique… Et si vous vous posez des questions plus précises, ne vous inquiétez pas, on en fera très rapidement un article !

Brosser ses dents avant ou après lécher est INUTILE (voire même dangereux)

Bon, en théorie, si vous avez suivi, vous devriez mettre des protections pour faire des cunnis et pipounettes à vos ami•es.

Mais comme je sais que la théorie est un monde merveilleux mais pas toujours réel, si vous ne vous protégez pas à ce moment-là, n’empirez pas la situation en vous brossant les dents juste avant ou après un rapport buccal.

Comme l’explique cet article d’RTL, la brosse à dents provoque des mini lésions au niveau de la gencive qui favorisent la transmission d’IST (par le sang et les muqueuses).

Après une pénétration, il faut faire pipi

Là, je prends ma voix de doctoresse très sérieuse.

La pénétration d’un pénis dans un vagin entraîne une remontée de microbes dans l’urètre et ces derniers ont tendance à aller jusqu’à la vessie.

En gros : ça peut provoquer de belles infections urinaires, aussi connues sous le doux nom de cystites. J’ai demandé à ma collègue Anne-Fleur de raconter ce qu’elle ressentait quand elle en a :

« Une cystite, c’est comme si j’avais l’intérieur de la chatte en feu, sauf qu’en plus j’ai continuellement envie d’aller aux chiottes. Ça rend plus irritable que ta grand-mère.

C’est très très douloureux. »

Alors, comment on fait pour éviter ça ? On fait pipi après le sexe. À chaque fois, oui oui. Et comme la nature est bien faite chez beaucoup de personnes, faire l’amour donne envie d’uriner.

Ce qui va derrière ne va plus devant

Si vous enchaînez une pénétration vaginale, puis une pénétration anale, il n’y a pas de problème. Mais le contraire n’est pas recommandé : ce qui est allé dans l’anus ne devrait pas retourner dans le vagin.

Ça marche aussi bien pour la teub que pour les doigts ou les sextoys que vous insérez dans le derrière, sinon vous avez d’autant plus de risques de générer des infections urinaires ou vaginales.

Et si vous en avez quand même très envie, je vous conseille simplement de penser à changer de préservatif.

À lire aussi : 16 mensonges sur le sexe qu’il faut arrêter d’enseigner aux garçons

Le consentement, le consentement, le consentement

Je me permets de citer cet article très complet sur la sexualité positive, un concept à encourager dans toutes les chaumières :

« On a tou•tes le droit d’aimer, ou pas, une pratique. De vouloir ou de ne pas vouloir la pratiquer. Il est primordial de s’assurer que toutes les personnes qui participent à une activité sexuelle en ont envie.

Un non veut dire non. Un oui clair veut dire oui. Considérez un « je sais pas » ou une personne qui tergiverse comme un non. »

J’avoue c’est aussi moi qui ai écrit l’article que je cite

Amusez-vous !

Tous ces conseils peuvent sembler anxiogènes, je le sais.

La santé est quelque chose de très important et il ne faut pas jouer avec. Tout le monde peut développer des mycoses, cystites et même choper des IST et MST

Alors s’il faut faire attention avant tout, il ne faut pas oublier que le but de l’acte sexuel est surtout de passer un bon moment. Alors détendez-vous, amusez-vous.

Et si vous oubliez un truc et bien… Ce n’est pas la fin du monde. Tâchez simplement de vous en souvenir pour la prochaine fois !

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Anouk Perry

Anouk est rédactrice Sexe, Société et Feel Good ! Sa devise dans la vie ? YOLO. Si elle a l'air d'avoir un balai dans le cul, ne vous inquiétez pas. Il s'agit en fait d'un aspirateur.

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Voici le dernier commentaire
  • Tante Clara
    Tante Clara, Le 6 juin 2017 à 7h29

    @Anouk Perry
    Cet article est super! La sécurité est importante. As-tu prévu dans faire un dans le même style en direction des lesbiennes et bisexuelles? J'ai vu que tu parlais de digues mais en fait, découvrir une sexualité non hétéro fait qu'on se pose des questions et ça peut rassurer plus d'une personne.
    Ton article ne parle pas que d'hetero bien sûr mais un article dédié spécifiquement pourrait beaucoup aider, ne serait-ce qu'en rameutant les troupes par le titre.
    Et merci beaucoup ! J'aimerais voir plus d'articles comme ça :bouquet:

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